SYSTÈME NERVEUX
M. Devaux). Gazelle hebd. de médecine et de chirurgie, 30 mais
Nous relatons l’histoire d’un enfant atteint d’hydrocéphalie en insistant sur quelques considérations cliniques et pathogéniques.
Né de parents porteurs de multiples tares, cet enfant eut à 2 ans une infection intestinale grave accompagnée de symptômes méningés. Consécutivement à cette crise, se montre une modification
idiots imbéciles avec hydrocéphalie. Ses troubles psychiques et somatiques permanents sont entrecoupées de crises convulsives
L’examen du liquide céphalo-rachidien montre de la compression cérébrale qui se traduit par l’émission du liquide à très forte tension; elle prouve de plus un certain degré d’irritation méningée, puisque le cytodiagnostic donne une lymphocytose inoontestahle.
Nous discutons la pathogénie de cette hydrocéphalie et nous admettons que l’infection digestive a provoqué une réaction méningée aiguë, puis chronique, chez un sujet à système nerveux fragile. La méningite chronique constitue une première étape de
et la réalimentation ont produit une rapide amélioration, et cinquante jours plus tard l’enfant pesait 27 kgr. 200.
Nous avons pratiqué chez elle quelques recherches qui nous ont amené aux constatations suivantes.
Le poids a plus que doublé en cinquante jours; les calculs montrent que l’enfant a gagné 625 grammes par jour en mojenne pendant les premiers jours, puis 400 grammes environ et enfin
Le sang a subi des modifications appréciables. Cyanotique à son arrivéeàl’hôpital,l’enfant avait 5.628.300 globules rouges; les tissus étaient à ce moment tort déshydratés. Au fur et à mesure que l’alimentation était reprise, la cyanose disparaissait et le sang se diluait. Les leucocytes ont toujours été au-dessous de la normale. La pression artérielle a passé de 9,5 à 12,5 cm de mercure.
Les urines accusaient au début une rétention de chlorures et d’azote. Puis ces substances ont été émises ô un taux notablement plus élevé. L’équilibre entre les ingesta et les e.xcreta ne s’est du reste établi qu’au bout de plusieurs jours pendant lesquels l’organisme a fixé l’azote et les chlorures dont il avait été privé par