ABDOMEN ET MEMBRES
TIONS DU PANCRÉAS {en collab. avec M. Nobécourt). Gazelle hebdomadaire de méd. et de chir., 13 juin 1901.
créatique, mais diffuse dans tout Torganistne, ce qui explique que le dédoublement de salol ne soit pas une propriété biologique limi-
Du DIAGNOSTIC DES PÉRITONITES APPENDICULAIRES {Tribiiiie médicale^ 25 juillet 1903.)
Discussion des conditions susceptibles d’obscurcir le diagnostic de péritonite appendiculaire.
Dans un premier ordre de faits, il y a coexistence de péritonite
appendiculaire avec une autre affection: cancer de l’intestin, occlusion intestinale, lésions annexielles.
Bien plus souvent la péritonite appendiculaire simule une autre affection: colique saturnine, occlusion intestinale. Dans les appendicites larvées, on pense volontiers à de l'entérite aiguë. U faut taire une place à part au diagnostic avec la pelvi-péritonite d’origine utérine et péri-utérine.
Reste l’histoire des péritonites méconnues au cours d’appendicites bien confirmées. Ce sont là des faits sur lesquels a beaucoup insisté le Professeur Dieulafcy. La péritonite appendiculaire affecte les aspects les plus variés et prend l’apparence sthénique ou asthénique, les signes locaux ou généraux étant susceptibles de grandes modifications suivant les individus.
On conçoit que les chirurgiens se soient efforcés de chercher des signes qui les renseignent exactement par l’état du péritoine. L’incertitude des données cliniques chez certains patients les justifie efforts tentés dans un autre voie. L’hémodiagnostic a permis de conclure à l’importance d’une hyperleucocytose progressive et durable avec polynucléose comme signe de suppuration appendiculaire, et certains médecins considèrent cette constatation comme le symptôme le plus fidèle de la péritonite suppurée.
Salpingite nooBLE et appendicite (en collab. avec MM. Jacometet Chifoliau). aciétd anatomique, 18 juin 1897.
Une femme, atteinte d'un fibrome utérin, présentait une salpingite droite de la grosseur de l’index. L’appendice était volumineux, dur et turgescent et contenait des corps étrangers dans sa cavité. C’est là une des premières observations de coexistence de salpingite droite et d'appendicite, fait aujourd’hui souvent observé par les chirurgiens.
M. Jacomet). Soc. anatomique, 18 février 1898.
es abondantes chez une femme do 58 ans, Utérus et indolore Dilatation intra-utérine qui permet de
Métrorrhagie petit, morbile
diagnostiquer une fragilité particulière du tond de l’organe. Expul. sion d’une petite masse reconnue do nature épithéliale. L’hystérectomie montre le corps de l’utérus rempli de végétations cancéreu. ses, qui ne franchissent pas l’isthme et laissent le col indemne.
Gangbènes des organes génitaux externes de l’homme (en collab. avec M. Jean Petit). Revue générale. Gazette des hôpitam, 12 août 1879, n‘ 91.
Après l’exposé de l’historique de la question, les gangrènes des organes génitaux externes de l’homme sont envisagées au point de vue de leur étiologie. Elles se divisent en quatre groupes; gangrènes d’origine urinaire, d’origine génitale, de cause générale ou par traumatisme, gangrènes foudroyantes spontanées. Chacune de ces variétés est l’objet d’une étude spéciale ; la dernière a une palhogéaig encore obscure, tandis qu’il est plus aisé de suivre la fitiation des faits qui provoquent les premières.
Les gangrènes des organes génitaux externes de l’iiomme affectent des types elinlques différents suivant les causes dont elles dérivent : gangrène par phlegmon urineux, gangrène du chancre mou, gangrène par paraphimosis, gangrène diabétique, gangrène blanche, gangrène traumatique, gangrène foudroyante spontanée.
Le diagnostic de la gangrène est aisé ; celui de la cause est maintes fois plus délicat. Seule la gangrène foudroyante spontanée ne peut encore être rattachée à aucune origine connue, quoique sa nature streptococcique ait été admise.
Le pronostic, grave en général, est cependant sous la dépendance de l’étiologie. Le traitement peut l’améliorer dans une certaine
M. Edg. Hirtz). Presse médicale, 2^wril 1899, n* 33.
Les ostéopathies déformantes systématisées comprennent diffé^ rents types cliniques dont quelques-uns sont bien déterminés-;.' l’acromégalie, l’ostéite hypertrophiante pneumique, la spondilose
rhizomélique, toutes trois individualisées par P. Marie; le leontéasis ossea, la maladie de Paget, etc.
Il est par contre des observations qui ne rentrent encore dans aucune catégorie bien tranchée. P. Marie en a rapporté un cas en 1892 à la Société médicale des hôpitaux. Nous en relatons un second qui, du reste, n’offre d’autre analogie avec ce dernier que de ne pou-
11 s’agit d’un homme qui, à l’âge de 32 ans, souffrit de douleurs au niveau des articulations tibio-tarsiennes ; celles-ci se tuméfièrent et peu à peu se déformèrent. Le cou-de-pied devint volumineux, la voûte plantaire s'affaissa, et une hyperostose progressive s’installa au niveau de la région malade portant sur les deux os de la jambe et gagnant le fémur. Les membres inférieurs du malade sont actuellement volumineux et déformés dans toute leur étendue, mais surtout à leur partie inférieure. Le pied gauche déjeté en dehors, la région externe du cou-de-pied présente l’aspect classique du coup de hache de Dupuytren ; les os du tarse et le premier orteil sont très hypertrophiés. Le pied droit, également gros, n’est pas
malléole interne est aplatie et sur le même plan que les os du
tarse. Les genoux sont moins atteints.
Ajoutons l’existence d’un mal perforant plantaire et de pigmen-
bres un aspect éléphantiasique. Le malade ne souffre que pendant la marche; il avance les jambes écartées, inhabiles et embarrassées. Conservation des réflexes et de la sensibilité.
Pas de syphilis ; le traitement mercuriel est d’ailleurs resté sans effet. Rien ne vient éclairer la pathogénie de l’affection.
Ancien potlique qui présente, dix ans après la guérison de la lésion osseuse, une tumeur située près de l’angle inférieur du triangle de Scarpa, à la cuisse gauche, de la dimension d’un poing. Cette masse offre de plus une crépitation superficielle, neigeuse, plus sèche que celle provoquée par les grains riziformes. Après ablation, on voit qu’il s’agit d’un gros ganglion abcédé et en voie de crétifîcation.