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Concours d'agrégation des facultés de médecine, section d'anatomie, 1904. Exposé des titres et travaux scientifiques

Appelé par nos fonctions à être, depuis de nombreuses années, en contact avec tes débutants de l’Anatomie, nous

avons pu souvent constater leur étonnement lorsqu’ils entendent parler pour la première fois i'a7'ijténoïdes, de trochiler ou de gastrocnémiem. Nos classiques signalent bien, il est vrai, l'origine de quelques termes ; mais qui se douté que soléaire vient de sola (semelle) et rotule de rotula (petite roue)? Nous avons donc cru rendre service aux débutants en publiant l'origine de la plupart des termes bizarres conservés par tradition, convaincus que nous sommes que le meilleur moyen de retenir un mot — qui toujours étonne et qui souvent rebute — est d’en connaître la signification primitive.

L’examen de ce tableau nous montre :

1» Que, sur le cadavre, quelle que soit la nature du traumatisme et son point d’application, les ruptures extrapéritonéales sont les plus fréquentes : quatorze fois sur vingt.

2» Que lorsqu’il s’agit d’un traumatisme large (billot) augmentant brusquement la pression intra-abdominale et refou-

extra-péritonéale : neuf fois sur dix.

3» Que, au contraire, lorsqu'il s’agit d’un traumatisme limité (canne), la rupture semble dépendre du point d’application. C’est ainsi qu’elle est le plus souvent intra-péritonéale (quatre fois sur cinq) lorsque les .coups ont porté un peu au-dessous de l’ombilic, et au contraire, extra-péritonéale lorsque les coups ont porté au ras du pubis (quatre fois sur

Ce sont là, il est vrai, des expériences cadavériques auxquelles on peut évidemment reprocher de ne pas réaliser toutes les conditions dans lesquelles se produit la rupture

On nous permettra cependant de nous étonner de la fcKiliU acec laquelle on produit des ruptures extra-péritonéales sur le cadam, alors qu’elles sont, d’après les statistiques, extrême-

fractures du bassin et peut-être y aurait-il lieu de revoir rigoureusement les observations qui servent de base à ces statistiques.

grand intérêt pratique à être renseigné sur ce point. Ce problème peut être résolu de la iaçon suivante ;

Les valvules de l’intestin grêle vont en décroissant de volume et de nombre depuis son origine jusqu’à sa terminaison. Au voisinage du cæcum, elles sont nulles ou insignifiantes, en tout cas bien moins développées qu'au voisinage du duodénum. Or, ces valmles connivenies peuvent être perçues par la palpation externe de l’intestin. Si on prend entre les doigts de la main gàuche une anse intestinale et qu’on la lisse dans le sens de la longueur avec l’index et le pouce de la main droite, on sent très nettement les relieis formés par ces valvules, on apprécie bien leur plus ou moins forte saillie ; on peut dire par comparaison, en explorant de la sorte plusieurs régions intestinales, si les valvules sont bien, moyennement ou point développées, rapprochées ou éloignées, et par conséquent si on est près, loin ou très loin de l’origine de l’intestin grêle. Nous avons fait ces observations sur un grand nombre de cadavres et sur le vivant au cours de quelques interventions.

il serait alors peut-être possible de voir par transparence l’insertion des valvules — cela est sûrement possible sur l’intestin insulté du cadavre — et de juger ainsi de leur fré-

La Radiographie appliquée à l’étude de

L'Encoche sus-malléolaire du péroné

Si, chez un individu absolument sain, on explore du doigt et de bas en haut en exerçant une iégère pression, la partie iniérieure de ia région jambière externe, on constate, sur le bord antérieur du péroné, à la jonction du 1/4 intérieur avec les 3/4 supérieurs de la jambe, trois signes qui peuvent en imposer pour une fracture à tout observateur non prévenu. Ces signes sont ;

7° La disparition brusque de la diaphyse péronière;

