‹ Concours d'agrégation, chirurgie et accouchements, 11 mars 1904. Exposé des titres et travaux du Dr A. Fruhinsholz chef de clinique obstétricale, candidat pour la Faculté de médecine de Nancy, (accouchements)Chapitre 2 sur 12 · GROSSESSE NORMALE ET PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

GROSSESSE NORMALE ET PATHOLOGIQUE

mais le 101e n est pas le seul Organe à avoir cette destination, de préserver l’organisme contre les toxines envahissantes, soit en les neutralisant, soit en les transformant : les capsules surrénales, l’hypophyse peut-être, le corps thyroïde certainement ont des fonctions analogues, Or, c’est le rôle possible, probable dans quelques cas particuliers, de l’infériorité fonctionnelle du corps thyroïde (glandes thyroïdes proprement dites et glandules parathyroïdiennes) que nous avons voulu envisager dans cette étude.

Pour bien faire comprendre le rôle et l’importance des organes thyroïdiens, au cours de l’état puerpéral, nous

a) Leur destinée au cours de la grossesse normale, physiologique.

b) Les données expérimentales fournies par des femelles pleines, totalement ou partiellement thyroïdectomisées.

c) Une donnée clinique précise, fournie par une observation originale d’éclampsie sans albuminurie, survenue chez une femme enceinte myxœdëmateuse, donc en état d’infériorité thyroïdienne manifeste.

a) Il résulte des observations de Lange que le corps thyroïde normal s’hypertrophie au cours de la grossesse, en général à partir du 5' ou du 6’ mois; lorsque les femmes sont soumises à une médication thyroïdienne, cette hypertrophie manque. Si, au contraire, cette hypertrophie physiologique

avec une fréquence toute partculière l’albuminurie et même l’éelampsie.

- b) Des thyroïdectomies totales ou partielles pratiquées chez des lapines, des chattes ou des chiennes (Vers-

TRAETEN et VANDERLINDEN, LaNGE, VASSALE, JeANDELIZE

et Richon) ont déterminé souvent l’apparition de phénomènes comateux ou convulsifs à l’occasion du part ou dé l’allaitement.

. e) Notre Maître, le Professeur A. Hergott, a rapporté à la Société obstétricale de France (190s) l’observation d’une jeune femme, âgée de 18 ans, atteinte de myxcedème congénital, devenue enceinte et qui, au cours d’un accouchement prématuré spontané, à huit mois, fut prise, sans qu’il y ait eu albuminurie préalable, de phénomènes éclamptiques. Ces phénomènes éclamptiques déterminèrent secondairement l’apparition dans les urines de traces non dosables d’albumine. Ils se prolongèrent encore quatorze heures durant le post partum et se terminèrent heureusement par la guérison.

Il nous semble qu’appuyée sur ces différentes constatations d’ordre clinique et expérimental, l’hypothèse de l’origine thyroïdienne de certaines éclampsies est très vraisemblable ; allant plus loin encore dans la différenciation étiologique, nous croyons légitime, en raison du rôle physiologique bien établi des glandules parathyroïdes (Gley a nettement distingué en effet l’insuffisance thyroïdienne, se manifestant surtout par des troubles chroniques de la nutrition, de l’insuffisance parathyroïdienne, à effets irnmé-

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