ÉTUDE DE LA MORTALITÉ AU XIX* SIÈCLE
âge à chacune cle ces deux périodes, la seconde renfermant plus de vaccinés que la première, surtout aux âges adultes, l’influence du cowpox, pour peu quelle soit intense, serait accusée par les chiffres : car, ainsi que nous avons essayé de le montrer dans l’introduction, la statistique a le pouvoir du microscope : elle grossit les moindres inluences générales et les rend visibles ; elle les isole de toutes es autres parmi lesquelles celles que l’on veut étudier resent confondues quand les faits sont observés en nombre estreint. Nous nous sommes donc livré à ce premier travail de comparaison entre les deux mortuaires générales le la France, dressant sur chacune, par les mêmes procédés déjà employés, les tables de population suivantes, m conséquence, nous pouvons espérer que ces tables, ■ssues de calculs scrupuleusement identiques, sont comparables entre elles.
Eh bien ! nous 1 annonçons sans hésiter, parce que c’est 1 vérité que nous cherchons, et non la victoire de telle u telle opinion, la comparaison des deux époques, qui our les premiers âges (de 0 à 15 ans) est d’abord favoable à la cause du progrès, cesse de l’être pour les âges uivants, ainsi qu’on peut s’en convaincre par l’inspec-
l0n du tableau dressé avec tous les soins qu’exige la latière (1).
(1) Procédé opératoire. Ou a d’abord dressé des tables de popula- 0Q Sl!r Ies mortuaires des deux époques en supposant N=D, d’après méthode dite de Halley ; puis on a ramené ces tables à la popution moyenne de chaque époque, population résultant des recenseients re. unes dans les premiers âges sur les documents de l’état vd (3:,, 400, 000, 1817-31, et 35,900,000,1840-49). Enfin pour ^serrer les nombres, nous avons réduit les tables de population à iiHi e , (n divisant chacune de ces tables et leurs mortuaires par un
condeTmbre CeUeS ^ ^ preraière éP°fiue’ 359 celles de la