‹ Concours d'éloquence de 1876 [microforme]Chapitre 8 sur 14 · TITI · texte numérisé non relu

TITI

Tout était fini: les léngucs années d'humiliations, les rsécutions de l'envie, l’ingratitude des hommes, la ernjère apparence de gloire humaine. -Americo Ves- :pucei donnait au nouveau continent son nomd'Amérique. Cependant ni l'œzvre, ni ie nom de Colomb ne devaient pe Semblable au voyageur, qui âyant'à franchir une aute montagne, ne prend aucun repos ‘avant d'avoir atteint le sommet, nous nous sommes hâté de raconter la vie de notre héros; mais arrivé au terme, le voyaeur s'arrête et contémple le vaste spectatie dont il jouit ; ainsi ferons-nous pour Colomb.

Afin de rehausser la g'andour do la découverte dt

Nouveau-Monde, dès le début de l'entreprise apparaissent trois figures dans laquelles on a reconnu la Foi, l’Esérance et la Charité: la Foi, représentée. par Colomb ui-même, qui fut toujours guidé par. elle ; l’Espérance, montrée par la grande et aimable Isabelle, qui fut toujours l'astre tutélaire du marin; la Charité, symbolisée par ce moine franciscain, dont le zèle fut à touto épreuve. Mais entre ces trois figures, rayonne surtout celle du marin qu’environne toute la troupe sacrée des vertus, grandeur d'âme, générosité, pores courage, dons de l'esprit, qualités du cœur, noblesse de manières, où vous retrouverez-vous ailleurs à un plus haut dégré ? Disons seulement pour résumer toutes les vertus, dont la vie du héros offre le spectacle continuel, que les pastours et les fidèles du troupeau du Christ, ravis d’une conduite si chrétienne, conjurent à l'envi le Pontifo suprême de décerner à Colomb les honneur de l'autel. Avec l'or des Indes, il voulait racheter le tombeuu de Jésus-Christ, ce tombeau sacré que l'Europe indifférente abandonnait aux mains faastiquos des musulmans. Il reconnait lui-même que c’’:112 Sainte-Trinité qui a fait naître et grandir en lui la pensée ee pouvait aller par mer d'Occident en Oriont. D'ailleurs que valaient ces témoignages d'auteurs anciens, ces récits des voya-

geurs qui avaient entrevu des terres auxquellos per-

sonne n’s.vait osé aborder. |

Nous le demandons : n'était-il point un Prophète, l’homme qui, la veille au scir de la découverte du Nouveau Morde, annonçait le joyeux événement du lendemain ? N'était-il pas un Voyant d'Israël, celui qui au retour du second voyage, assurait à son équipage affamé que dans trois jours l’on serait dans les eaux du Cap Saint-Vincent ? celui qui, plusieurs mois d'avance, désignait du nomde Sainte-Trinité, cette ile qui lui apparût la première, couronnée de. trois sommets ? Jesus- Christ ne reconnaissait-il pas pour le Messager de sa - Croix, le héros-qui dans la Véga-Réal d'Hayti, plantait une croix miraculeuse que les indigènes essayérent en vain d’arracher, et qui, mutilée par des mains pieuses, se renouvelait d'elle-même. Aussi ne nous étonnons

point des épreuves de Colomb, ni de la grandeur de son œuvre. :

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