I. Teciisique
II, Histologie noiim.ale.
III. Histologie EXPéaiMENTALE et histologie p.ltiio- LOGiQUE. — Pathologie.
TECHNIQIIK
Outre les publications spéciales analysées ci-dessous, on trouvera dos renseignements techniques, avec des perfectionnements nouveaux dans les travaux 10, 22-G, ot 23 (vaisseaux lymphatiques), 63 {technicpte cytologique relative à l’épithélium séminal)!.
[11]. Nouveau procédé de numération des globules blancs du sang, fondé sur l’emploi d’un sérum artiâciel coloré. (En collaboration avec M. F. Baiwon.)
leucocytes une distinction précise et facile, qu’on n’obtient pas aisément avec les sérums artificiels incolores.
Notre travail contient la bibliographie des essais antérieurs à notre procédé.
[121. Perfectionnements à la méthode de coloration des cellules nerveuses vivantes par le bleu de méthylène (méthode d’Ehrlich).
La méthode admirable, découverte en 1886 par Ehrlich, au moyen de laquelle on colore par le bleu de méthylène pur les cellules nerveuses vivantes et leurs prolongements, a été minutieusement étudiée par nous, aux points de vue expérimental et histochimique, à propos de son application à l’étude de la rétine.
Nous nous sommes surtout appliqué à obtenir par cette méthode des préparations persistantes. On sait en effet que la coloration
donné une préparation fraîche d’éléments nerveux parfaitement colorés par le bleu de méthylène, trouver une substance chimique capable de tuer instantanément les cellules et de précipiter la matière colorante en combinaison permanente, amorphe et insoluble dans les réactifs employés pour monter les préparations dans le baume du Canada.
Après avoir essayé un grand nombre de combinaisons plus ou moins insolubles, formées entre le bleu de méthylène et des sels métalliques ou des corps organiques, nous nous arrêtâmes au procédé suivant: a) les préparations fraîches sont traitées par le bichlorure de mercure (déjà indiqué par Parker), qui forme avec le bleu de méthylène fixé sur les cellules nerveuses une combinaison violet-pourpre magnifique, malheureusement soluble dans l’alcool éthylique ; b) virer ensuite les préparations au chlorure de platine. Le platine se substitue au mercure, peu à peu; la nouvelle combinaison du bleu avec le platine est insoluble dans l’alcool, et permet un montage facile dans le baume. D’autre part, on ne peut pas faire agir le chlorure de platine directement sur les préparations fraîches, parce que son action fixatrice est trop lente.
Pendant que nous faisions ces essais, Hetiie trouvait et publiait en Allemagne une méthode au molybdate d’ammoniaque ayant les mêmes avantages que la nôtre, et permettant, en plus, la coloration en masse et l’inclusion dans la paraffine de pièces d’un certain volume dont les éléments nerveux ont été préalablement
[I7j. Flacon compte-gouttes filtreur.
On sait combien nécessaire, en technique microscopique, est la filtration parfaite des réactifs de tous genres et en particulier des colorants. Les entonnoirs munis de filtres en papier ont des inconvénients sérieux, par exemple: la dépense d’une quantité de réactif beaucoup plus considérable que les quelques gouttes dont on a besoin.
Le flacon que nous avons fait construire est un compte-gouttes dont le bouchon, pourvu d’un bec, est creusé d’une cavité centrale. Avant de tomber goutte à goutte à l’extrémité du bec, le
collaboration avec M. H. Fouilliand).
Le chauffage par l’électricité des appareils de laboratoire à température constante (étuves, incubateurs, dessiccateurs, bainsmarie, etc.) présente des avantages tels sur le chauffage parle
La régulation pourrait être obtenue en faisant varier k volonté le voltage (par une résistance extérieure) et la résistance du fil (en diminuant ou en augmentant la longueur traversée par le courant). Mais c’est en faisant varier automatiquement le temps de passage du courant qu’on obtient la meilleure régulation.
Nous décrivons un certain nombre de régulateurs thermiques, à mercure, dans lesquels la dilatation du mercure ferme un circuit électrique; on ne peut pas faire passer dans ces instruments le courant de chauffe, mais seulement une faible dérivation de
simple, robuste, précis, et dont la sensibilité peut être rendue illimitée, que nous avons ultérieurement (S4,55) adopté.
En terminant, nous donnons quelques renseignements pratiques, notamment sur le prix de revient du chauffage.
|44j. Bain de paraffine à chauffage électrique (en collaboration avecM. U. FoL'ILLIA^D).
