FIÈVRES ÉRUPTIVES
1. — Sur un cas de scarlatine apyrétique. Soc. méd. des Hâp., !•' avril 1898, p. 290.
J’ai observé, chez un enfant, un cas de scarlatine apyrétique des plus nets, dans lequel la température axillaire n’a pas dépassé 57"4 pendant la période d’éruption; la maladie a évolué
Ce cas est à rapprocher de ceux rapportés par MM. Fiessin-gcr et Moizard.
PATHOLOGIE INTERNE. 13
dans le service du professeur Dieulafoy. Le sérum employé, venant de lapins du laboratoire de M. Vaillard, présentait une activité considérable; les souris qui avaient reçuO ce. 008 de ce sérum résistaient à l’injection de 1/150 de centimètre cube de toxine tétanique, dont 1/100000 de centimètre cube seulement était suffisant pour tuer sûrement les plus grosses souris.
Nos deux malades ont reçu l'un 80 centimètres cubes, l’autre 57 centimètres cubes de ce sérum; ils sont morts malgré cette dose considérable, la plus forte qui ait été relevée dans les observations suivantes, ce qui tend è faire penser que c’est au début du mal et non dans la période d’état du tétanos que la sérothérapie doit être employée.
Cette conclusion a été adoptée par MM. Roux et Vaillard dans un travail ultérieur.
2. — Deux cas d’angine de la fièvre typhoïde (inteotions secondaires à streptocoques et à staphylocoques blancs). Gazelle des Ilôpilaux, 2 août t892, p. 830.
Nous avons' observé chez deux malades atteints de fièvre typhoïde, au début et dons le décours de l’affection, une angine pseudo-membraneuse due, la première au streptocoque, la
et n’a point de tuberculeux dans sa famille. Il nous paraît bien difficile de ne pas faire jouer un rôle aux vapeurs de chlore dans la genèse de sa bacillose du poumon.
5. — Gonflement isolé des glandes sons maxillaires chez un saturnin. (En collaboration avec M. Latron.) Soc. méd. des llâp., 20 juin 1900, p. 800.
Dans la parotidite saturnine, l’irritation glandulaire peut se limiter à la parotide seule ou se généraliser h toutes les glandes salivaires. La sélection du toxique sur les glandes sous-maxillaires seules est une rareté que nous avons observée chez un saturnin chronique fortement intoxiqué.