MALADIES DE L’APPAREIL RESPIRATOIRE
d. — Deux cas de tuberculose pulmonaire chronique ayant débuté par un accès d’asthme. Mcrmjli médical, !> oct. 1895, p. -481. Nous avons observé deux faits intéressants de coïncidence d’asthme et de tuberculose : les deux affections ont commencé simultanément, le début de l’une ayant marqué le début de l’autre, et les deux malades sont entrés dons leur tuberculose par un violent accès d’asthme et par des hémoptysies qui se sont répétées par la suite.
De la réunion de Tasthme et de la tuberculose chez un même sujet, il résulte une lenteur d’évolution spéciale et une tendance à la guérison plus marquée qu’on ne l’observe d’habitude dans la tuberculose vulgaire.
2. — Sur un type clinique de congestion pulmonaire et pleuropulmonaire sans expectoration. Süc. méd. des Hôpitaux, 17 mars 1899, p. 299.
Broncher, qui doit être rapprochée de la pneumonie sèche de Wiedemann et qui peut être considérée aussi comme une congestion pulmonaire sèche.
3. — Échinocoques multiloculaires (alvéolaires) observés chez un Français. Soc. de Biologie, 17 février 1900, p. 167.
4. — Kystes hydatiques multiloculaires (alvéolaires) de la plèvre et du poumon droits. Soc. mid des Hdp., 28 avril 1900, p. 495.
J’ai observé chez un homme de 56 ans, né dans l’Oise et habitant Paris, des kystes hydatiques alvéolaires de la plèvre et du poumon droits ; la maladie avait évolué sous la forme d’un pyopneumothorax et n’avait point été reconnue pendant la vie.
Le poumon droit, rétracté et atélectasié, renfermait une tumeur dure, cartilagineuse, bosselée, composée de masses agglomérées ; il existait une seconde tumeur dans la plèvre diaphragmatique et une troisième dans la plèvre médiastine. Chaque tumeur était composée de kystes d’inégale grosseur ; les plus volumineux, situés au centre, étaient entourés de kystes de grosseur décroissante, et dont les plus petits passaient du volume d’une alvéole d.e ruche d’abeilles à celui d’un grain de millet. Les plus gros kystes contenaient du liquide transparent et une hydatide normale ; les plus petits étaient remplis par des hydatides repliées sur elles-mêmes, en forme de corps gélatineux, gluants et transparents comme du blanc d’œuf. Il fut possible de retrouver quelques crochets dans le liquide hydatique. Un des kys.tes pulmonaires s’était rompu dans la plèvre droite, remplie de pus d’odeur infecte renfermant du proleus vulgaris presque pur ; des membranes d’hydatide fertile nageaient dans le liquide.
Le diagnostic de tels kystes est impossible pendant la vie ;
PATHOLOGIE INTERNE
cale, et je n'ai pas constaté trace d’urémie gastro-intestinale.
Cette sialorrliée intermittente, sans stomatite, me semble devoir être distinguée de la sialorrhée avec stomatite urémique (Lancereaux, Barié), qui est sous la dépendance directe des lésions urémiques de la muqueuse buccale : elle paraît plutôt due à l’action des produits toxiques, soit sur les glandes salivaires, soit sur le système nerveux central ou périphérique, se rapprochant des sialorrhées décrites par Klippel et Lefas.
L’indication thérapeutique consiste à relever par des diurétiques le taux de la dépuration urinaire, mais il est peut-être plus sage de respecter cette hypersécrétion salivaire, quand elle n’est pas trop gênante, car elle supplée à la fonction du rein et sert à éloigner l’approche des accidents urémiques graves.
2. — La fragilité du rein dans la syphilis. Presse médicale, 15 avril 1899, p. 177.
Il s'agit de deux faits, l’un de néphrite aiguë provoquée par le froid dans le cours d’accidents secondaires syphilitiques, l’autre de poussées néphritiques aigues dans le cours d'un mal de Bright syphilitique chronique, survenues l’une et l’autre 6 l'occasion d’un refroidissement et qui mettent hors de conteste la fragilité particulière du rein dans la syphilis. Ces cas m’ont servi de prétexte à la révision de tous les cas de syphilis rénale publiés jusqu’en 1899, et j’ai pu constater que, dans près du quart des cas, la néphrite a été provoquée par un refroidissement : la néphrite a frigore étant d’une extrême rareté et son existence étant même fort discutée, j’ai cru devoir admettre une fragilité particulière du rein au froid chez les malades atteints de syphilis secondaire et même tertiaire.
3. — Traitement de quelques urémies méd. des Ilôp., 19 mai 1899, p. 193.
