‹ Concours d'agrégation de médecine, janvier 1907. Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 3 sur 10 · ROUGEOLE · texte numérisé non relu

ROUGEOLE

MM. Nobécourt et Leven). Bevue mensuelle des Maladies de tEnfance, décembre 1905.

L’apparition de l’éruption de rougeole s’accompagne d’une chute

de la maladie. Le poids remonte ensuite en général, sans atteindre toutefois le poids primitif. Quelquefois il reste par contre station-

La courbe de poids est indépendante de la quantité de lait ingé-

Dans les quatre premiers jours existe d’ordinaire de l’oligurie, à peine appréciable dans les formes légères. La quantité d’urine s’élève du cinquième au huitième jour de l’éruption.

Les chlorures urinaires ne varient pas avec l’évolution de la maladie, mais dépendent de la quantité de lait ingérée.

L’excrétion de l’urée, contrairement à celle des chlorures, est très influencée par la rougeole. L’urée s’élimine suivant une courbe

seizième jour et se note en général du neuvième au douzième jour. Il n’y a pas de rapport entre le taux de l’urée et les variations de poids, non plus qu’entre l’urée et le volume des urines.

Faisons remarquer que les malades ingéraient une quantité de lait toujours à peu près identique.

TAinn (en collab. avec M. Nobécourt). Bull, de la Soc. de Pédiatrie, janvier 1906.

Les petits morbilleux soumis au régime lacté éliminent une quantité d'urée peu près fixe pendant les huit premiers jours de la maladie ; l’urée augmente ensuite jusqu’au douzième jour, même si la quantité d’albumine ingérée reste pratiquement la même.

Lorsque le régime de ces enfants ne renferme pas ou ne renferme que peu d’albumine, la quantité d’urée éliminée pendant ies quatre premiers jours de l’éruption est la même que chez les enfants au régime lacté ; mais elle faiblit les quatre jours suivants. Elle augmente ensuite quand on ajoute de l’albumine au régime.

En comparant les enfants soumis au régime lacté et ceux qui n'ingèrent que peu ou pas d’albumine,on voit que l’élimination de

a pas de rapport entre les qualités d’urée excrétée et d’albumine ingérée, soit que toute l’albumine ingérée n’ait pas été absorbée par l’intestin, soit qu’il y ait un trouble dans la fabrication de l’urée

Influence de la chloruration du régime sur l’élimination urinaire

DÉRATIONS DiÉTÉTiquES (cu collab. sveo M. Nobéoourt). Hevue mens, des Mnhdies de l’Enfance, août 1906.

Les urines des petits morbilleux soumis au régime déchloruré dès le début de l’éruption contiennent une quantité de chlorures faible, qui va encore diminuant peu à peu.

Les enfanis sont-ils à un régime peu chloruré (régime lacté), ils éliminent une quantité de sel dont le taux reste à peu près fixe et est en rapport avec la quantité de sel ingérée.

Les enfants qui ingèrent du chlorure de sodium pendant toute la durée de la maladie l’éliminent à peu près complètement, de telle sorte qu’il y a équilibre entre les chlorures d’alimentation et ceux des urines. Lorsque les enfants n’absorbent le chlorure que dans le cours de la maladie, consécutivement à une période de régime iacté, ils commencent par en fixer une certaine quantité, avant que s’établisse l’équilibre entre les chlorures ingérés et excrétés.

La chloruration de régime a une influence manifeste sur le poids des malades pendant les premiers jours. Les enfants qui absorbent des chlorures ne maigrissent guère plus que les enfants

tance alimentaire. Au delà du quatrième jour, il est plus délicat d’interpréter les faits, car des facteurs plus nombreux sont alors en

Dans un autre travail nous avons vu qu’il n’est pas nécessaire, au point de vue diététique, de donner aux petits malades d’aliments albuminoïdes durant les premiers jours de leur affection, ceux-ci n’ayant aucune heureuse influence sur l’état des sujets. L’injection de chlorures permet au contraire d’éviter une trop grande perte de poids, et par suite il est bon de prescrire un régime contenant une certaine quantité de set.

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