Fond. — Le fond du creux ombilical n’est pas tou
l’ont répété après lui, occupé par une éminence portant la cicatrice.
auteurs ; c’est ;que taxe du creux ombilical est rarement perpendiculaire à sa hase.
Au lieu de s’enfoncer directement dans la profondeur, il se dévie soit en haut, soit en bas, soit latéralement.
Aussi le cône plein qui, sur les moules en plâtre, traduit la cavité du creux ombilical, est-il toujours plus ou moins incurvé dans un sens ou dans l’autre et souvent contourné de la plus bizarre façon.
Toutes ces variations influent naturellement sur la physionomie générale de l’ombilic, dont rien n’égale la diversité. Ainsi, dans notre'série de moulages, outre les ombilics transversaux, arrondis, verticaux, avec ou sans bourrelet, avec ou sans mamelon, nous avons relevé quelques formes singulières dont seule une comparaison peut donner une
gueule de four, en coup d’ongle, en museau de tanche.
On pourrait varier â l’infim les comparaisons. Mais on risquerait vite de sortir du domaine scientifique.
A ce point de vue spécial, les littérateurs se sont, maintes • fois, occupés de l’ombilic.
■âprès les littérateurs, il nous a paru curieux de rechercher ce que les artistes (peintres et sculpteurs) pensent de l’ombilic et comment ils le représentent.
A ce point de vue, en examinant de près les oeuvres des auteurs qui excellent dans le genre nu, on se convainc qu’ils n’ont pas de règle fixe, mais se bornent en général â reproduire plus ou moins fidèlement l’ombilic de leur modèle. Or, comme ces modèles sont le .plus souvent des
esthétique, qu’elle peut suggérer, l’étude de la morphologie de la cicatrice ombilical nous parait offrir encore un réel intérêt pratique aii point de vue médico-légal et anthropométrique. Il y a là, croyons-nous, un signe d’identité dont on pourrait tirer un.réel parti.
La forme de l’ombilic est, en effet, assez constante et assez exempte de variations, dans la période moyenne de la vie', pour fournir un élément d’appréciation suffisam-
Seule une maladie grave déterminant un amaigrissement rapide, ou encore la régression que subissent les tissus au cours de la vieillesse, sont susceptibles d'altérer .notablement'la forme de l’ombilic. On voit notamment, sur l’abdomen des vieillards, se former un pli transversal, sorte de ride sénile, passant justement au niveau de l’ombilic et due à l’inclinaison progressive du corps en avant, qui se produit et s’accentue avec l’âge.
La Morphologie de l’ombilic.
Les moyens de fixité de la Langue.
Nous avons étudié dans cette communication les moyens de fixité de la langue ou plus exactement quels sont les éléments anatomiques qui. retiennent, plus ou moins, cet organe lorsqu’on exerce une forte traction sur son extrémité.
Nous avons vérifié cette donnée à plusieurs reprises, sur le cadavre {enfants, adultes et vieillards) et nous sommes arrivé aux conclusions suivantes : c’est que la langue est retenue en arrière dans ces conditions de traction, d’abord et surtout par la muqueuse ; ensuite par les muscles g'énio-glosses, enfin par les piliers antérieurs (m. glossostaphylms). Après la section transversale de la muqueuse, on peut sans peine faire atteindre à la pointe de la langue la partie inférieure de la symphyse mentonnière alors que
ensuite les muscles ci-dessus (fibres antérieures des hyoglosses, m. glosso-staphylms) qui se tendent, on gagne encore un centimètre environ.
La Topographie cranio-cérébrale simplifiée et le craniomètre de Krœnlein.
En collaboration avec M. Vignard, Chirurgien des Hôpitaux.
Nous avons étudié et cherché è vulgariser en France la méthode topographique de Krœnlein, qui nous avait séduit par sa simplicité. Cette méthode est en même temps fort pratique et les résultats qu’elle nous a tournis sont des plus satisfaisants. Pas de chiffres et pas de mesures dangles, tels sont les principes dont s’est inspiré son auteur. Nos expériences ont porté sur vingt-cinq sujets et les figures annexées à notre mémoire montrent que la méthode est toujours suffisamment exacte et le plu» oOu.ent mêm.. rigoureuse.. Du reste, avec les larges trépanations actuellement en usage, la question n’est pas tant de tomber sur des points mathématiques, que de pouvoir trépaner sur de bonnes lignes directrices.
commune soit légèrement déprimé, cela est possible, mais nullement signillcatil
Seul le pourtour de la fosse ovale offre parfois un relief limité, tantôt en avant, tantôt en arrière : mais là fosse ovale n’est point intermédiaire aux deux troncs caves. Le seul relief un- peu marqué de la région, c’est cette longue bande musculeuse, la crista lerminalîs de His, long relief qui prend naissance à la partie la plus antérieure de la fosse ovale, s’infléchit sur lui-même, et, d’avant en arrière par rapport à l’axe du cœur, traduit, à l’intérieur de l’oreillette le sillon décrit à sa surface visible sous le nom de sulcus terminalis.
