‹ Conchologie néogénique de l'AquitaineChapitre 93 sur 350 · Lutraria sanna Baslerot. Pl. VII, fig · texte numérisé non relu

Lutraria sanna Baslerot. Pl. VII, fig

L. sanna Bast. Mém. géol. env. Bord., p. 94, pl. VII, fig. 13.

— Grat. Cat. G ir. , p. 67.

— D'Orb. Prod., III, 26e ét., p. 98, n° 1831*.

— Benoist. Foss. St.-Avit, p. 49.

— Sacco. I Moll. terz. Piem., part, xxix, pl. VIII, fig. 3 sol.

Test peu épais. Taille moyenne; forme ovale allongée, un peu convexe, inéquilatérale ; côté antérieur court, ovale-alténué ; côté postérieur plus allongé, arrondi et plus- elliptique : bord palléal arqué, surtout en arrière, se raccordant néanmoins avec les deux extrémités par des courbes régulières; crochet petit, peu gonflé, faiblement prosogvre, situé aux (rois dixièmes de la longueur, du côté antérieur; bord supérieur déclive et faiblement convexe en avant du crochet, rectiligne et presque horizontal en arrière. Surface dorsale peu bombée, légèrement déprimée du côté anal, simplement marquée de plis d’accroissement peu saillants et peu réguliers, qui deviennent parfois sublamelleux sur la région anale; on y distingue aussi quelques vagues rayons. Charnière bien développée, comportant surtout une large fossette ligamentaire, auprès de laquelle la dent 2 forme un A à branches assez ouvertes, et la dent 3 à branches à 45° très inégales (3a très saillant, 3* obsolète); lamelles latérales courtes, mais saillantes, sur chaque valve. Impressions internes bien visibles; sinus ovale, s’avançant jusqu’à l’aplomb du crochet, avec un

Fig. 22. — Charnière de la valve gauche de L. sanna Bast.

contour supérieur déclive, et séparé de la ligne palléale par une languette confluente sur toute sa longueur.

Dim. Diamètre antéro-postérieur : 44 mil I . ; diamètre umbonopa 1 léal : 28 mill.

Rapp. et diff. — C’est à dessein que nous avons omis, dans la synonymie ci-dessus, les citations des ouvrages de Hœrnes et de MM. Dollfus et Dautzenberg : d’une part, ainsi que l’a fait observer M. Sacco, la coquille viennoise s’écarte de celle du Bordelais à cause de sa forme plus élevée et moins allongée, de sorte qu’il lui a attribué le nom vindobonensis ; d’autre part, les spécimens helvétiens de la Touraine nous paraissent, d’après les pliototypies publiées par ces messieurs (fig. 10 et 1 1 , élimination faite de 12 à 15 qui sont précisément les échantillons de la col 1 . de l’Ecole des Mines, provenant du Bordelais) n’avoir aucune analogie avec le véritable L. sanna Bast. ; ils ont au contraire l’extrémité antérieure plus dilatée que la postérieure, tandis que c’est l’inverse cbezL. sanna (fig. 12 à 15). Nous n’avons pas à décider ici si l’espèce de Touraine est bien L. vindobonensis, ou bien une des variétés du Piémont; ce qu’il importait de bien préciser, c’est qu’elle ne peut porter le nom L. sanna Bast.

L. sanna se distingue de L. angusta par sa forme beaucoup moins étroite, par son sinus encore plus profond et moins ovale, par sa dent 2 beancoup mieux divisée; de L. latissima, par sa forme moins oblique, moins élevée, par sa taille plus petite, par sa charnière; de L. Græffei, par sa taille moindre, par sa forme inéquilatérale et aussi par sa charnière qui est remarquable, par l’existence exceptionnelle de lamelles latérales, signalées d’ailleurs par Hœrnes, et beaucoup plus nettement marquées, par exemple, que dans R. angusta, surtout II contre la dent lamdbiforme en avant, et près du rebord de la fossette en arrière. Nous ne pensons pas que cette apparition des lamelles latérales chez les Lutraires miocéniques soit un motif suffisant pour en faire une Section distincte de la forme typique qui est caractérisée par l’absence de dents latérales; en effet, l’apparition de ces lamelles est graduelle, de sorte que l’on serait embarrassé pour le classement de certaines espèces dans un groupe plutôt que dans l’autre.

Localités. — Environs de Bordeaux (gisement non précisé), plésiotypes adultes (PI. VII, fig. 6-9), coll. de l’Ecole des Mines ; Sauçais (Lariey) jeunes spécimens minces (fig. 10-12), coll. Cossmann. Saucats (Bernachon), Cabanac; Saint-Morillon (pont du Claron), fuie Fallût; Saint-Avit. — Aqultani en.

Giraudeau, la Cassagne, ftde Benoist (an ead. sp. ?) — Rurdigalien.

EASTONIA Gray, 1833.

Coquille ovale-oblongue, plus ou moins équilatérale, légèrement bâillante, souvent ornée de costules rayonnantes; charnière comportant : sur la valve droite, une mince branche 3a, l’autre branche 84 réduite à une arête servant de limite à la fossette triangulaire et oblique du cartilage, plus deux lamelles I et III, les antérieures courtes et tout à fait voisines de 3a, les postérieures un peu plus longues, mais immédiatement contiguës à

Fig. 23. — Charnière d 'Eastonia milis Mayer.

l’angle inférieur de la fossette chondrophore ; sur la valve gauche, une dent 2, bifide à son extrémité par suite de la soudure presque complète de ses deux branches, et deux lamelles II situées comme sur l’autre valve; ligament externe, marginal, non séparé de la fossette; sinus palléal large et profond. — G. -T. : Mactra rugosa Gmelin.

Ce Genre a été séparé, avec raison, de Mactra, à cause de l’atrophie presque complète des dents lambdiformes et de ses lamelles latérales encore plus rapprochées du crochet; il se distingue de hutraria par lesdites lamelles complètement développées. La forme de la coquille est aussi plus régulière, plus ovale; mais son ornementation n’est pas constante.

H. et A. Adams ont établi pour il/. Ægyptiaca Chemn. un Sous-Genre Merope qui ne paraît présenter d’autre différence avec Eastonia que la minceur plus grande du test; M. Dali ajoute que la charnière est semblable à celle de M. pellucicla Ch. qui est, d’après lui, le génotype de Standella Gray. En tous cas, nous n’avons pas à trancher ici cette question, puisque, d’après MM. Dollfus et Dautzenberg, l’analogie que Mayer avait cru voir entre Eastonia mitis et Merope ægyptiaca n'existe pas, et que la charnière de nos Eastonia présente un caractère de constance réelle.

Eastonia n'a pas été signalé, jusqu’à présent, au-dessous de l’Aquitanien ; il se développe assez largement dans le Miocène et le Pliocène, jusqu’à l’époque actuelle.

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