‹ Concours d'agrégation, section d'anatomie et d'histologie, année 1897-1898, exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 3 sur 4 · DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE · texte numérisé non relu

DE MÉDECINE ET DE CHIRURGIE

Empoisonnement par le phosphore.

Jeune malade de 16 ans qui s’empoisonne à l’aide d’une infusion d’allumettes dans du pétrole.

Phtisie aiguë, œdème du larynx.

Union médicale du Nord-Est, avril 1877.

Kyste énorme du rein par un calcul enchatonné dans un calice.

Fibrome utérin.

Femme de 4i ans. Élimination spontanée du fibrome par le vagin. Ablation à l’aide de l’écraseur.

Hernie étranglée. Perforation intestinale.

Réduction de la hernie. Deux mois après, phénomènes d’occlusion intestinale et de péritonite, perforation intestinale au niveau de la partie moyenne du jéjunum.

Pyélonéphrite calculeuse (Calcul

Abcès séreux de la cuisse.

Périhépatite hémorragique

présentant tous les signes d’une <

Tumeur maligne (sarcome) de la vulve et du pubis, développée chez tin enfant de 5 ans.

atre récidives. — Généralisation. — Infiltration de la paroi abdomina

Péritonite enkystée traitée par le drainage et les injections antiseptiques.

(Enfant de 5 ans. Service du D' de Saint-Germain).

Deux observations de paralysies chez des enfants.

consécutives. — Pied-bot équin paralytique chez un enfant

Sur une forme de contracture généralisée observée chez les enfants.

De la Diphtérie à l’hôpital des Enfants-Malades pendant l’année 1882.

Hématome du sterno-mastoïdien chez les enfants nouveau-nés.

De la tuberculose du testicule chez les jeunes enfants.

Observations de paralysies secondaires chez les enfants.

De l’étranglement herniaire chez les enfants.

Diagnostic des tumeurs de la fosse iliaque chez l’enfant.

Des calculs vésicaux chez les enfants. De leur traitement.

Goitre exophtalmique chez l’homme

Quelques expériences sur les infections secondaires dans la tuberculose pulmonaire

Observations d’entérite muco-membraneuse.

Insuffisance aortique par rupture valvulaire chez un bicycliste.

Rétrécissement de l’artère pulmonaire.

La contagion de la Tuberculose.

in Revue internationale, scientifique, littéraire, artistique, mai" 1896.

Observations de diabète chez le mari et chez la femme.

Néphrite gravidique grave. Urémie et éclampsie. Saignée, transfusion, guérison

In Revue générale de clinique et de thérapeutique (Journal des Praticiens) Paris 1897.

De l’adénolipomatose symétrique

Un malade âgé de 32 ans, alcoolique avéré, présente des tuméfactions lipomateuses, diffuses, distribuées symétriquement au cou (région sus-hyoïdienne), à la face (région préauriculaire), à la tète (régions rétro-mastoïdiennes), à la nuque et aux aines. De la masse inguinale descend, le long de la face interne des cuisses, un cordon induré (tronc lymphatique très probablement). Dans ces différentes zones lipomateuses, mollasses, on petit percevoir, dans la profondeur, des ganglions plus durs.

Le malade a le faciès d’un leucocythémique ; pas de leucémie; il n'v a qu’une légère augmentation du nombre des globules blancs ; mais le sang est remarquablement plus riche en leucocytes de la première variété (petits mononucléaires). La rate est un peu augmentée de volume.

Le malade présente, en outre, quelques phénomènes qui font penser à de la compression médiastine.

Enfin, il se cachectise vite, malgré une alimentation abondante et copieuse (pas de tuberculose, pas de modifications des urines).

Il s’agit, en somme, d’un cas semblable à ceux que MM. Bucquoy, Siredey, Hayem, Dalché ont présentés récemment à la Société ; on en trouve plus de 70 cas dans la littérature médicale, sous les noms les plus divers (gangliites névromes plexiformes, lipomes multiples, lipomes symétriques d’origine nerveuse, lipomes diffus du cou et de la

Toutes les observations sont remarquables par leur similitude, elles paraissent calquées les unes sur les autres. Elles constituent manifestement une variété spéciale bien nettement déterminée de tumeurs lipomateuses symétriques entièrement distinctes des lipomes circonscrits vrais, multiples et symétriques, des pseudo-éléphantiasis symétriques des membres inférieurs (Mathieu, Debove) et des pseudolipomes susclaviculaires de M. Potain et de Verneuil, quelques puissent être d’ailleurs ses affinités pour ces dernières affections. Ainsi dégagée, la maladie présente non seulement

une pathogénie spéciale, comme nous espérons l’avoir prouvé

pathogénique une dystrophie liée à une altération thyroïdienne ou à des troubles sécrétoires des glandes sébacées de la peau, après avoir également repoussé la théorie nerveuse classique, nous avons émis l’opinion que l’affection a son

origine dans les ganglions et vaisseaux lymphatiques, et qu’elle est cependant entièrement distincte de la lymphadénie. (M. Hayem avait en effet, chez son malade, porté le diagnostic de lymphadénie ganglionnaire à forme lipoma-

En effet : i° ces tumeurs se développent dans des endroits où normalement se rencontrent des ganglions (iUne faut pas oublier que dans certaines régions où communément on ne décrit pas de ganglions, ceux-ci existent néanmoins, comme l’ont démontré l’anatomie et la pathologie ;

2° L’infiltration graisseuse gagne dans la profondeur en suivant le trajet des lymphatiques (Thèse Marçais 1894) ;

3° Elle s’accompagne souvent de symptômes médiastinaux qui sont nécessairement d’origine ganglionnaire;

4* Dans les masses lipomateuses on parvient fréquemment à percevoir des ganglions indurés. Cette constatation a été faite par l’exploration clinique et au cours des opérations ;

5” Dans l’une des rares relations d’autopsie que nous possédons (Thèse Darbez 1868), on a noté une infiltration généralisée des ganglions sous-maxillaires, axillaires, inguinaux, mésentériques et bronchiques ;

6“ On a vu les tuméfactions lipomateuses coïncider avec un état éléphantiasique de la peau, avec des varices lymphatiques et des lymphangites ;

7° La possibilité de l’hypertrophie de la rate, d’une leucocytose légère, la rareté des petits globules blancs mononucléaucs sont encore en faveur de l’origine lymphatique de ces productions;

8" Enfin l’aptitude que présentent parfois les tuméfac-

peut guère s’expliquer que par une connexion intime avec le système circulatoire. Faut-il admettre comme processus dans la néoformation une dégénérescence graisseuse primitive des ganglions et assimiler les tuméfactions aux pseudo-

lipomes des ganglions signalés par Weber? Faut-il, au contraire, invoquer l’existence d’une adénite primitive ou péri-adénite graisseuse secondaire suivant le mécanisme mis en évidence déjà depuis longtemps par Virchow et comparer les productions lipomateuses péri-ganglionnaires aux périnéphrites graisseuses ?

Voilà des points que seules les recherches anatomopathologiques ultérieures pourront éclaircir.

En résumé, pour nous, les productions lipomateuses diffuses ont pour point de départ un processus général et il s’agit d’une maladie du système lymphatique ayant beaucoup de points de ressemblance avec l’adénolymphocèle.

i. De la rate dans les maladies infectieuses.

Revue générale. Presse médicale, . 894 .

Page 1