TUBE DIGESTIF. — FOIE. — REINS. — URINES
les poisons, le foie pai’ce qu’il doit les modifier et les détruire, le
rein parce qu’il doit les éliminer. On aborde ainsi par une de ses voies les plus directes le problème de la défense de l’économie contre les agents toxiques.
indemne des différentes tares qui se multiplient au fur et à mesure que l’individu avance en âge. Celles-ci empêchent souvent de saisir dans toute leur pureté les atteintes de la toxi-infection actuelle. Comment en effet chez l'adulte être toujours à môme de faire le départ entre cette dernière et la somme des maladies antérieures, graves ou légères, déterminées ouinnominées dont la guérison peut avoir laissé à sa suite des séquelles méconnues ? A condition de s’assurer de l’absence de lésions ou des dystrophies héréditaires.
Après avoir rappelé les constatations fournies par l’anatomie pathologique et les signes indiqués par la cliuique, notre thèse s’adresse à tous les modes d’exploration des glandes hépatique ét ^ rénale. Elle les prend chacun tour à tour, eu discute la valeur, en ^ cousigne les résultats chez les entauts normaux, eu note les varia- 1 lions dans les infections digestives et dans des infections d’autre | nature. Elle porte sur 110 observations. 61 ont trait à des gastro- -, entérites et se répartissent comme soit; 29 observations de gastroentérites aiguës (22 nourrissons, 7 enfants sevrés), 16 observa- ■ lions de gastro-entérites subaiguës (14 nourrissons, 2 entants sevrés) ; 16 observations de gastro-entérites chroniques (10 nour- .j rissons, 6 enfants sevrés). Les 49 autres observations se rapportent . J à différentes maladies : 5 scarlatines, 7 rougeoles normales, 10 rou- ■j geôles avec broncho-pneumonie, 2 rougeoles avec tuberculose, ® 2 broncho-pneumonies, 1 érythème infectieux, 1 fièvre fypholde,
1 érysipèle, 1 néphrite aiguë, 1 ictère catarrhal, 1 paralysie diph- ■ térique, 1 sténose du pylore, 2 chloro-anémies dont une avec albuminurie intermittente, 3 insuffisances mitrales dont une avec symphyse cardiaque, 1 symphyse avec cirrhose, 1 syphilis héréditairej 1 syphilis acquise, 6 rachifis dont un avec broncho-pneumonie,
Foie. — L’indicanurie est liée à la production anormale de fer-
paraissent pas entraver sérieusement l’expérience. II faut tenir compte de plus des doses élevées de glucose que retient l’organisme de l’enfant en bonne santé. Ces réserves faites, la glycosurie alimentaire positive est surtout liée aux formes traînantes des gastro-entérites Peut-être au début des formes aiguës y a-t-il
cerne plus spécialement les gastro-eutérites, nous avons envisagé l’excrétion de l’urée par rapport aux formes de la maladie, k l’âge des enfants et à leur poids. L’absence d’alimentation, disions-nous,
.altéré parla cor exagérée dans
M. Lesné). Berne mens, des
Il augmente d’abord un peu de volume, devient rouge brun, se parsème de taches infectieuses. Si l’évolution se prolonge, il prend
Dans les formes aiguës, la congestion est histologiquement très marquée ; dans les formes subaiguës, elle est moins intense et l’organe s’infiltre de leucocytes de façon dllfuse ou en créant des amas embryonnaires, des cellules périportales tombant en dégénérescence granulo-graisseuse; dans les formeschroniques,la dégé-
porle commence à se dessiner, la sclérose sus-hépalique étant
Le rôle pathogène du contenu du tube intestinal sur le foie et le rein ressort d’ailleurs de quelques expériences.
Des cobayes qui ont ingéré des matières fécales d’enfants atteints de diarrhée verte offraient des lésions hépatiques et rénales comparables à celles de certaines gastro-entérites.
D’autres cobayes qui avaient ingéré des colibacilles provenant de selles d’infection digestive ou avaient été inoculés avec ces microbes ont également présenté des altérations hépato-rénales, mais comparables à celles obtenues avec des colibacilles ou des toxines colibacillaires d’autre origine.
L’ingestion du contenu intestinal réalise du reste mieux chez ces animaux les altérations viscérales qui nous occupent ; celles-ci sont très voisines des lésions de la gastro-entérite aiguë. Il faut donc envisager autre chose que les agents microbiens isolés : variété microbiennes différentes, produits de fermentation, poisons alimen-
Rappelons enfin l’action réciproque des deux glandes l’une sur Tautre : les produits non transformés par le foie altèrent le rein, les poisons que le rein ne laisse pas passer altèrent le foie. Il y a
Dans les gastro-entérites aiguës à urines claires et peu denses, ces chiffres ne se modiiient guère. A est en moyenne de - 0,38. Dans celles dont les urines sont foncées et rares, il est de — 1,43. Dans les gastro-entérites subaiguës, il est de — 0,77 ; dans les gastroentérites chroniques, de — 0,83. Les urines dans ces trois dernières formes sont donc hypertoniques.
