Clavagella Brochoni Benoist em. PI. 1, fig
1877. Monogr. Tubic., p. 313, pi. XIX, Fig. 4.
1878. Proc.-verb. Soc. Linn. Bord., p. lxxxiji.
Nous reproduisons textuellement la seconde des diagnoses de l’auteur : « La description et la planche de la Monographie des
(1) Par abréviation, G. -T. signifie génotype, c'est-à-dire espèce type du Genre, Sous-Genre ou Section.
Tubicoles (vol. XXXI des Actes de la Société Linnéenne ) ont été faites sur un exemplaire très jeune, très petit et en très mauvais état; la connaissance d’exemplaires adultes et en meilleur état m’oblige à donner une nouvelle diagnose, profondément modifiée, de cette rarissime espèce.
« Cl. Brochoni est une espèce perforante (l) dont le tube est très rudimentaire et à valves très inégales. L’animal ayant, comme toutes les espèces de cette Section, la faculté de sécréter une plaque calcaire, armée de tubes spiniformes, lorsque le rocher où il perforait son trou était fissuré ou perforé antérieurement par d’autres animaux.
»Sa valve gauche adhérente s’appliquait exactement au rocher et donnait naissance, à l’extrémité anale de la coquille, à un tube fort court et aplati. Celte valve triangulaire a une grande analogie de forme avec celle du genre Lepas.
» L’empreinte musculaire postérieure est grande, arrondie, de forme carrée; l’antérieure est allongée, arrondie à l’extrémité ventrale et terminée en pointe au bord dorsal.
» La valve libre, d’un tiers plus petite que l’autre, reproduit exactement les aspérités de la cavité perforée par l’animal; le muscle postérieur a laissé une empreinte de forme à peu près semblable à celle de la valve gauche, mais très profonde ; l’empreinte antérieure et le sinus sont presque identiques de forme. L’animal devait posséder un pied fortement charnu et arrondi, comme la forme de la cavité l’indique ».
Dim. du plus grand exemplaire (coll. Wattebled) : Longueur totale : 30 mill. ; longueur de la valve gauche : 32 mill. ; hauteur de la valve gauche, 20 mill. ; épaisseur entre les deux valves, 20 mill. ; longueur du tube, 12 mill.
Localités. — Mérignac, dans les Polypiers et le calcaire sur lequel reposent les faluns; moulage du néotype (PI. I, fig. 13-14), coll. Benoist au Musée d’histoire naturelle de Bordeaux. — Aquitanlen.
(1) C’est probablement le premier exemple d’une espèce perforante du G. Clavagelle, qui soit, à la partie antérieure, privée de son enveloppe caractéristique et forme ainsi le passage entre les espèces de la Section des Couronnées et le G. Gaslrochène [Benoist — 11 y aurait des réserves à faire à ce sujet — [Cossm. et Peyr.].
Cénacle : POROMYACEA Dali.
Valves libres, sans tube calcaire externe; lobes du manteau réunis; cartilage renforcé par un lilhodesme.
Fam. POROMYAC IDÆ Dali.
Valves intérieurement nacrées; charnière rudimentaire; ligne pal 1 éa le non sinueuse; ligament externe, marginal.
Si l’on élimine Basterotia qui doit être classé ci-après dans une Famille à part, on ne trouve que le Genre Poromya dans le Néogène : car Liopistha est crétacique ; Dermatomya et Cetomya sont des formes récentes et abyssales; Neæroporomya n’est connu que dans l’Eocène.
POROMYA Forbes, 1844.
Surface extérieure, granuleuse; charnière comportant : à droite, une forte dent cardinale, échancrée en avant, suivie d'une fosse pour le cartilage; à gauche, une petite dent triangulaire en avant de la fosse du cartilage, et une dent latérale postérieure allongée. G. -T. : P. granulata Nyst.
Nous n’avons pas trouvé de véritables Poromya, dans le Sud-Ouest : tous les spécimens étiquetés sous ce nom sont des Bastcrotia, ainsi qu’il est advenu dans le Bassin de Paris, où Desbayes avait indûment classé les formes de ce dernier Genre dans le premier. Nous avons pensé qu’il serait utile de signaler cette fréquente source d’erreurs à nos lecteurs et c’est pourquoi nous avons mentionné les diagnoses ci-dessus, bien qu’elles ne se rapportent à aucune espèce de l’Aquitaine.
Fam. CUSPIDARIIDÆ Fischer.
Valves non nacrées, rostrées ; un petit cuilleron sur chaque valve, pour loger le cartilage; ligne palléale légèrement sinueuse.
Sur les quatre Genres actuellement attribués à celte Famille ( Cuspidaria , Myonera, Spheniopsis et Corburella ), le premier seul est à signaler dans le Miocène de l’Aquitaine : Spheniopsis
est exclusivement connu clans l’Oligocène, et Corburella — douteux d’ailleurs comme classement — est une forme jurassique.
CUSPIDARIA, Nardo, 1840.
(= Neæra Gray, 1834, non Robineau-Desvoidy, 1830).
Forme rostrée, inéquivalve, la valve droite plus petite et moins convexe que la gauche; ligament externe, linéaire; cartilage interne, logé dans un petit euilleron sous le crochet; dent latérale postérieure ordinairement bien développée sur la valve droite, obsolète sur la valve gauche; parfois une dent cardinale en avant du euilleron; impressions des adducteurs grandes; sinus palléal très faiblê.
Ce Genre a été subdivisé en plusieurs Sections, selon l’aspect de la surface et la composition de la charnière.
Cuspidaria s. sir. — Surface à peu près lisse; bord postérieur du euilleron confluent avec le bord cardinal; dents latérales postérieures seulement. G. -T. : Tellina enspidata Olivi.
Lyonsia A. Ad., 1864. — Surface à peu près lisse; une dent cardinale; euilleron très oblique; valve droite munie de dents latérales, valve gauche sans dents latérales. G. -T. : Neæra adnnea Gould.
Cardiomya A. Ad., 1864. — Surface ornée de côtes rayonnantes; euilleron vertical ; dent latérale postérieure sur la valve droite seulement. G. -T. : Neæra cardium Hinds.
Les autres Sections ( Pleclodon , Rhino clama , Tropidomya, Halonympha, Luzonia, Vulcanomya, Pseudoneæra, llourdenia) , pour la plupart récentes et abyssales, ne paraissent pas représentées dans nos terrains néogéniques.