Préois d’éleotrothérapie
Un volume de 600 pages, avec M6 flgures. Préface de M. le professeur d'ARSONVÀL. - Paris, 1897.
Ce Précis est présenté d’une façon aussi élémentaire que possible, car il s’adresse aux praticiens. Le plan du livre est le suivant : notions fondamentales d’électricité ; 2“ production des différentes formes de courant utilisées en électrothérapie, courant constant (galva-, nique), courant sinusoïdal, courant faradique etgalvanofaradique ; électricité statique ; courants de haute fréquence ; 3° application des différentes formes du courant électrique, c'est-à-dire mesure du courant employé,. graduation de ce courant, modification de la forme et du sens* (interrupteurs, renverseurs, métronomes, etc.), application proprement dite (électrodes et excitateurs) ; i° électrophysiologie, c’est-à-dire étude des phénomènes qui se passent normalement dans l’organisme de l’homme lorsqu’on tait agir sur lui les différentes modalités électriques ; 5» électrodiagnostic; 6° électrothérapie proprement dite.
Les analyses qui ont été faites dans de nombreux journaux scientifiques, tant en France qu’à l’étranger, semblent prouver que j’ai atteint le but que je m’étais proposé : donner aux médecins le moyen d’acquérir facilement les connaissances nécessaires pour leur permettre d’appliquer scientifiquement l’énergie électrique dans un but thérapeutique.
L’observation qui fait l’objet de ce travail est celle d’un jeune homme de 19 ans ayant l’habitude de marcher à échasses et qui eut, par suite d’un vice de construction de celles-ci, une lésion du nerf sciatique poplité externe droit. L’exploration électrique des muscles de la jambe paralysée révéla la présence de la réaction de dégénérescence pour le jambier antérieur, l’extenseur commun des orteils et l’extenseur propre du gros orteil; cette dégénérescence était partielle, car l’excitabilité faradique était seulement diminuée et non pas abolie; de plus, la contraction de l’An Fe n’était pas plus grande, mais seulement égale à celle de Ca Fe. On appliqua, dans ce cas, des courants faradiques rythmés et cela tous les deux jours ; après 21 jours, la guérison était complète et elle s’est bien maintenue depuis.
La névrite avait été occasionnée par une compression du nerf au niveau de la tête du péroné par l’extrémité supérieure de l échasse droite qui était plus courte que la