Ce relief sépare, on le sait, la face supérieure de l’oreil-
zone externe, mince, irrégulière, anfractueuse, toute en saillies et en dépressions dirigées perpendiculairement à la crista termimlis. Cette crête est d’épaisseur inégale ; par places, elle peut réaliser la forme arrondie, saillante, qui lui mériterait le nom de tubercule, mais — ici encore — il ne s’agit point du tubercule de Lower, la crista terminalis étant en ment et nécessairement en dehors du confluent des
Nous ferons également remarquer qu’il n’est pas commun de voir un corps étranger introduit par les voies digestives, oblitérer l’urèthre.
Dilatation ampullaire et thrombose de la veine saphène interne à son embouchure en imposant pour une
La dilatation ampullaire de la saphène interne à son embouchure parait, de prime abord, facile à distinguer d’une entérocèle ou d’une épiplocèle. Mais, si ce diagnostic est en général facile lorsque la veine contient du sang liquide, il n’en est pas de même lorsqu’il y a thrombose h
M. A. Pollosson, un cas de ce genre qui fut pris pour une épiplocèle enflammée et dont l’opération seule révéla la nature. Le diagnostic d’épiplocèle paraissait s’imposer par un ensemble symptomatique bien typique. Seule la coexistence de varices au membre intérieur du même côté aurait pu faire émettre quelques réserves, mais hernies et varices n’ont jamais passé pour incompatibles.
Grossesse tubaire et hématocèle cataclysmique.
11 s’agit ici de l’observation d’une malade, atteinte d’hématocèle péri-utérine foudroyante, et chez laquelle l’opération permit de constater la rupture d’un kyste fœtal tubaire,. du côté gauche, ainsi que la présence, au milieu des caillots sanguins, d’un embryon de deux mois. La trompe gauche fut réséquée et la malade guérit. Cette observation est intéressante du fait que les traces de l’embryon sont souvent difficiles à retrouver dans des cas analogues.
propos du tubage œsophagien.
nous avons peine à nous figurer pourquoi, a été dès son apparition bannie de la thérapeutique française. Et cependant, cette méthode est loin d’être inconnue chez nous ; tous les auteurs qui se sont occupés du traitement des rétrécissements cancéreux de l’œsophage en font mention, mais pour l’éliminer. Or, on conviendra qu’il est au moins curieux de voir délaisser en France un procédé souvent employé avec succès partout ailleurs.
Comme il est facile de le deviner, l'œsophago-tubage consiste dans l’introduction, au niveau du rétrécissement et par les voies naturelles, d’un tube court destiné à prolonger la perméabilité du conduit œsophagien. Ce tube, retenu-à l’extérieur par deux fils de soie, est abandonné pendant un temps plus ou moins long dans les profondeurs de l’œsophage où il dilate le rétrécissement tout en permettant l’alimentation.
Après avoir rappelé l’instrumentation de Symonds et le manuel opératoiredel’œsophago-tubage, nous nous sommes attachés à décrire, d’après notre propre expérience, le soulagement qu’il peut apporter au patient.
Nous avons abordé ensuite la discussion des principaux reproches que l’on a faits à l’œsophago-tubage et concer-
A) . Les difficultés de l’introduction ou de l’extraction.
B) . L’obstruction du tube.
C) . Son action sur le néoplasme.
Sur un cas de rétrécissement cancéreux de l’œsophage traité par l’œsophago-tubage.
Le malade qui fit le sujet de cette communication nous a permis de démontrer l’utilité du tubage dans la dysphagie surtout spasmodique. Entré à. l’hôpital avec une dysphagie '
disparaître par un simple tubage et sans qu’il y ait eu besoin d’avoir recours à une intervention chirurgicale ; et à ce propos, nous avons insisté sur le rôle du spasme musculaire dans le cancer de l’œsopbage qui tait que, chez certains malades atteints de dysphagie absolue, le cathétérisme est facile, et que, chez d’autres ayant présenté ce même symptôme à un haut degré, l’autopsie démontre un œsophage largement perméable.
rétrécissements de l’œsophage (Étude des divers procédés).
