HYSTÉRIE
Des attaques de sommeil hystérique, in-8“ de 52 p. {Arch. de neurologie., 1888.)
Description clinique de cet état de mal dans laquelle on trouve la première idée de nos recherches sur la nutrition dans l’hystérie.
Considérations de la courbe des excrétions dans Iattaque de sommeil hystérique (avec M. H. Gathelineau). Sera analysé ultérieurement avec la nutrition dans l’hystérie. (Nouv. Icon. de la Salpêtrière, 1890.)
Dell’ influenza di una intossicazione o di una malattia anteriore sulla localizzazione e sidla forma deifenomeni isterici. (Morgagni, 1888.)
L’attitude et la marche dans l’hémiplégie hystérique. [Nouv. Icon. de la Salpêtrière, 1888.)
L’hystérie dans l’armée allemande. [Ibid., 1890.)
Considérations sur les ecchymoses spontanées et sur l’état mental des hystériques, in-8“, 24 p. {Ibid., 1890.)
Dans ce mémoire, sont exposées pour la première fois les idées de M. Charcot sur l’état mental des hystériques tel qu on le comprend aujourd’hui. L’hystérique n’est pas
un simulateur, c’est un suggestible à la merci des impressions venues de lui-même {sugg. intrinsèques) rêves,
les cauchemars de la nuit et les incidents de la vie journalière; ou des personnes qui l’environnent {sugg. extrinsèques). Il faut tenir compte dans l’appréciation de cet état d’esprit de la fréquente association de l’hystérie et de la dégénérescence mentale.
La suggestibilité est telle chez l’hystérique qu’elle peut produire par un mécanisme psychique des ecchymoses dites spontanées dont la constatation a pu jouer parfois un rôle considérable au point de vue médico-légal.
De la superposition des troubles de la sensibilité et des spasmes
de la face et du cou chez les hystériques, in-8“ de 40 p.
{Nouv. Icon. de la Salpêtrière, 1889.)
J’ai noté nettement la superposition des troubles de la sensibilité et des spasmes de la face et du cou chez les hystériques. Chez ces malades, lorsque le sterno-mastoïdien est contracturé par exemple, il existe une bande d’anesthésie ou d’hyperesthésie exactement superposée au muscle ; de même pour les contractures de la langue, de l’orhiculaire des paupières, etc. On comprend l’intérêt de cette constatation dans les cas difficiles où souvent, lorsqu’on était en présence de phénomènes hystériques méconnus, on n’a pas hésité à intervenir chirurgicalement en causant le plus grand préjudiee au patient.
Contribution à l’étude des troubles trophiques dans l'hystérie, in-8" de 32 p. {Ibid., 1889. Avec M. Dutil.)
Première description complète après la leçon de M. Charcot de l’œdème bleu des hystériques avec observations.
Ajouté à la deseription faite antérieurement de l’atrophie musculaire d’origine hystérique que celle-ci peut envahir parfois des membres indemnes de paralysie ou de contracture ; qu’il peut exister des secousses fibrillaires dans les
territoires musculaires en voie d’atrophie; que parfois l’atrophie peut s’accompagner de réaction de dégénérescence. (Vigoureux.)
Des troubles trophicjues dans thystérie, (Thèse d’Athanasio.
Paris, 1890.)
L’auteur de cette thèse, faite sous notre direction à la Salpêtrière, dans le service de M. Charcot, s’exprime ainsi (P- 11) : .
« Le tableau suivant renferme la classification que nous avons adoptée dans la description de ces troubles. Il est inutile de dire que cette classification qui nous a été proposée par M. Gilles de la Tourette...
Classification des troubles trophiques dans l’hystérie
(Gilles de la Tourette)
TVT . . . 1 Rougeurs.
A. Non spécialisés .. . . | Erythèmes passagers.
I Eruptions vésiculeuses.
Pemphigus.
Vitiligo.
Zona simple et gangréneux.
! Calvitie.
Chute des cheveux.
— — ongles.
Ecchymoses spontanées.
Hémorrhagies cutanées.
Gangrène symétrique des extrémités.
Névrose vaso-motrice.
OEdème bleu.
Gonflement du cou.
— des seins.
Galactorrhée.
Sueurs locales.
I Lésions des appareils ligamenteux pérl-articulaires.
Rétractions fibro-tendineuses.
D. Atrophie musculaire.
Contribution à l’étude des bâillements hystériques. (Avec MM. P. Blocq et Huet, ISouv. Icon. 1890.)
B. Troubles vaso-mo- ] teurs et sécrétoires. .
A. Troubles trophiques de la peau et de ses dépendances.
Véritables attaques hystériques analogues chimiquement aux autres paroxysmes et dont les tracés respiratoires sont fort intéressants à considérer.
Note sur quelques paroxysmes hystériques peu connus : attaques à forme de névralgie faciale; de vertige de Mémère. (Progrès médical, août 1891, et thèse Artières. Paris, 1891.)