L’éPRBUVG DU BLEU DE MÉTHYLÈNE CHEZ LES NOURRISSONS
(en coUab. avec E. Lesné). Société de pédiatrie, mai 1901.
les sels et les principes extractils sont augmentés, que des éléments palholologiques (sucre, indican) peuvent se manifester. Elles sont plus denses, hypertoniques et plus toxiques.
Ces caractères sont d’autant plus marqués 'dans les gaslro-entérites aiguSs que la maladie est plus sérieuse. Ils servent à donner des indications importantes sur l’état du foie et du rein et doivent se compléter par la mise en oeuvre de tous les autres modes d’exploration de ces organes. De plus ils permettent par leur eusemble de mesurer la gravité de la toxi-infection.
LES RÉiCTIONS DE SALKOWSKI ET DE HAÏCRAFT CHEZ LES NOUHRISSOE»
E. Lesné). Bull. de'^l'a SM^dePédî’allk, octobre 1901.
L’absence de pigmente biliaires dans les urines des nourrissons atteints de gastro-entérite est-elle absolue ou seulement apparente? La coloration foncée des selles, la suractivité fonctionnelle momeU’
résultats uégatifs. Dans certaines infections intestinales, les résultats sont au contraire positifs, alors même que la réaction de Gmelin fait défaut.
La réaction de Haycraft révèle la présence des acides biliaires. Négative également chez le nourrisson en bonne santé, elle peut se
C’est surtout dans les formes aiguës que ces deux réactions arrivent à se déceler, ce qui confirme la notion de suractivité fonctionnelle de la glande hépatique à ce moment.
avec M. Nobécourt). Rmue mensuelle des Maladies de tEnfance,
11 est inutile au point de vue de l’alimentation des enfants d’être à même d’apprécier leur pouvoir digestif. Parmi les constituants du lait, il en est un dont le dosage est relativement aisé d’une part dans le lait, de l’autre dans les fèces : c’est la graisse.
La différence entre la quantité de graisse ingérée et la quantité de graisse rejetée avec les fèces indique la dose de graisse retenue dans l’intestin, c’est-à-dire absorbée. Le quotient de ces deux va-
On arrive aussi à se rendre compte que certains entants ingèrent une qnantité de graisse trop considérable relativement an pouvoir digestif de leur intestin, d’où abondance des graisses dans les fèces. Il peut donc y avoir utilité à diminuer ta quantité de beurre qu’on leur fait prendre.
PEPTiquES (en collab. avec M. Nobécourt). Société de Pédiatrie, 19 juin 1906 et Tribune médicale, 29 décembre 1906.
régulièrement ingéraient en moyenne 20 gr. 17 de beurre par jour. Us ne rejetaient dans les fèces que O gr. 45 de graisse. Us en absor. baient par suite 19gr. 72, soit 97 gr. 80 pour 100 grammes.
de présenter des troubles digestifs et étaient en voie d’accroissement de poids, n’ingéraient que 15 gr. 64 de graisse par jour. Us en éliminaient O gr. 35 dans les fèces. Ils en absorbaient par suite 15 gr. 31, soit 97 gr. 51 pour 100 grammes.
Le pouvoir global de la seconde série d’enfants était donc moindre que celui du premier groupe. Bien qu’ayant un coefücient analogue aux enfants normaux, les nourrissons malades ingéraient en effet un quart de beurre en moins.
On voit par ces exemples qu’il n’est pas sans intérêt pratique d’étudier la digestion des graisses chez les nourrissons atteints de troubles digestifs. Cette recherche permet en effet de Axer la quantité de lait que le tube digestif est susceptible d’utiliser. Cependant la graisse n’est pas le seul élément à cousidérer, car il n’y a pas de corrélations constantes entre l’accroissement de poids et la digestion des graisses. Il faut aussi tenir compte des autres éléments consti-
relativement faible ;elle est en moyenne de 1 gr.86 pour 100 grammes d’albumine ingérée.
Les enfants dyspeptiques au sein ont une élimination environ trois fois plus élevée, soit de 5 gr. 10 pour 100.
Les enfants dyspeptiques nourris au lait de vache voient cette élimination augmenter plus encore ; elle est effectivement huit fois plus forte chez eux et atteint 13 gr. 90.
Le calcul des quantités d’albumine ingérée montre que les quantités moyennes d’urée émises par les enfants des groupes précédents
normaux au sein.Peut-être eût-il été indiqué de diminuerchez eux la quantité de lait ingérée pour obtenir une élimination d’urée sè rapprochant davantage de la normale.
L’étude de l’augmentation de poids dans ces différentes calégode petits malades ajoute encore à la complexité de la question.