I. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Hémolymphangiome fissuraire caverneux de la lèvre supé-
Recherches sur la nature histologique des tumeurs mixtes
de la parotide (en collaboration avec M. le professeur Bosc) ;
73 pages et 16 figures. (Arch. provinciales de médecine,mai et juin 1899.)
Travail auquel VAcadémie de médecine a décerné une mention honorable : Prix Perron , 1900 .
de la parotide, dont trois avaient été enlevées par M. le professeur Forgue. On sait, et M. le professeur Berger a écrit un historique très complet de la question dans son étude récente sur les tumeurs mixtes du voile du palais, que deux opinions contraires sont actuellement en présence : d’après l’une, les tumeurs mixtes de la parotide seraient de nature conjonctive et appartiendraient à la classe des sarcomes. Développées surtout aux dépens des endothéliums sanguins ou lymphatiques, les modifications diverses de la trame conjonctive et la disposition des formations cellulaires oiit permis de distinguer des variétés comme Yendothèliome pur, le chondro-myxo-endothéliome , le myxo-chondrosarco-endothéliome , le myxo-sarcome cylindromateux, etc.
théliale. Elles présenteraient toutefois des modifications de la
sarcomateux ; de telle sorte^u’* 1 s’agirait bien ici de tumeurs mixtes, conjonctives-épithéliales dont la dénomination peut être, suivant les cas : a déno ou épilhélio-myxome, adéno ou épithélio chondrome, épithélio-chondro-sarcome , etc.
La première de ces opinions a été soutenue surtout par les auteurs allemands Kaufmann, Nasse, von Ohlen, Volkmann; la seconde trouve en France le plus grand nombre de ses défenseurs, Thomas, Planteau, Pérochaud, de Laroberie, M. Berger; mais dire théorie allemande , théorie française nous paraît être le fait d’une terminologie défectueuse actuellement, la théorie conjonctive trouvant en France, et la théorie épithéliale trouvant en Allemagne des défenseurs également convaincus.
point où les cellules cancéreuses
• déjà Nasse et Volkmann,
Dans un assez grand nombre de cas, on a pu étudier !es rapports qui existent entre la. tumeur et les lobules de parotide enlevés en même temps que celle-ci et accolés à sa surface. Or, jamais, dit Volkmann, on n’a pu constater de continuité entre le tissu néoplasique et la glande ; ils étaient séparés par une zone fibreuse dont le développement amenait l’atrophie des parties glandulaires situées à la périphérie. Curtis a pu retrouver la glande avec ses acini et ses conduits excréteurs à peine comprimés, mais « partout elle était séparée du tissu néoplasique par une couche épaisse de
Nous avons seulement pu constater, entre quelques culs-de-sac et cellules... sans lésion aucune des parties glandulaires ». complet de l’examen de nos 8 tumeurs, nous avons étudié en autant de
disposition des éléments cellulaires dans la trame du néoplasme ; 3° les rapports qui unissent les éléments d’aspect épithélial et ceux de la trame conjonctive ; 4" l’origine des formations d’apparence épithéliale ; leur nature conjonctive.
Nous concluons que les tumeurs dites mixtes de la parotide (et nos conclusions s’appliquent uniquement auxtumeurs de la parotide)
lèvre inférieure, les régions-mentonnière, sous-maxillaires et sushyoïdiennes, pénétra dans la bouche, diffusa dans la langue, le plancher buccal, le voile du palais. Malgré son volume considérable et auquel parviennent rarement les angiomes, il ne présen-
larges, mais par leur faible volume et la composition chimique de leur contenu. « Les plus gros contiennent 7 à 9 litres de liquide ; ils sont exceptionnels », disent les classiques. Quant à leur contenu, à l’inverse de celui des kystes ovariques, il ne contient ni paralbumine, ni albumine. Ce dernier caractère a été considéré longtemps
Recueillies aseptiquement, après lavage de l’urèthre antérieur et postérieur et écoulement du premier jet, les urines bactériuriques ont un aspect absolument caractéristique. Elles sont troubles, uniformément troubles à l’émission : examinées en pleine lumière, ce trouble est dû à « une opalescence particulière, scintillante », qui donne au liquide un « reflet chatoyant ». Si on agite le vase qui les contient, il se produit un tourbillonnement de nuages blanchâtres, comme si « une poudre fine et légère était en suspension dans le liquide ».
lieu à la formation de dépôt, permet d’éliminer d’emblée l’hypothèse d’une urine purulente. La centrifugation môme ne l’éclaircit
pas complètement, et le louche ne disparaît qu’après filtration sur porcelaine. Toutefois, en additionnant l’urine de parties égales d’alcool absolu, et en procédant ensuite à la centrifugation, on obtient tout le « sédiment microbien » (Hallé).
