‹ Concours d'agrégation, janvier 1901, section de pathologie interne et de médecine légale. Titres et travaux scientifiques du Dr P. ChatinChapitre 3 sur 4 · MEDECINE EXPÉRIMENTALE · texte numérisé non relu

MEDECINE EXPÉRIMENTALE

Contribution expérimentale à la recherche des streptocoques dans l’air atmosphérique (Travail du laboratoire de M. le P' Bondet). Thèse inaugurale, 1893.

L’idée directrice de ce travail qui nous a été donnée par M. le P' agrégé G. Roux était celle-ci : la recherche des microorganismes pathogènes dans l’air atmosphérique par le procédé de dissociation sur plaques de gélatine est longue et compliquée : il serait désirable de connaître un milieu optimum pour chaque microorganisme, milieu tel, que le germe cherché s’y développe à l’état de culture pure, quand on l’ensemence par passage direct de l'air incriminé. M. G. Roux par des tâtonnements successifs est arrivé à des résultats très satisfaisants pour le muguet, qui, sur dep tranches de citron ou de carotte se développe â l’état de culture pure, quand on fait passer à leur surface un certain nombre de litres d’air recueillis dans des salles d’hôpital. — M. G. Roux est arrivé à des résultats analogues, quoique beaucoup moins satifaisants, pour le streptocoque en se servant de la solution de touraillon et c’est dans ce sens que j’ai pratiqué mes recherches expérimentales.

Mon travail comprend -d’abord une revue d’ensemble des recherches faites sur les germes pathogènes de l’air montrant combien rarement ils ont pu être isolés.

Le procédé que j’ai employé a consisté à faire passer de 50 à 60 litres d'air dans une solution acide de touraillon 5 à •/» A l’aide de l’appareil de MM. Strauss et Wttrtz. Le streptocoque se développe bien dans ce milieu, et M. Roux avait pu obtenir directement une culture suffisamment pure pour produire un érysipèle chez le cobaye.

Les cultures premières que j’ai obtenues étaient toujours extrêmement impures, et il m'a fallu pour achever la sélection trouver un autre milieu d’élection pour le streptocoque. Con-

par Achalme et d’autres auteurs.

Il est bien certain, d’autre part, que le contage par l’air doit exister, notamment pour l’érysipèle. Les faits d’observation positifs à cet égard sont nombreux et je n’ai pas à les rappeler; Il n’est pas sans intérêt, je crois, cependant, d’apporter dès faits expérimentaux à l’appui de ces observations cliniques, ê un moment où la contagion par les milieux ambiants, et par l’air notamment, est de plus plus en reléguée à, l’arrière-plan, pour faire place aux théories de la contagion immédiate ou de l’infection par les microbes vivants en parasite sur.les muqueuses. Peut-être une contagion par l’air peut-elle nous expliquer les septicémies d’origine bronchique si fréquentes dans lêS' hôpitaux d’enfants el dues, la plupart du temps, au strepto-

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