Dans cet appareil, la paraffine est chauffée directement par le fil résistant disposé surun cadre isolant. La régulation est obtenue
Cet appareil, encore imparfait, a été remplacé par le suivant.
la faible capacité calorifique de l’étuve (qui est entièrement en bois), les écarts entre les maxima et les minima de température de l’air ne dépassent pas 0**2. Cet écart se réduit à o® si on prend la température dans un tube à essai à moitié rempli d’eau (tube à cultures). La température moyenne, pour une position fixe du régulateur , se maintient invariable indéfiniment. Les étincelles qui éclatent dans le régulateur à chaque ouverture du circuit sojit sans aucun inconvénient. La température propre du fil de chauffe ne dépasse que de quelques degrés la température de régulation de l’air dans l’étuve.
Cette étuve consomme i amp.,46 sous 116 volts,5, soit
Pour une différence de 20 degrés entre la température extérieure et la température intérieure, le courant passe pendant
descoupes(aprèsdoparaflinage et passage dans l’alcool iigS degrés) dans une solntion étendue de collodion, puis à les égoutter, enfin à les tremper dans de l’alcool a 8o degrés, qui précipite le collodion sous forme d’une pellicule excessivement mince, et )tège les coupes
HISTOLO&IE NORMALE
ORIGIXE DES VAISSEAUX LYMPHATIQUES DAXS LES ORGAXES
SetiO. — Après avoir exposé Thistorique de la question des origines des vaisseaux lymphatiques de la glande mammaire, etdécritminutieusement la technique dont nous nous sommes servi (injections interstitielles du mélange picro-osmio-argentique de Renaut, imprégnation des endothéliums vasculaires),nous donnons le résultat de nos recherches sur la Chatte et la Vache. Kn
Les vaisseaux lymphatiques de la mamelle se divisent en trois
galactophores, et ceux du parenchyme glandulaire.
Les lymphatiques de l'aréole et du mamelon forment un
plexus
é dans la couche profonde du derme. A ce plexi
5 dermique partent des troncules qui rejoignent le plexus ermique et les gros troncs collecteurs. Dans la peau de e et du mamelon, les lymphatiques sont beaucoup plus t plus nombreux que dans la peau ordinaire.
lymphatiques des gros galactophores sont volumineux, à
direction générale parallèle à celle de ces conduits, et munis d’anastomoses transversales. Ils sont des voies de passage entre les lymphatiques cutanés et les lymphatiques glandulaires. Une injection poussée par le mamelon remplit en effet des réseaux lymphatiques glandulaires très éloignés.
Les vaisseaux lymphatiques glandulaires sont tous extra-lobulaires ; on distingue des sacs lymphatiques et des canaux lym-
Les sacs lymphatiques sont très grands, aussi grands et même plus grands que les lobules. Ils sont intimement appliqués à la surface des lobules, qu’ils entourentpartiellement. Les lobules ne sont cependant pas tous entourés d’une cavité lymphatique ; on en voit même qui ne sont en contact avec les sacs lymphatiques sur aucun point.
Les canaux lymphatiques sont étroits, moniliformes, et cheminent dans le milieu des espaces conjonctifs interlobulaires.
Ce n’est que très exceptionnellement qu’on voit un canal lymphatique pénétrer sur une certaine étendue, dans le hile d’un lobule.
L’étude comparative des vaisseaux lymphatiques dans la glande
[22. A et a). Testicule.
Il ressort de nos recherches bibliographiques qu’on a décrit dans le testicule, en tait de vaisseaux lymphatiques : A. un système de sacs lymphatiques entourant les tubes séminitères; B. un réseau de capillaires lymphatiques canaliculés. L’emploi des mêmes méthodes que celles mises en oeuvre pour l’étude des lymphatiques de la mamelle, nous donna les résultats suivants.
Le système des sacs lymphatiques péritubulaires n’existe pas. Il est vrai que le nitrate d’argent montre à la surface des tubes séminitères un dessin endothélitorme, mais ce dessin ne peut pas être rapporté à un endothélium de vaisseau lymphatique. Sa signification est tout autre (voir plus loin : membrane des tabes séminitères).
Les seuls vaisseaux lymphatiques du testicule sont des canaux tubuliformes, disposés en réseaux et complètement clos. Contrairement à l’opinion jusqu’à présent acceptée, le mode de distribution et l’abondance des vaisseaux lymphatiques sont tout à fait différents chez les divers mammifères. On peut distinguer trois types principaux.
Le premier type est représenté par le testicule du Lapin, dans lequel il n’existe qu’un réseau lymphatique péritesticulaire prenant naissance à la face profonde de l’albuginée.