L'odeur est fétide, nauséabonde, persistante, incommodant le malade lui-même.
La réaction est, en règle générale, acide au moment de l'émission et persiste ainsi pendant les jours suivants. Dans tous les cas où elle était acide, l’infection était due au colibacille.
B. Caractères microscopiques. — Une goutte d’urine portée sous le microscope décèle la présence d’une quantité très considérable de microbes. Mais ici deux cas se présentent : dans le premier, l’urine contient seulement des microbes qui y ont pullulé avec une extrême abondance, à l’exclusion de cellules épithéliales, de globules de pus, de caillots sanguins ou de filaments. L’urine est alors absolument comparable à un bouillon de culture et doit uniquement aux agents infectieux son aspect chatoyant. C’est le cas le plus rare : il s’agit alors de bactériurie ou de microburie pure (Hogge). Habituellement, on trouve dans l’urine quelques globules de pus, associés ou non à des cellules épithéliales : on est alors en présence d’une bactériurie mixte , dans laquelle l’infection vésicale a donné lieu à un intermédiaire entre la microburie proprement dite et la pyurie. L’existence de quelques globules
giques des urines, , il n’existe assez souvent aucun symptôme vésical : l’état général n’est en rien altéré, et il semble que la pullulation des microbes dans le réservoir urinaire soit parfaitement compatible avec l’état de santé normal. La vessie supporte silencieusement 1 infection, comme dans les maladies générales qui s’accompagnent d’éliminations microbiennes par les reins ou d’altérations chimiques des urines. Il n’existe pas de besoin impérieux et les mictions ne sont ni fréquentes ni douloureuses. Et le malade, dans certaines observations, ne s’est présenté au médecin que pour sc débarrasser de l’odeur nauséabonde de ses urines. Mais il n’en est pas toujours ainsi.
Et trois cas peuvent donc se présenter :
i“ Bactériurie sans symptômes accessoires : bactériurie essentielle ;
2° Bactériurie accompagnée de symptômes locaux ou géné-
3° Bactériurie associée à une autre affection locale ou générale.
Étiologie et pathogénie. — Les microbes qui sont responsables de la bactériurie nous sont connus : le colibacille est l’agent habituel de cette affection.
Quelles sont l’origine et la voie d’accès de ces microbes ?
Pourquoi ces microbes cultivent-ils dans l'urine sans réaction inflammatoire de la vessie?
Pourquoi la bactériurie devient-elle permanente ?
Tels sont les trois points qu’il faut déterminer pour établir la pathogénie de la bactériurie.
I. Origine et voie d’accès des microbes. —Les éléments infectieux pénètrent dans la vessie :
1» Par invasion directe : dans ce cas, l’urèthre, l’uretère, des solutions de continuité anormales leur ouvrent trois portes d’entrée facilement franchissables ;
2“ Par invasion indirecte : les microbes sont alors transportés par les vaisseaux sanguins ou lymphatiques et arrivent sous l’épi-
'On voit donc que la bactériurie est un intermédiaire entre l'infection avortée et la cystite.
Grâce à ces notions de pathogénie générale, qui demandent encore, du reste, des expériences confirmatives et complémentaires, nous pouvons maintenant comprendre la pathogénie de la bactériurie et chercher à préciser :
1» Comment elle s’établit;
2» Comment elle devient permanente.
1“ Conditions favorisantes de la bactériurie. — Il faut les chercher dans : 1° l’absence ou le faible degré des causes qui
Deux raisons nous permettent de le comprendre : 1° parce que, en outre de la multiplication très active .des microbes, ceux-ci sont, au moins dans certains cas, versés d'une façon presque continue dans la vessie, soit par les reins (bactériurie d’origine rénale), soit par la prostate (abcès delà prostate, prostatite chro-
i seul exemple, celui de Robert, un qui est en réalité cas de main