Première description des attaques de névralgie faciale d’origine hystérique jusque-là confondues avec la prosopalgie ordinaire. Caractères particuliers : la névralgie part d’une zone hystérogène située sur un trajet nerveux ou dans son voisinage; elle s’accompagne des phénomènes de l’attaque qu’on disait autrefois déterminée par la douleur même de la névralgie, alors que celle-ci n’est en somme qu’une aura douloureuse; la pression de cette zone détermine une attaque à forme névralgique ou arrête l’attaque, ce qui explique la compression empiriquement employée dans certains cas de névralgie faciale. En déplaçant la zone hystérogène à l’aide de moyens appropriés, on peut foire cesser les névralgies les plus rebelles et sauver les malades d’une intervention chirurgicale toujours nuisible en pareil cas.
J’ai montré pour la première fois qu’une zone hystérogène de l’oreille pouvait déterminer les phénomènes bien connus du syndrome décrit par M. Charcot sous le nom de vertige de Ménière. L’analyse des urines, comme dans les cas pi'écédents, permet d’éviter une erreur qui, cliniquement, est presque toujours commise.
Les traumatismes cérébraux et médullaires dans leurs rapports avec la médecine légale. (Rapport imprimé au Congrès international de médecine légale ; avec M. Vibert, 1889.)
Dans cette partie du rapport nous exposons les théories sur la névrose traumatique et concluons à son assimilation
complète à l’hystéro-neurasthénie, question à laquelle nous avons ultérieurement consacré tous les détails qu’elle comporte dans notre Traité clinicjue et thérapeutique de r hystérie.
La nutrition dans l’hystérie, in-8“ de 116 p. Lecrosnier et
Bahé, 1890. — Le sang dans l’hystérie normale. Progrès
médical, 1891 (avec M. H. Gathelineau).
Les éléments de ce travail ont été recueillis pendant les années 1888, 1889, 1890, 1891 dans le service de M. le professeur Charcot à la Salpêtrière.
Nous avons d’abord démontré par une série d’analyses que chez l’hystérique, en dehors des manifestations pathologiques de la névrose autres que les stigmates permanents, la nutrition s’effectue normalement.
Étudiant le paroxysme hystérique, nous avons montré qu’il était justiciable d’une formule chimique que les travaux ultérieurs de MM. Grasset, Ghantemesse, etc.,ont confirmée. Cette formule est caractéristique de tous les paroxysmes quels qu’ils soient : attaques convulsives, de toux, de bâillements, de chorée rhythmée.
L’hystérique normal, de poids moyen, excrétera par exemple dans les vingt-quatre heures 12 à 1500 grammes d’urine, 40 à 50 grammes de résidu fixe (rapportés à 1000 c. c. d’urine) comprenant pour les éléments principaux et la totalité du liquide excrété 18 à 25 grammes d’urée; 8 à 10 grammes de chlorures, 2 à 2 gr. 50 de phosphates; des sulfates, etc.
A propos des phosphates, il importe de faire remarquer que ceux-ci se divisent en phosphates alcalins (soude et potasse) et en phosphates terreux (chaux et magnésie). Les phosphates unis aux bases et les phosphates unis aux terres se présentent dans des proportions normalement différentes.
C’est ainsi, par exemple, qu’étant donnée une moyenne de 2 gr. 50 pour l’acide phosphorique des vingt-quatre heu-
res, les phosphates alcalins pèseront 1 gr. 90 cent, et les phosphates terreux 0 gr. 60 cent., c’est-à-dire que nous aurons 33 parties de phosphates terreux pour 100 parties de phosphates alcalins ; la proportion normale est donc comme 1 terreux est à 3 alcalins.
Or, pour la période de vingt-quatre heures comprenant un paroxysme hystérique de moyenne intensité comparée à la période des vingt-quatre heures antécédentes d’état normal, nous notons :
r Que le taux du liquide urinaire reste sensiblement le même ; la première miction qui suit l’accès étant toutefois le double ou le triple d’une miction normale, ce qui avait pu faire croire à l’existence de la polyurie qui est relative et non vraie.
2“ Que le taux du résidu fixe est notablement diminué ; rapporté à 1.000 c. c. il tombe de 40 à 50 grammes, moyenne normale, à 30 grammes environ pour 1.000 c. c.
3® L’urée de la moyenne de 18 à 25 pour la totalité de l’urine des 24 heures tombe à 13 ou 14 grammes.
4® L’acide phosphorique total, de la moyenne 2 gr. 50 tombe à 1 gr. 25 environ. Ici se place une particularité très caractéristique : les deux variétés de phosphates ne subissent pas une décroissance parallèle. Chez un malade qui à l’état normal excrète par exemple 2 grammes d’acide phosphorique total dans les 24 heures se décomposant en alcalins 1 gr. 40 et terreux 0 gr. 60, on a pour la période de paroxysme des 24 heures ; acide phosphorique total ; 0 gr. 95 se décomposant en terreux 0 gr. 43 et alcalins 0 gr. 52, c’est-à-dire que la proportion des terreux aux alcalins, au lieu d’être comme 1 est à 3, tend à devenir comme 1 est à 2, ou 1 est à 1 dans certains cas. C’est ce que nous avons appelé Y inversion de la formule des phosphates qui, jusqu’à présent, paraît être avec les phénomènes susénoncés caractéristique du paroxysme hystérique.
5® Les chlorures, les sulfates, etc., sont également dimi-