ET ALLAITEMENT
I. — De la Blennorrhagie dans ses rapports avec la Grossesse et la Puerpéralité.
(Nouveau-né excepté.)
Jusqu’alors, en France, le rôle du gonocoque dans la grossesse et dans la puerpéralité avait été peu envisagé : on l’avait considéré comme insignifiant, en ce qui concerne la mère du moins, et il était à peine question, dans les ouvrages classiques, des complications qui peuvent surgir chez elle, à l’occasion de l’accouchement, lorsque ses voies génitales sont envahies par le microbe de Neisser.
11 y a longtemps cependant que les auteurs étrangers ont appelé l’attention sur cette question et ont insisté sur la source de dangers que crée chez une femme accouchée une blennorrhagie, ancienne ou récente. Giles, dès 1871, Nœggerath, en 187a, rapportent des exemples de ces
accidents puerpéraux particuliers et les caractérisent très bien cliniquement; ils sont confirmés par Macdonald (1873) et bien plus tard, en 1886, par Saénger, dans un rapport au Congrès de la Société allemande de gynécologie, à Munich.
La question, dès lors lancée, devient l’objet de nombreuses communications isolées en Allemagne (Kroner, Fehling, V. Steinbüchel, Schuhmacher, Fritsch, Fuchs, Menge, Krcenig, Neumann, Léopold...), en Amérique (Ross, A. M., Ross, W., Burr, Cumston...), en Angleterre (Lea...). M. Varnier, le premier en France, s’en fait l’écho et consacre dans son livre sur l'Obstétrique journalière un chapitre spécial à la gonococcie puerpérale.
Mais les conclusions qu’apportaient les différents au-, teurs étaient contradictoires : aussi, en présence du pes-