‹ Conclusions statistiques contre les détracteurs de la vaccineChapitre 20 sur 52 · NOMBRE DES VIVANTS ET DES DÉCÉDÉS · texte numérisé non relu

NOMBRE DES VIVANTS ET DES DÉCÉDÉS

à chaque groupe d’âge.

COEFFICIENT

DE MORTALITÉI OU

danger de morl

AGES

période 1840-49.

à chaque groupe d’âge.

Populat.

calculée.

Mortuaire

(Demonfr.)

Populut.

calculée.

Mortuaire X. Heuscli.

Période

Période

Ainsi, dans la première année, il y avait 191 décès su 1000 vivants, il n’y en a plus que 175; dans la seconde il y avait G7 décès, il n’y en a plus c{ue 62. En bloc de 1 à 15 ans, on comptait 30 décès quand on n’en trouv plus que 26. Mais à partir de quinze ans, un mouvemer . contraire se prononce : ainsi de vingt à vingt-cinq, nou comptons 116 décès au lieu de 106 (sur 100,000 vivants A l’âge suivant, nous en avons lOâ au lieu de 96 que l’o: comptait sous la restauration, et cette augmentation s continue jusqu’à cinquante ans. Ge résultat de la compa

ÉTUDE DE LA MORTALITÉ AU XIXe SIÈCLE. 93

raison des mortuaires françaises , qui semble d’abord favorable aux adversaires de la vaccine, leur avait pourtant échappé. La fin de ce travail va faire voir que le triomphe qu’ils en pourraient tirer sera de courte durée. Nousmême pourtant, surpris de cette découverte singulière, et sachant les desiderata des tables de population calculée, nous avons soumis aux différentes méthodes connues en statistique les mortuaires des deux époques , toujours dans le but d’en tirer le danger de mort à chaque âge , et constamment nous avons trouvé les mêmes résultats.

Nous omettrons ici ces longues et laborieuses épreuves de vérification : nous nous contenterons d’en indiquer une seule, parce qu’elle est d’une rigueur qui ne laisse plus de place au doute.

En effet, nous savons avec exactitude le nombre des décédés de chaque âge, surtout en groupant les âges de cinq en cinq ans. Notre état civil, si bien tenu, laisse peu ià désirer à cet égard. Mais nous ne connaissons pas aussi exactement le nombre des vivants à chaque âge ; toutes les méthodes de calcul proposées pour construire les tables de population sur les mortuaires sont imparfaites.

Cependant, en France, cette incertitude ne peut exister pour l’âge de vingt ans, au moins en ce qui concerne les hommes, puisque les comptes rendus du recrutement nous apprennent chaque année le nombre des jeunes gens appelés à prendre part à la conscription : les listes sont dressées avec soin, les oubliés sont à peine de 5 à 8 pour 1000 et ont peu de valeur dans la question.

En comparant donc le nombre moyen des contingents à chacune des deux périodes avec nos mortuaires, nous aurons avec une grande approximation le danger de mort qui pesait sur la population mâle de vingt ans à chacune

de ces deux époques. (Voyez la note (1) pour le détail du calcul.)

AGES

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