Le testicule du Chien peut être pris comme exemple du deuxième type: entre deux reseaux lymphatiques situés le premier dans l’albuginée, le second dans le corps d’Highmore, s’étend un troisième réseau parcourant les cloisons conjonctives du testicule, réseau périlobulaire ou interlobulaire.
Le testicule du Relier appartient au troisième type; en plus des réseaux existants dans le testicule du Chien, on y rencontre un riche réseau intralobulaire ou péritubulaire.
Ces trois types sont reliés par des types intermédiaires. Le testicule du Hat, possédant seulement quelques lymphatiques péritesticulaires, est un exemple du premier type réduit au minimum. Le testicule du Cobaye est intermédiaire entre celui du Lapin et celui du Chien. Le testicule du Chat est intermédiaire entre celui du Chien et celui du Rélier.
la membrane, et l’épithélium séminal repose sur la lamelle ii terne sans interposition d’une vitrée. Dans certains tubes sém lères à épithélium séminal disloqué (32), les deux lamelles s’éca tent plus ou moins complètement l'une de l’autre.
Les cellules endothéliformes, qui forment un plan contii entre les deuxlamelles conjonctives, ont un rôle de membra) dialysante vivante, comme les endothéliums vasculaires et 1 endothéliums des gaines lamelleuses des nerfs.
On sait que dans l’épithélium séminal il y a deux catégories de cellules : 1» les cellules de SEiiroLt ou cellules nourricières ; u'' les cellules de la lignée spermatique, ou cellules séminales. Ces der-
togonies, spermatocytes, spermatides) dont la dernière se trans-
Les cellules de la lignée spermatique ont une généalogie assez bien déterminée. La diversité d’aspects de l’épithélium séminal résulte de ce que ces cellules se groupent de façons différentes par suite : a) de la continuité dans la néoformation des lignées successives, b) de la durée d’existence inégale mais proportionnellement constante des diverses générations de la lignée.
(hibernation, par exemple), dans les états pathologiques (ectopie, section du canal déférent), le syncytium existe seul, sans aucune cellule de la lignée spermatique. Le tube séminifère est alors aspermatofjène. Dans les ralentissements fonctionnels physiologiques ou pathologiques, il y a un petit nombre de cellules séminales; les tubes méritent d’étre appelés oligospermalogèncs (39 B). Il en est ainsi dans les segments terminaux des tubes normaux (28). Dans ces conditions, les relations entre les cellules séminales et le syncytium sont faciles à saisir.
Les cellules séminales sont plongées dans le proioplasma syn-
mencement de la lignée spermatique (jeunes spermatogonies) jusqu'à l’élimination des spermatozoïdes mûrs. Dans l’intervalle des cellules séminales, il existe donc des travées de protoplasma syncytial d’autant plus minces que les cellules sont plus serrées. C’est cette partie du protoplasma syncytial, placée dans l'intervalle des cellules séminales, qui est la substance intercellulaire de quelques auteurs (Miualkowicz, Puenant).
La conception à laquelle nous sommes arrivés se rapproche donc beaucoup, morphologiquement, de l’ancienne conception de la cellule de soutien de Merkel.
Ces relations étroites entre le protoplasma syncytial et les cellules séminales assurent la nutrition de ces dernières.
Les noyaux de Sertoli ne sont pas étrangers à ces phénomènes de nutrition. Entre eux et les spermatozoïdes en voie de maturation, il se fait une attraction réciproque, d’où résulte la figuration remarquable connue sous le nom de spermatoblaste, spermatophore, etc., et qu’il est plus simple et plus exact d’appeler faisceaux Jasciculation et rétraction des spermies. Ce phénomène, qui a donné lieu à tant de discussions, consiste essentiellement dans le groupement des spermies en faisceaux radiaires, et dans leur attraction vers la couche génératrice de l’épithélium séminal, où leurs noyaux (tètes des spermatozoïdes) vont se trouver au voisinage immédiat des noyaux de Sertoli (63). Il n’y a pas, entre le syncytium et les spermies, de copulation comme le .soutient Benda, puisque les cellules séminales ne cessent jamais d’étre logées dans le protoplasma syncytial.
V appareil micléolaire àe ces, noyaux est très remarquable. Use compose : a) d’un nucléole unique, constant, sphérique, toujours
effets que ces derifféres.
Après ScHoiNFKLDT, nous reconnûmes(49)
portent sur les spermatogonies poussière les spermatogonies croûtelleuses. Ces demi
par petits groupes sur une grande étendue du cycle spermatogénétique. Nous donnons en même temps les principaux caractères distinctifs de ces deux mitoses.
