‹ Concours d'agrégation, chirurgie et accouchements, 11 mars 1904. Exposé des titres et travaux du Dr A. Fruhinsholz chef de clinique obstétricale, candidat pour la Faculté de médecine de Nancy, (accouchements)Chapitre 6 sur 12 · BLENNORRHAGIE ET GROSSESSE · texte numérisé non relu

BLENNORRHAGIE ET GROSSESSE

Fréquence.

Cette maladie est fréquente chez la femme enceinte, et la plupart des statistiques s’accordent pour évaluer celte fréquence à une proportion de 20 à 25 p. 100. Le point important est ici de savoir que, abstraction faite des contagions accidentelles au cours de la grossesse, celle-ci peut quelquefois venir compliquer une blennorrhagie préalablement existante; loin de nous l’idée de vouloir diminuer par là l’importance du pouvoir stérilisant de la blennorrhagie, mais nous tenons à insister sur les cas, peut-être moins rares qu’on ne le croit, où une grossesse survient malgré une blennorrhagie vulvo-cervicale ou même cervico-utérine. Il y a en effet de ces cas qui sont indubitables, et nous en citons des exemples dans notre thèse. Ils sont très importants à connaître; ce sont aussi les plus graves au point de vue puerpéral : on comprend facilement que la propagation ascendante d’une blennorrhagie se fera d’autant plus volontiers que celle-ci occupera le col dès ou même avant l’état de grossesse, devant profiter des conditions favorables qui lui seront offertes lorsque l’utérus sera débarrassé du produit de conception. Or, nous avons été plus d’une fois frappé en clinique par la coexis-

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