‹ Concours d'agrégation de médecine, janvier 1907. Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 5 sur 10 · LAIT · texte numérisé non relu

LAIT

PbÉSENCE d’un PEBMENT DÉDOUBISNT LE SAlOl DANS LES OBGANES

FEMME ET DE CHIENNE (eu collab. Bvéc M. Nobécourt). Société de Biologie, 9 février 1901.

Nous avous montré que le sérum elles organes de l’homme et de divers animaux avaient la propriété de dédoubler le salol in vitro. Cette propriété se retrouve dans les laits de femme, d'ânesse, de chienne et fait défaut dans les laits de vache et de chèvre.

M. Nobécourt). iîeuue mensuelle des Maladies de l’Enfance, mars 1901.

Exposé des expériences que nous avons poursuivies sur le dédoublement du salol parles laits de femme et de certaines espèces animales, à différentes températures et dans des conditions variables. Peut-être la stérilisation modîBe-t-elle les qualités du lait en agissant sur les ferments qu’il contient.

QUES (en collab. avec M. Nobécourt). Presse médicale, 24 décembre 1902, n® 103.

Les travaux de Béchamp, Dupouy, Randnitz, Moro,Marfan, Spolverini, etc., et nos recherches personnelles ont contribué à l’étude des ferments du lait.Nousenvisagerons dans cet article ces ferments et les différences que présentent entre eux sous ce rapport le lait de la femme et ceux de certaines espèces animales.

La pepsine, la trypsine, le ferment amylolytique, la lipase, le ferment dédoublant le salol, le ferment glycolylique existent dans les laits de femme et de chienne ; l’oxydase n’apparaît dans le lait de femme que dans des conditions particulières. Le laitd’ânesse les contient tous, mais l’amylase y est inconstante. Celle-ci man-

important qui différencie ces laits du lait de femme.

DU NOURRISSON? (en collab. avec M. Nobécourt). Presse médicale 27 décembre 1902, n* 104.

S’il existe dans les laits des ferments solubles communs à toutes les espèces ou particuliers à cerlainesd’entre elles,il ne faudrait pas conclure cependant à la spécificité absolue des laits. En variant par

Nous avons observé quatorze cas de fièvre typhoïde confirmés par le séro diagnostic aux Enfants-Assistés, dans le service du professeur Hulinel. Les neuf premiers cas se sont montrés simulta-

démie intérieure et non de contagion hospitalière.

Les malades occupaient des bâtiments isolés les uns des autres ; aussi semble-t-il légitime d'incriminer les eaux de boisson. En même temps il y avait une recrudescence de fièvre typhoïde dans l’arrondissement auquel appartient l’hospice.

Les malades ultérieurement frappés ont peut-être été victimes de la contagion hospitalière.

Tous les malades ont guéri. Bornons-nous à signaler ici au point de vue clinique la fréquence relative du début brusque de la maladie.

(en collab. avec L. Bertherand). Soc. de Pédiatrie, 11 décembre

(iO)

Le professeur Hutinel avait depuis longtemps remarqué que les nourrissons syphilitiques peuvent présenter une ulcération ombili-

Elle apparaît peu après la naissance, prend la place de la cicatrice ombilicale, atteint les dimensions d’une pièce de cinq francs. Le fond est grisâtre, parfois saignant, enduit de muco-pus et surmonté par des bords rouges, irrégulièrement déchiquetés et desquamés. Autour de l’ulcération il n’y a que de la rougeur de la peau avec desquamation épithéliale, mais sans phénomènes de réaction inflam¬

matoire. Cette ulcération serpigineuse a tendance à gagner en pro-

fondeur et dépasse parfoii

La palpation ne laisse pas percevoir d’induration au niveau des bords. La lésion n’est pas mobile et tait corps avec les parties profondes. Elle semble indolore, spontanément et à la pression.

Elle ne donne lieu à aucune réaction fébrile. L’état général des malades est sous la dépendance de l’intection spécifique hérédi-

Si l’enfant survit, l’ulcération se cicatrise. 11 en fut ainsi dans une des observations qui sont rapportées; dans les trois autres les enfants ont succombé.

à mettre en évidence le rôle du streptocoque. La production d’érythème au cours de certaines streptoooccies est moins due, croyons-nous, à des propriétés spéciales des germes pathogènes qu’à des facteurs liés à l’état même de l’organisme.Parmi ceux-ci, l’un des plus importants est représenté par un certain degré d’insufflsance hépatique, et nous avons constaté pendant la vie, l’émission d’une faible quantité d’urée, une diminution de rapport delà flycosurie alimentaire. A l'autopsie nous

sent de l’érythème. Le purpura, qui s’observe dans des conditions analogues, offre d’ailleurs de proches liens de parenté avec ces érythèmes infectieux.

Lbstbidor laryngé congénital (en collab. avec M. Devaux). Bevae générale. Gazelle des hôpitaux, 7 juin 1902.

Chez certains enfants le passage de l’air dans le larynx donne

tants de dyspnée. C’est le stridor laryngé congénital.

L’affection a surtout été étudiée en Angleterre ; récemment plu-

Elle est rare. Plus rares eucore sont les autopsies, la maladie étant bénigne. L’examen laryngoscopique permet par contre d’en établir les lésions.

S’agil-il d’un défaut de développement des centres corticaux res. piratoires, comme on l’a prétendu? Faut-il incriminer un spasme musculaire ? Est-ce une irritation réflexe de la muqueuse due à la présence de végétations adénoïdes? Antant d’opinions successivement soutenues. On a parlé aussi do paralysie dos abducteurs, d’hypertrophie du thymus.

Aujourd’hui l’idée de malformation congénitale est admise à peu près par tous les auteurs qui se sont occupés de la question. On

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