‹ Concours d'agrégation de médecine, janvier 1907. Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 9 sur 10 · ALCOOL · texte numérisé non relu

ALCOOL

CÔNSIpÉRATIONS SUR LES CAUSES DE l’aLCOOL!?»|E.,. (A/ypV mUicd,

ma^s 1902). .

l’individu livrAà l’intoxication chronique. ‘ ’ "

U est nécessaire d’6nvi8ageri56l|ment les gens posséçja|il qiiÿ-

Les premiers vont au café d'abord par înàcûpn, 'tout en 'ÿôjjnt parfois se soumeltre à une àcb'üp'atioii pblig^ê,' réndfz-vÔus par exemple. De plus ils sont soaVènrŸorcés d’ofei^*a^'n^ce.ssi^s profes^onnélles; c’est llalcôolismè'dé' me^^r 'qui'rient large

Les seconds vont au cabaret'par‘besoin de diyersipn^L^^^ que visite fréquemment la misère rie saurait' ies“ré^énir 911 Hieu leur état d’esprit et leur instructioii'ri'e leur ocrent pas'Ia’possibilité de se créer chez eux dès loisirs suràsaritsV foule autre distraction leur est interdite comme trop dispendieuse.

.^joutons Vimpprtappe Æonsidérablo^du' rôle:.deaa contagionHe' buveur.^désiraptjXQloqiiôj'S boira en- compagnie* et faisant boire

Greftant sur le tout, l’habitudq;;met son empreinte sur l’alcooli-

volonté pis, entrpye topte,force de. résistance^Le-malade^parda taHltiplication des cafés et. dçs, cabarets,.trouve enfiB,à.ehaque'pas,!k>ecasiqq détonner, libre cours sa.passion. . ■ * ■“*

^ L.’alooolUme ,9ppara!t donc oopimo.une habitude* acqdise soas l’influencp des, divers facteurs mentionnés'plus haut et sans cesse entretenue par.i’occasion. • .. n.-v."

Le péril alcoolique et l’insuffisance de la législation actuelle (en collab. avec M. Guiard). Presse médicale, 15 août 1903, n® 65.

législation appropriée un traitement préventif de l’alcoolisme ; l’individu en effet ne saurait trop souvent se protéger lui-même. Ce sont surtout les alcooliques récidivistes qui demandent à être sauvegardés.Ces malades constituent un triple danger,pour eux-mêmes, pour la farntlle, pour la société.

bliqu0,L délire, de crime ou délit. La loi contre Tivresse^blique. à peine appliquée, a le tort de frapper l’ivrogne comme un coupable et, en lui créant un casier judiciaire, lui rend tout travail difficile et l’empêche de se relever ; il demandera de plus en plus à l’alcool l’oubli de ses misères. La loi de 1838 de son côté ne permet pas de garder assez longtemps les alcooliques délirant à l’asile ;

rieur de l’alcoolique. En cas de crime ou délit enfin, l'alcoolique est considéré comme un délinquant vulgaire destiné à la prison ou comme un malade qui sera temporairement mis dans un asile.

Les divers épisodes de la vie de l’alcoolique tombent donc seuls sous le coup de la législation actuelle ; n’y a irait-il pas moyen de traiter le malade et d’édicterà cet effet des mesures prophylactiques?

tembre 1903, n® 72.

Le buveur qui n’est pas encore intoxiqué est justiciable avant tout d’un traitement prophylactique d’ordre moral.

•"LoKque l’alcoolique est en passe de devenir dangereux et nuisible, moins apte déjî'» à juger ses actes et sous l’influence automatique de d’habitude, il ne peut être modifié que par la séquestration.

La séquestration de l'alcoolique non délictueux et non délirant

Prononcée par le tribunal civil après enquête et débats contradictoires, elle serait tout entière soumise aux décisions de l’autorité judiciaire. La séquestration se ferait, dans un asile de traitement spécial, indépendant de l'asile d’aliénés, sans qu’il y ait jamais

De QUELQUES MOnlFlCATIONS A APFORTER AUX LOIS ACTUELLEMENT EN VIGUEUR CONTRE l’alCOOLISME. EXEMPLES DES LÉGISLATIONS ÉTRAN¬ GÈRES (en collab. avec M. Guiard). Presse médicale, 26 septembre

S’il est naturel d’infliger une amende à l’alcoolique en état d’ivresse, à titre d’avertissement, cette sanction est insuffisante pour le buveur d’habilude.La séquestration à temps s’impose alors,

l’individu par la privation prolongée de la liberté, susceptible de modifier sa mentalité. Il ne faut pas voir là un châtiment ou une

^L’Angleterre, la province de Québec, les États-Unis, le canton de Saint-Gall ont déjà édicté dans ce sens des mesures dont l’application a été réellement féconde.

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