Tout récemment (59), continuant l’étude de ces divisions karyokinétiques, nous vîmes que leurs chromosomes se forment sans fissuration longitudinale du filament chromatique^ simple-
a une importance assez grande au point de vue des théories de la réduction chromatique et de l’hérédité.
que nous décrivîmes il y a quelques mois (50) a certainement une grande importance en biologie générale, quelle que soit la signification que des études ultérieures doivent lui faire attribuer.
Nous avons découvert (45 A et B) que l’épithélium séminal d’un certain nombre d’espèces de mammifères, probablement de tous, sécrète un produit particulier liquide, colorable d’une façon spécifique par l’hématoxyline cuprique dans certaines conditions de fixation et de mordançage (méthode de ’Weigekt).
Ce produit est sécrété par le syncytium nourricier et apparaît dans la couche génératrice, entre les noyaux de Sertoli. Delà, ce produit chemine dans les intervalles des cellules séminales, et
suivant les phases et les stades de la spermatogenèse (45 B).
Le produit ainsi sécrété par le syncytium nourricier est puisé dans le tissu conjonctif ambiant, où il a été déjà élaboré par les cellules iuterstitiellcs (48). 11 est destiné à nourrir les cellules
Nous ne savons encore rien de la signification de ces faits, qui avaient jusqu’à présent passé inaperçus.
Cellules séminales dégénératives. — Dans le testicule normal en pleine activité spei iuutogenetique. chez diverses espèces de mam-
Cytogénèse des malformations. — Les cellules à un seul noyau, géantes on naines, proviennent de karyokinèses dans lesquelles la répartition de la substance nucléaire et du protoplasma a été inégale.
Les cellules à noyaux multiples proviennent, d’après Maximofp (qui les a étudiées dans des testicules pathologiques), du fusionnement de cellules primitivement uninucléées. Nous repoussons absolument cette théorie (38. c, 42), et nous pensons que l’état polynucléaire de ces cellules est dû à des karyokinèses successives non accompagnées de division du cytoplasme. Ces karyokinèses peuvent être bipolaires ou pluripolaires, égales ou inégales, ce qui donne l’explication des particularités présentées par ces tératocytes.
A la suite d’une discussion soulevée par Maximoff (voir 42), nous avons repris l’étude expérimentale de ces tératocytes, mais nos recherches ne sont pas encore assez avancées pour être publiées.
Etiolàgie des malformations. — Les tératocytes séminaux se rencontrent rarement chez les animaux en état de spermatogenèse physiologique. Cependant Bkoman (chez les batraciens) et nousmême (chez les mammifères) en avons signalé des exemples. On
nèse subit certaines perturbations qui n’ont d’ailleurs rien de pathologique (coïts répétés, hibernation), et dans des états pathologiques (orchites, traumatismes du testicule, etc.)
La constatation de spermatides k deux ou plusieurs noyaux a fait croire à Moore et à Safpin-Trouffy que ces cellules, chez le chien et chez l’homme, peuvent se multiplier 2jar amitose ou division directe Si le fait était exact, il aurait une importance de premier ordre en biologie générale. Malheureusement il ne l’est pas. Nous montrons en effet (38 D) que les spermatides à plusieurs noyaux ne sont autre chose que des tératocytes.
îs par l’épithélium séminal (52).
— Dans le testicule normal du rat, on voit un certain nombre de ipermatozoïdes qui, ajirès avoir été expulsés avec leurs congé-
ensuite rétractés et iihagocytés, au lieu d’être éliminés.
sions importantes : la première, c’est que l aspect épithélioïde
l'origine épithéliale de ces cellales ;— \a seconde, c’est qu’il y a une indépendance fonctionnelle relative entre les cellules interstitielles et la spermatogéncse. La sécrétion interne et ses agents, les cellules interstitielles, peuvent ne pas être intéressés par les processus pathologiques qui diminuent ou abolissent la spermatogenèse.
L’étude que nous venons de faire en collaboration avecM. Po- LiCAKD (62) des cellules interstitielles du Porc, comparativement dans le testicule adulte normal, le testicule impubère et le testicule ectopique, nous a conduit à des résultats intéressants.
L épithélium ovarique, chez la Chienne et d’autres mammifères s’invagine dans la couche corticale du stroma ovarique, et y forme des tubes épithéliaux dans lesquels quelques auteurs ont vu le point de départ de la néoformation continue d’ovules primordiaux.
Nous montrons que les cellules de lepithélium ovarique et celles des tubes qui en dépendent contiennent des gouttelettes d’un liquide sécrété qui est déversé à la surface de lovaire. Les noyaux sont, en outre, remarquablement polycliromatiques.
L’épithélium ovarique et les tubes corticaux sont donc des formations ayant une fonction glandulaire.
j58 j Fonction glandulaire des cordons médullaires de l’ovaire