2“ Une sensation d’encoehe osseuse ;

3° Une douleur fixe et constante correspondant au même

Richet insistait sur le premier de ces signes, la disparition brusque de la diaphyse péronière, due au fait que les deux muscles péroniers latéraux recouvrent et cachent complètement le péroné dans ses 3/4 supérieurs et gênent l'exploration. « Cette particularité, dit-il, doit être bien connue du chirurgien qui explore l'extrémité inférieure de la jambe, car elle peut eu imposer pour une fracture ; effectivement, en suivant du doigt de bas en haut le péroné, on le perd brusquement au niveau du point où les tendons des péroniers le croisent et il paraît comme enfoncé du côté du tibia. »

Nous avons étudié la cause anatomique, des deux autres signes qui se manifestent au môme point que le précédent,

selon les sujets. Elle n’est pas appréciable chez les individus

e, sans Irradiations, se

ermine l’exploration d’un tinuité.

pour laquelle

en éliminant seulement les'ombilics pathologiques, distendus par un épanchement intrapéritonéal ou par un sac

L’âge des malades a varié de deux ans et demi à soixanterdix-sept ans.

La première impression qui s’est dégagée pour nous, de l’e.xamen de nos moulages, c’est que la forme de Ifombilic présente une variahilité extrême, déconcertante au premier abord et ne paraissant devoir se prêter â aucune classification.

On arrive cependant assez vite â distinguer un certain nombre de types.

On s’aperçoit d’abord que la cicatrice ombilicale n’a pas, chez tous les sujets, la même orientation.

Chez les uns, l’ombilic présente ses plus grandes dimensions dans le sens transversal [ombilics transversaux) ; chez les autres, au contraire, dans le sens vertical [ombilics verticaux). Entre ces deux classes, s’en place une troisième dans laquelle l’ombilic a ses deux diamètres (vertical et

beaucoup les plus rares {10,7 p. 100).

Cependant, ce dernier chiffre est peut-être un peu en dessous de la réalité. Depuis que notre attention est attirée sur ce sujet et que nous regardons systématiquement la cicatrice ombilicale de tous les malades qui tombent sous notre examen, nous avons rencontré un certain nombre

le sillon, quand l'un de ces deux éléments ou. tous les deux sont absents, le sillon, lui aussi, fait défaut.

L’absence d’un ou plusieurs des éléments constituants de l’ombilic crée de multiples combinaisons qui peuvent servir à individualiser un certain nombre de types.

C’est ainsi qu’on peut avoir,' à côté de l’ombilic complet :

Un type d’ombilic sans bourrelet ni mamelon ; un type avec bourrelet sans mamelon ; un type sans bourrelet mais

Ceci posé, étudions plus en détail les différentes variations du creux ombilical, en ce qui concerne : d’abord sa base, ensuite son fond. En dernier lieu, nous envisagerons les farois et la cavili de l’ombilic.

1. — Base (bourrelet). — La base de notre creux ombilical, ouverte en avant, se continue avec la peau de l’abdomen.

Tantôt (18,75 p. 100) la peau ambiante s'incline graduellement vers la dépression ombilicale, par une pente douce sur laquelle on ne distingue aucun relief. Dans ce cas, on a affaire à un ombilic sans bourrelet. Plus souvent, la base du creux ombilical est circonscrite par un relief circulaire, un véritable bourrelet cutané. Quelquefois, mais

une saillie uniforme sur tout le pourtour de l’orifice cutané de la dépressioii ombilicale; le plus ordinairement, il est incomplet et n’occupe qu’une partie de la circonférence de l’ombilic : par exemple, la demi-circonférence supérieure ou l’inférieure, ou l’une de ses moitiés latérales. Ce bourrelet prend alors la forme d’une demi-lune, d’un croissant, d’un C,... etc., ce qui donne une grande variété à la physionomie de l’ombilic.

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