MEMBRES
la racine de la cuisse. Cette opération fut forcément incomplète, la tumeur ayant poussé des prolonsrements dans le bassin. Des hémorragies graves s’étant déclarées et le malade étant fatale" ment voué à une mort rapide, M. Jaboulay tenfa l’ultime ressource do la désarticulation interilio-abdominale.
Le malade se releva du shock mais mourut trente-six heures après l’opération avec delà température (39»6) et do l’infection
On peut donc supposer qu’en se mettant à l’abri de l’infection on pourrait en pareil cas avoir quelques chances do survie. Ces chances sont peu nombreuses, mais ii est important de faire-
désarticulation interilio-abdominale. Le premier est celui rapporté Girard (de Berne) au Congrès de chirurgie de sous le nom d’amputation inter-pelvienne ou supra-iliaqii la pratiqua, il est vrai, en deux temps ; désarticulation ( cuisse, puis dix mois après, désarticulation de l'os ilù Récemment Savariaud a donné le bilan de cette opération ( de ehlr. 1903) avec 31 “/„ de guérisons.
refroidie et la sensibilité diminuée. Il n’y avait plus, semblait-il, qu'à régulariser l’amputation déjà au trois quarts faite. On se décida cependant à la conservation et, six mois après, malgré des péripéties diverses, le membre avait repris sa forme, il y avait un cal presque solide, le malade pouvait exécuter un assez grand nombre de mouvements, prendre et tenir entre ses doigts de petits objets, soulever une chaise de paille à bras tendu, etc. In sensibilité existait entière et partout.
. Cette observation vient donc bien à l’appui de la méthode
soutenue par Reclus et ses élèves et qui tend à être de plus en plus adoptée ; la conservation systématique dans les délabrements les plus graves et les plus étendus,
d’autant plr
int d'un arrêt d«
reportant à 1 exactement
idiographie de l'avant-bras de Tentant, on trouve pect que donne une préparation d'embryon de
Et nous sommes amenés à oos conclusions ; La reposition sanglante de la hanche est une excellente méthode qui a tait ses pieuves et qui mente de devenir le traitement classique des luxations anciennes et irréductibles.
Peu grave par elle-même, elle donne des résultats bien supérieurs à ceux des autres méthodes ; parfois restauration fonctionnelieidéale, presque toujours mobilité permettant une marche à peu près normale ; c'est celle qui combat le mieux le raccourcissement du membre et le supprime souvent.
La reposition sanglante sera possible dans la plupart des cas, à condition qu’on utilise une bonne technique. L’incision externe sur le trochanter sera presque toujours suffisante, contrairement à ce qu’on croyait jusqu’ici.
élant remarquablement semblables à celles des luxations traumatiques-
Par contre, dans la luxation coxalgique, la reposition trouvera rarement ses indications en raison de l’état général, des altérations osseuses et des dangers de réveiller le processus mal éteint. Elle pourra rendre des services cependant dans certains cas bien déterminés.
Notre travail se termine par le compte rendu in extenso des 7 observations pour luxations pathologiques et par un tableau d'ensemble des 29 observations de reposition sanglante pour luxations traumatique irréductibles. La simple lecture de ces observations nous parait justifier amplement les précédentes' conclusions.
Deux cas d’hypertrophie congénitale du membre inférieur.
ment rapide de leur tumeur. Dans notre cas les tissus examinés montraient une prolifération d’allure sarcomateuse vraiment inquiétante. Si bien qu’il, faut retenir que la transformation maligne n'est pas si rare qu'on veut bien le dire et que le pronostic vital doit être l’objet de prudentes réserves.
On se rappellera celte notion quand on aura à traiter de pareils malades, car au début et en présence de lésions limitées on pourrait être ainsi amené à pratiquer des opérations plusradi-