Au cours de l’urémie lente ou de 1’ les malades mal supporter le régim iniques persistent malgré le lait, et
par la diète hydrique. Soc.
urémie aigue, on peut voir le lacté. Les accidents uréméme à cause du'lait qui
PATHOLOGIE INTERNE
Je pense que chez les urémiques qui ne supportent pas le lait, on doit tout d’abord s’adresser à la diète hydrique, puis aux féculents et aux farineux, revenir au lait, et enfin à l’alimentation mixte quand tout danger aura disparu; ces malades doivent être absolument traités comme les malades atteints d’entéro-colite aiguë toxique grave, et chez lesquels l’usage de l’eau et des féculents doit précéder l’alimentation lactée.
J’ai eu l’occasion d’appliquer cinq fois cette médication depuis
Au bout de un à deux jours de diète hydrique, les accidents urémiques (dyspnée, vomissements, diarrhée) disparaissaient. On donnait ensuite pendant quelques jours des féculents, de l’eau de riz, du bouillon de légumes sans viande, pour ne recommencer que progressivement l’usage du lait. J’ai vu trois fois le taux de l’albumine descendre à 0 pendant le régime
grammes avec les farineux et à 0 avec l’eau, tandis qu’il remontait il 60 et 80 centigrammes avec le lait. Le taux de l’albumine se maintenait presque toujours moius élevé avec le régime des
bérantiel, de cirrhose hépatique, de myocardite et d'aortite chroniques. Soc. mid. des Ilôp., 0 tévrior 1900, p. liO.
Ce cas vient à l'appui des idées émises sur la complexité des facteurs de rurémie dont le déterminisme est loin d’étre eomplètement élucidé.
MALADllîS DU TUBE DIGESTIF ET ANNEXES
1. — Cancer du pylore avec suppression de la fonction pylorique. Atrophie de l'estomac. Atrophie généralisée de tous les organes. (En collaboration avec le D' Caussade.) Société médicale des Hôpitaux, 24 décembre 1897. p. 1451.
11 s’agit d’un cancer du pylore ayant amené une suppression absolue de la fonction pylorique. L’estomac, devenu organe inerte, s’est atrophié complètement : il n’avait plus que le calibre du duodénum, fait contraire à ce que l’on observe d’habitude en pareil cas. Tous les outres organes avaient subi une diminution de la moitié ou des deux tiers de leur volume : l’atrophie était généralisée comme dans un fait rapporté par F. Besançon en 1892.
2. — Sur un cas de cirrhose hypertrophique aicoolique. Du processus de curahiiité par régénération hépatique. Valeur pronostique de i'alhuminurie intercurrente. Revue de Clinique et de Thérapeutique, 29 novembre 1897, p. 758.
11 s’agit d’un homme atteint d'une cirrhose hypertrophique alcoolique dont la curabilité paraissait très probable. Néanmoins le malade suceomba rapidement à des accidents urémiques, après avoir rendu pendant quelques jours dans les urines des quantités d’albumine qui se sont élevées de 2 grammes à 9 grammes par litre.
A l’autopsie, le foie présentait une intégrité absolue des cellules hépatiques ; le processus de régénération de l’organe décrit par MM. Hanot et Kahn existait dans toute sa netteté, avec la disposition concentrique des travées cellulaires en bulbe d’oignon. Les reins étaient le siège d’une néphrite intense qui a certainement causé la mort du maiade, et dont l’albuminurie a été le témoin clinique.
la Tourette en a signalé, en 1897, un cas curieux, où la compression du globe de l’œil droit faisait cesser le spasme.
2. — Exagération des réflexes, clonus du pied et de la main sans //oV,*' miiiSOO, p”575. “'P
Chez un homme de 58 ans, atteint d’endartérite syphilitique de l’artère sylvienne gauche, j’ai observé un fait bien anormal, en contradiction avec ce que nous savons de la valeur séméio¬
logique de l’exagération des réflexes et de la trépidation épileptoïde comme signes précurseurs de la contracture.
Ce malade avait une hémiplégie gauche, et il n’a pas eu de contracture, bien qu’il ait présenté, dès le sixième jour, de l’exagération du réflexe rotulien et du réflexe tendineux du poignet, et, dès le quatorzième jour, de la trépidation épileptoïde avec clonus du pied et de la main. Le phénomène était si marqué le quarante-septième jour, que le moindre contact, le
table tremblement passager.
J’avais cru devoir prédire la contracture précoce du côté hémiplégié; pendant cinq mois, elle n’est point apparue, et, maintenant que le malade a récupéré ses mouvements, que l'exagération des réflexes a très notablement diminué et que la trépidation épileptoïde a disparu, elle ne me paraît guère probable. (Elle a fait défaut pendant toute la vie du malade qui s’est suicidé un an plus tard.)
Ce fait clinique doit être rapproché des cas analogues rapportés par Bastian et van Gehuchten.
central ou périphérique, telle que Schmitt l’a rencontrée dans l’acroparcsthésic.