‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 92 sur 350 · Lutraria Pæteli Mayer · texte numérisé non relu

Lutraria Pæteli Mayer

PI. VII, fig. 23-24.

1867. L. oblonga Mayer. Cat. Moll. Zurich, 11, p. 52, n° 47 (non Chemn.).

1873. — Benoist. Cat. Saucats, p. 25, n° 34 ( id .).

1889. L. Pæteli Mayer. Journ. Conch., XXXVJI, p. 204, pl. Il, fig. 7.

« Coquille oblongue allongée, presque elliptique, assez convexe, médiocrement inéquilatérale, irrégulièrement striée en travers; stries légèrement sinueuses sur le dos de la coquille. Côté antérieur le plus court, très allongé pour le Genre, presque droit et à peine déclive en dessus, arrondi à son extrémité; côté postérieur allongé, légèrement atténué, tant soit peu concave en dessus, h peine tronqué et liés obtus. Fossette ligamentaire très grande, oblique et arrondie. Dent cardinale droite et bifide. Sinus palléal profond ».

Long. 49, lat. 113 mill.

« Par sa forme moins inéquilatérale que de coutume dans le Genre, cette Lutraire se distingue suffisamment de ses voisines du groupe L. elliptica. Je connais cependant des exemplaires de la variété étroite de celte dernière espèce, variété nommée, je crois, par Gray, L. elongata, chez lesquels le côté antérieur commence à s’allonger et qui tendentainsi vers l’espèce actuelle ».

Rapp. et diff. — Dans la description et la comparaison que nous venons de reproduire textuellement, Mayer a définitivement séparé de L. oblonga l’espèce qu’il avait primitivement désignée sous ce nom et que Benoist avait signalée à la Sime dans le vallon de Sauçais. Elle n’a pas en effet la forme aussi inéquilatérale que celte espèce vivante et elle est moins arquée en arrière du crochet, moins tronquée sur son contour anal. D’autre part, si on la compare à L. Græffci Mayer, publié dans le même n° du Journ. de Conchyl., on remarque qu’elle n’a pas du tout la même forme, que son bord supérieur est plus excavé en arrière du crochet, que son côté antérieur est relativement plus allongé. Les différences sont encore plus accentuées entre L. Pæteli et L. latissima qui provient d’ailleurs d'un niveau plus bas et qui est franchement oblique.

Mayer n’a malheureusement pas figuré la charnière, et les quelques mots qu’il en dit dans la diagnose ne visent que la valve gauche. D’autre part, les valves isolées, qu’avait recueillies M. Duvergier dans le même gisement, ont été brisées dans le transport à Paris; en les recollant de notre

mieux, nous avons pu seulement constater que leur forme est plus étroite que celle de L. Græffei et que leur sinus est manifestement plus court, moins élargies, moins tronqué à son extrémité; mais la charnière est bien semblable ; ces différences sont minimes, et Mayer aurait pu ne les mentionner qu’à titre de variété.

Localités. — « Salles, à la riche localité de Minoy, deux exemplaires » ; individus recueillis par M. Duvergier (pl. VII, fie. 23-24). — Hclvctlen.

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