‹ Concours d'agrégation de chirurgie et d'accouchements, 1904. Titres et travaux scientifiquesChapitre 5 sur 6 · ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME · texte numérisé non relu

ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME

Dystocie par fibromeutérin. — Opération de Porro. — Extir-

Inondation péritonéale (grossesse tubaire rompue). Laparotomie, salpingectomie, guérison.

Présentation à la Soc. des So. Méd. de Lyon. Séance du 10 oclotee 1901.

La malade, opérée par nous in extremis, au milieu d’une hémorrhagie cataclysmique a été sauvée par la laparolomiequi apermis de réaliser l'hémostase apres extirpation de la trompe rompue qui saignait encore abondamment. Les suites turent des plus simples. Nous n’avions pas hésité à opérer d’emblée, instruits par un cas précédent où, nous fiant aux avis de beaucoup, d’auleurs qui admettent l'arrêt spontané presque constant de ces hémorrhagies, nous avions temporise pendant 48 heures; le résullatlut un échec malgré une inlervention tardive.

Il faut donc opérer d’emblée, même si la malade paraît dans un état désespéré comme dans notre premier cas.

Traitement de l’inversion utérine par la colpohystérotomie antérieure.

Cancer de l’utérus. Hystérectomie vaginale. Récidive sous ' forme kystique extirpée par la voie abdominale. ;

Présenlation à la Société de Chirurgie de Lyon, séance do mars l»

Fibrome de l’utérus avec dégénérescence myxomateuse. , ' Hystérectomie abdominale totale. Guérison.

Présentation à la Société des Sciences médicales de Lyon, Octobre 1802.

ORGANES QÉN1T0=URINAIRES

Des migrations dans la vessie et dans l'urêthre des séquestres inflammatoires d’origine pelvienne.

Archives provinciales de pie, octobre 1895.

Nous avons observé dans le service de M. le Professeur Pollosson, un jeune homme de dix-huit ans, qui avait été atteint dans son enfance d'une affection ostéo-articulairo do la hanche ; cette articulation était restée ankylosée, A diverses reprises, ce malade avait présenté des symptômes de calcul vésical ; filialement il avait eu des phénomènes d’obstruction uréthrale avec rétention et infiltration d’urine. L’opération permit d’extraire un calcul dont le noyau était formé par un fragment osseux.

Cette curieuse observation nous a donné l’idée de rechercher

une quinzaine analogues au nétro ; on en a publié tout récemment on nouveau.

Nous avons ajouté à ces observations une autre qu’a bien

ques sur lesquelles nous avons pu étudier le mécanisme de ce passage des séquestres dans la vessie. Sur cette pièce on voyait des os creusés en terrier de lapin par des fistules se dirigeant en toussens, l’urin© traversait ces fistules, et le malade d’où provenaient ces pièces avait pendant plusieurs mois uriné par son grand trochanter.

5» Possibilité et facilité (le manœuvres de cathétérisme si on reconnaîtl'originocalculeuse, bien rare, il est vrai, de l’hydro-

Nous reconnaissons pourtant un certain nombre d'inconvé-

tonclion urinaire, ce qui ferait preferer la néphrotomie si on' savait l’autre rein malade.

Ce procédé, aboutissant à la suppression do l'organe, équivaut en réalité à une néphrectomie ; mais elle a, sur cette dernière opération, l’avantage d’être lente, facile à pratiquer, bénigne au point de vue du shock et de l'hémorragie. Elle a, sur la néphrotomie, cette grosse supériorité de ne pas laisser de fistules à sa suite.

En résumé ce procédé s'adresse aux cas de poche déjà volumineuse, mobile dans l’abdomen, complètement fermée, l’autre rein étant sain. Ces cas sont loin d’être exceptionnels.

Le traitement de l'hydronéphrose par le retourn ement de la poche à l’extérieur. — Résultats éloignés.

Nous rapportons le résultat éloigné de l’opération relatée dans notre premier mémoire. Ce résultat est excellent ; notre malade no présente plus au niveau de la région lombaire opéree qu’une cicatrice un peu rouge, et une certaine faiblesse de la paroi abdominale en ce point. Quand elle tousse, on voit se produire une saillie qu’on peut saisir entre les doigts et qui représente ce qui reste du rein atrophié.

par les expériences de Cl. Bernard et de Brown-Séquard, par les faits cliniques (Verneuil, Nepveu, Cerou, Merklen) admet l’excitation à distance du grand splanchnique et des vaso-constricteurs des reins. Cette anurie est rarement complète, elle est do courte durée et peut même être remplacée par de la polyurie comme dans un cas que nous avons observé.

Une autre variété d’anurie de sécrétion frappe à l’occasion d’un traumatisme, d'une manœuvre opératoire, des reins altérés par des lésions infectieuses ou mécaniques déjà anciennes (Cuyon, Malherbe, etc.). Elle survient alors immédiatement après le traumatisme et représente ainsi un trouble réflexe sur le système nerveux d’une glande prédisposée.

Dans un cas que nous avons recueilli pendant notre clinicat

épanché. Ce raisonnement s’appuie sur les faits de compressions ; 3 nerveuses connues et signalées dans les hématomes rétro-périto- | néaux (Tuffier, Bidault, Fargier). Ces compressions peuvent même produire de la parésie et de la dysesthésie dans les membres infé- j

Il y a donc place pour une troisième variété d’anurie de sécré- '.1 lion post-traumatique : l'anurie par action sur les ganglions péri- 4 urétéraux d’un hématome succédant au traumatisme. «

Urétrostomie perinéale pour Cancer de l’Urètre.

Lyon Médical, avril 19M.