Nous avons étudié dans notre thèse les nombreuses méthodes proposées pour le traitement du cancer œsojdia— gien, en mettant en vue leurs avantages aussi bien que leurs inconvénients, puis nous en avons comparé les résultats. En d'autres termes, nous avons essayé de répondre à la ques-
Abstraction faite des cas, malheureusement trop rares, où l’extirpation de la tumeur est possible (cancer de la portion cervicale), traiter un cancer;de l’œsophage signifie, comme on l’a dit, permettre au malade de mourir de son cancer au lieu de mourir d’inanition. L’alimentation artificielle étant donc le seul but que l’on se propose d’atteindre dans la grande majorité des cas, c’est elle qui nous a servi de base dans la classification des multiples procédés de traitements proposés :
pouvant s’appliqu
considéré l’œsopliagectomie appliquée aux néoplasmes limités du tiers supérieur de l’œsophage, comme une intervention sérieuse, parfaitement légitimée. Mais, dans les cas où la lésion n’est plus limitée à l’œsophage, nous considérons le traitement palliatif comme préférable, l’extirpation nécessitant alors des délabrements immenses, tout en étant forcément incomplète.
Ouant au traitement palliatif, l’étude des publications étrangères nous a montré que nombre de procédés considérés comme mauvais ou dangereux chez nous, constituent ailleurs des procédés de choix. C’est ainsi que Von Liebermeister est partisan de la dilatation temporaire progressive par le cathétérisme fréquemment répété, et que pour Voigt la crainte d’une perforation est insignifiante visè-vis des avantages que le malade peut retirer d’un cathétérisme habilement fait.
Ailleurs, Senator et Schreiber usent de la dilatation forcée. Ce dernier emploie même un dilatateur spécial avec lequel il traite les rétrécissements cancéreux de l’œsophage
Sur un cas de gangrène de la peau de la paroi antérieure de l’abdomen consécutive à l'application prolongée d’une vessie de glace. Autoplastie. — Pathogénie de la lésion.
Ces sortes d'accidents sont rares, eu égard à l’emploi si fréquent de la glace en application sur l’abdomen ; il est utile, cependant, de connaître leur possibilité pour ne pas s’exposer à des mécomptes dans l’emploi de cet agent thérapeutique. Béhier, Brandt, MM. Tripier et Bouveret en ont signalé chacun un cas. Chet la malade qui fit le sujet de notre communication et que nous avons observée dans le service de M. A. Pollosson, l’application d’une vessie de glace sur l’hypogastre avec interposition (Tune toile cirée, détermina, au bout de trois semaines, une large gélure du deuxième degré, mesurantO centimètres sur 18. Cetlelongue réfrigération avait été prescrite en présence d’accidents péritonéaux d’origine appendiculaire. Après avoir attendu en vain, pendant deux mois et demi, la cicatrisation de sa
plaie, la malade se décida à entrer à l’hôpital. La lésion,
particulièrement atone, nécessita pour sa guérison six interventions autoplastiques et un séjour de neuf mois dans le service. Ces interventions, faites successivement par MM. Pollosson et Jaboulay, comportèrent quatre autoplasties par glissement, une greffe italienne prise sur la face antérieure de l’avant-bras, et des greffes d’Ollier.
La glace était ici la cause déterminante de la lésion à n’en pas douter; mais le fait que la gangrène se produit dans certains cas et pas dans d’autres, malgré le même procédé et une même durée dans l’application, prouve qu’il faut admettre l’intervention d’autres facteurs.
L’action vaso-constrictive de la glace, invoquée par
Brandt, étant la même dans tous les eas, ne saurait fournir une explication satisfaisante. D’après M. Tripier, ce sont des altérations vasculaires qui déterminent les accidents qui nous occupent et expliquent l’atonie des lésions analogues. Ces altérations vasculaires, nées dans les vaisseaux du péritoine pariétal (péritonite pariétale), se propageraient aux
D’autre part, le cqs de gélure cité plus haut, de MM. Tripier et Bouveret, et où il s’agissait d’une fièvre typhoïde compli-