‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 88 sur 350 · Mactra ( Spisula ) subtruncata Da Costa · texte numérisé non relu

Mactra ( Spisula ) subtruncata Da Costa

var. triangula Renieri. PI. VI, fig. 15-17.

1804. Mactra triangula Renieri, Tav. alfab., p. 6.

1837. — Duj. Mém. Touraine, p. 46.

1859. Mactra subtriangula Hœrn. Tert. Beck. Wien, II, p. 66, pl. VII, fîg. 11.

1873. Mactra triangula Benoist. Cat. Saucats, p. 26 (pro parte).

1878. — Benoist. Tort. Gir. P.-V. Soc. Linn. Bord., p. 3.

1901. Spisula subtruncata Sacco. I Moll. terz. Piem., XXIX, p. 25, pl. VI,

fig. 3-6.

1901 . Mactra (Spisula) subtruncata Dollf. Dautz. Nouv. liste Pélécyp., p. 11.

1904. — var. triangula Dollf. Dautz. Conch.

Mioc. Loire, p. 115, pl. VIII, fig. 1-10.

Test assez épais; forme snbtrigone, assez peu convexe, subéquilatérale; côté antérieur arrondi, subanguleux ; côté postérieur plus nettement anguleux; crochet à peine prosogyre, submédian; bord cardinal régulièrement déclive en avant et formant en arrière un coude peu proéminent vers le milieu de la distance entre le crochet et l’angle inféro-poslérieur ; bord palléal peu convexe, se reliant par des angles obtus avec les côtés latéraux. Surface dorsale peu bombée, ornée de nombreux cordons transverses, fins, assez réguliers, s’atténuant vers la région umbonale, devenant au contraire très profonds sur la lunule et le corselet. Charnière peu épaisse : comportant sur la valve droite, 3a, 3* minces, presque orthogonales, s’étendant sur toute la hauteur du plateau cardinal, une fossette triangulaire et très petite en arrière de 3^, A III petite et presque confondue avec le bord cardinal, Al plus forte et presque dans le prolongement de 3a, en arrière PI plus saillante que P III; sur la valve gauche, 2 a 2i plus faibles que 3, la fossette triangulaire, AU presque dans le prolongement de 2n, P IL un peu écartée du crochet. Impressions musculaires bien marquées, l’antérieure piriforme la postérieure arrondie; sinus largement ouvert et peu profond.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 8 mill.; diamètre umbonopalléal : 6 mill.

Rapp. et diff. — Nos spécimens sont semblables à ceux de la Touraine qui ont été identifiés, avec raison, avec l’espèce actuelle par MM. Dollfus et Dautzenberg: mais ils sont plus petits. Les éléments de comparaison avec les formes voisines de l’Aquitanien et du Burdigalien ont été détaillés cidessus, à propos de la diagnose de ces dernières. Toutefois, il est intéressant de constater que : au point de vue de l’aspect de la surface, la filiation ne se fait pas très régulièrement d’étage en étage, puisque cette Spisula commence par être striée au début de son apparition, qu’elle devient lisse à la mutation suivante et enfin qu’elle recommence à monti’er des stries concentriques à partir de l'Helvétien ; au contraire, en ce qui concerne la forme des valves, elles ne deviennent nettement coudées qu’à partir de l’Helvétien, la mutation ancestrale de l’Aquitanien étant tout à fait trigone tandis que celle du Burdigalien l’est déjà un peu moins.

Localités. — Souars (le Paren), peu rare, plésiotype figuré (pl. VI, fig. 16-17), coll. Degrange-Touzin ; coll. Peyrot. Salles (Largileyre), fidc Benoist. — IBelvclien.

[Il est probable que les citations — de Benoist relativement à la provenance de la Sime, de Raulin pour Saubrigues — se rapportent bien à cette espèce et non à il/, lævicjata Defr.].

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