Nous avons pratiqué cette opération palliative qui n’avait pas été utilisée encore, croyons-nous, chez un malade atteint decan-

SS soiil anaslomoséss avoc les réseaux de la capsule adipeuse. Les réseaux admirables des glomérules ayant opposé une bai> rière intrauchissable à la matière injectée, celle-ci a suivi sa marche dans tous les réseaux capillaires des pyramides de Ferroin ot du labyrinthe. Les veines qui sortent de ces réseaux vont s'aboucher dans les veines interlobulaires, ce qui explique que des veines d'assez gros calibre se soient trouvées injéctées.

D'autres expériences avec des dispositifs variés ; ligature des deux rénales, différences de temps entre la décapsulation et l'injection, etc., ont été confirmatives do la première.

Il est à noter que même sans décapsulation, et après ligature de la rénale, on peut injecter partiellement le rein en poussant la masse dans l'aorte sous une forte pression, contrairement à ce que pensent beaucoup d’auteurs (Schmerber, elc.j. 11 y a donc des anastomoses normales à travers la capsule propre, entre la circulation rénale et celle de son atmosphère. Mais dans cinq expériences consécutives, nous avons trouvé rinjection bien plus abondante dans les reins décapsulés, ce qui prouve que des anastomoses beaucoup plus nombreuses s'établissent après cette opération.

Ce renouvellement de circulation est-il le véritable et l’unique moyen d’agir de l’opération connue sous le nom de décapsulation? ses effets rapides, presque immédiats, en certains cas permettentdinvoqner avecM. Jaboulay, une autre hypothèse: celle d’une action sur le sympathique rénal. Mais cette hypothèse n’a pas encore été démontrée expérimentalement.

Étude expérimentale et clinique sur l’exclusion du rein.

(en collaboration avoc Cavaillon).

Nous avons pris pour point de départ de cette étude une opération pratiquée par notre maître, M. le professeur Jaboulay.

Notre contribution à ce travail a été surtout l’expérimentation et l'étude anatomo-pathologique,

Nous avons voulu nous rendre compte des lésions présentées par le rein, suivant le temps écoulé depuis la ligature et suivant ies différentes manières de procéder à cette opération.

De nos expériences et de nos examens nous avons pu tirer ies déductions suivantes :

1"GR0UPE ii’KS.vÈmmces.— Exclusion feimée récente {12 jours).

а) Ligature simple de l'uretère. On reconnaît un début de distension rénale, surtout marqué au niveau des tubes contournés qui prennentl’aspect kystique ; mais les éléments sont encore très reconnaissables, relativement peu désorganisés, susceptibles de reprendre leur fonctionnement si l’obstacle venait à disparaître. La capsule est le siège d’une infiltration embryonnaire.

б) Ligature avec injection de corps gras. Dilatation ascendante, très marquée, mais surtout réaction inflammatoire beaucoup plus intense que dans le cas précédent, tissu cellulaire jeune, travail de sclérose en voie de s’accomplir; bandes fibreuses dans les couches les plus près de l’écorce.

Exclusion oumrte récente (16 jours).

Les lésions sont très analogues à celles de l’exclusion fermée; peut-être cela est-il dû à un drainage insuffisant ; en tout cas la fistule ne prévient pas la dilatation des canalicules et y ajoute l’infection. Beaucoup d’animaux n'y résistent pas.

2' GROUPE D’EXPÉRIENCE. — Exclusion famée anciemie.

a) Ligature simple de l’uretère. Nous avons constaté, après 120 jours, les lésions bien décrites par Charcot et Gombault, Strauss et Germent, etc.

En somme ; dilatation des anses de Henloet des tubes contournés, atrophie des glomérules, formation de tissu scléreux sous la capsule et épaississement de celle-ci. Dans les cas où l’expérience n’était pas absolument aseptique, infiltration embryonnaire en ilôts, tels que les avait vu Charcot; si l’asepsie avait été parfaite cette infiltration n'existait pas, ainsi que Strauss l’avait

b) Ligature avec injection de corps gras dans le bout supérieur de l’uretère. Dans ce cas, après 131. jours, lésions analogues dans la zône la plus rapprochée du bassinet ; désagrégation beaucoup plus intense de l'épithélium et disparition presque co-mplète dans les couches externes ; poussée scléro-formalive beaucoup plus intense que dans le cas précédent au niveau de la capsule.

c) Ligature du pédicule du rein tout entier avec ses vaisseaux et ses nerls. Au bout do 125 jours, l'atrophie du rein est incomparablement plus manifeste. Le rein est presque réduit à rien, le bassinet n’est pas distendu, les épithéliums sont isolés en amas mal colorés par une épaisse production de tissu fibreux.

En somme, c’est le meilleur moyen de faire atrophier le rein.

Exclusion ouveiie ancienne.

Ces reins ouverts sont toujours infectés; les animaux succombent souvent; à l’examen on trouve des lésions de néphrite ascendante suppurée, mélangées en proportions variables aux lésions d’atrophie, li y a toujours vive réaction péritonéale chez

S« Groupe d’expériences.

Nous avons cherché à voir si dans un rein exclu, la virulence du bacille do Koch s’atténuait, comme l’ont avancé certains auteurs pour les termes de tuberculose massive. Nos expériences sont encore trop récentes et incomplètes;.nous pou-

cobaye une tuberculose rapide.

En résumé : la ligature aseptique est bien toléréé.

La ligature totale du pédicule fournit l’atrophie la plus complète.

L’injection de corps gras active la réaction inflammatoire et la sclérose qui en est l’aboutissement.

Le bacille do Koch garde sa virulence dans un rein dont l’urêthre est lié depuis plusieurs mois,

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