I.- PATHOLOGIE GÉNÉRALE ET RECHERCHES EXPÉRIMENTALES
Injections de sérum artificiel chez les tuberculeux. — En collaboration avec M. le Professeur Carrieu. !V> Congrès français de Médecine interne. Montpellier 1898.
Reprenant les tentatives de Hutinel et de Sirot en vue d’établir
sujets une dose de 20 cent. cub. de sérum artificiel dans le tissu cellulaire sous-cutané.
n“ 2 de Grancher ; une chloro-anémiqae à sommets suspects ; un blond Dénitien à terrain favorable à l’éclosion bacillaire, ne nous ont donné que des résultats négatifs; la température, dans les heures qui suivaient les injections, a présenté, sans modification appréciable, la variation diurne normale. Ajoutons, toutefois, que l'examen des crachats, dans les trois cas mentionnés, a été négatif quant à la recherche du bacille de Koch.
Ces recherches ont été continuées par le docteur Fonseca y Oalvo, dans le service du professeur Carrieu, et ont, comme les nôtres, abouti à des résultats négatifs. L’adulte est, peut-être, moins sensible que l’enfant à ces injections salines.
L’intérêt de celte méthode, incertaine même entre les mains de
ceux auxquels elle a fourni des résultats positifs, est aujourd’hui
complètement effacé par la faveur grandissante des méthodes nou¬
velles ; séro-diagnostic d’Arloing et Courmont, cylo-diagnostic, épreuve du vésicatoire, inoscopie, cultures sur milieux spéciaux.
Recherches biologiques sur la Sueur
! — o«,oH, chiflre
2» Il oscille, suivant les individus, entre mum et — o".46 chiffre maximum.
la quantité de chlorure de sodium contenue dans la sueur.
6 ) Toxicité de la sueur de l’homme normal. - Divers expérimentateurs se sont déjà occupés de la toxicité de la sueur. Parmi eux, par ordre de date, citons Rôhrig, Queirolo, Gapitan et Gley, Cabitto, Arloing, Charrin et Mavrojannis. Tandis que les uns, en majorité, trouvent la sueur pe.u ou pas toxique (Queirolo, Oapitan et Gley, Cabitto, Charrin et Mavrojannis), les autres la trouvent très toxique: Rôhrig avec 3 cent. cub. de sueur et Arloing avec i5 à nS cent, cubes de sueur par kilogr. d'animal, ont obtenu des effets Irès violents et la mort des animaux.
Nous avons voulu reprendre personnellement ce sujet et nous nous sommes placés dans des conditions d’expérimentation tout à .
aussi pure et aussi aseptique que possible, afin de n'étudier absolument que le liquide secrété par les glandes sudoripares, à l’exclusion de lous les autres produits cutanés, et d’éviter des erreurs pouvant provenir de ce que Ton injectait peut-être un liquide vecteur de ger-
Pour arriver à ce double résultat : n'injecter qu’une sueur pure et aseptique, voici dans quelles conditions nous nous sommes
ment constant de la température pendant l’injection, avec une réaction thermique se produisant parfois dans les heures qui suivaient ; un ralentissement constant du nombre des battements du cœur et des mouvements respiratoires ; de la diarrhée survenaat
après l'injeclion ; des mictions nombreuses, qui n’onl jamais été hémaluriques, ni hêmoglobinuriques ; une action irrégulière sur la
lion de poids d'une centaine de grammes durant quelques jours après l’injection.
Ces effets sont identiques, comme nous nous en sommes assurés, i ceux que produisent des injections intra-vasculaires d’eau salée et de sérum artificiel.
De ce premier groupe d'expériences, dans lesquelles tous les animaux injectés ont survécu indéfiniment, nous croyons pouvoir conclure que la sueur de l'homme sain n'est pas toxique, à la condition d'être absolument pure et aseptique.
vingt heures et trois jours après l’injection.
déjà décrits; deux fois, cependant, les animaux ont présenté des
après celles-ci, possède des propriétés toxiques faibles, mais réelles, \aque.
d) Toxicité de la sueur des paralytiques généraux. — Nous avons fait i6 expériences avec des sueurs provenant toutes de malades à la 3* période de leur paralysie générale.
Les quantités injectées ont varié de 116 à 876 centim. cubes par kilogramme. ^
Celle sueur a produit des effets physiologiques semblables à ceux de la sueur normale sur la température, la respiration, le tube digestif, les mictions et la pupille.
Ses effets sur le cœur ont été, au contraire, tout différents ; tandis que la sueur normale abaisse le nombre des battements cardiaques, la sueur des paralytiques, sauf dans un cas, l’a toujours augmenté, et cela dans la proportion de 10 à 3o pulsations par minute.
Formule cytologique, — Réaction cellulaire nulle dans deux cas,
très discrète dans huit, discrète dans treize, marquée dans sept, accentuée dans quatre, avec polynucléose.
Il n’existe aucun rapport entre la nature ou la période évolutjve d'une paralysie générale et sa formule cytologique.
Il y a, dans la paralysie générale, deux types de lymphocytose : microlymphocytose et macrolymphocytose ;
La microlymphocytose, généralement discrète, paraît répondre à une évolution très lente, à des cas immobilisés dans une quelcon-
La macrolymphocytose, ordinairement plus abondante, paraît répondre à des processus en activité actuelle, dont les progrès et la marche étaient cliniquement plus rapides au moment où l’on a fait l’examen cytologique.
La présence, plus rare, d’une polynucléose plus ou moins abondante, co'fncide avec des incidents évolutifs venant précipiter la marche de la maladie, et traduisant un travail plus actif, inflammatoire ou simplement congestif, du côté des centres nerveux (agitation intense et soutenue, enraidissement, attaques épileptiformes et apoplecliformes). On est même en droit de se demander si
Nous pensons que, sous certaines réserves, on peut accorder quelque valeur pronostique aux variations qualitatives de la formule cytologique dans la paralysie générale. Si la microlymphocytose, même persistante, a une valeur pronostique assez contingente, la macrolymphocytose avec ou sans polynucléose, prouve généralement l’activité du processus, et la constatation d’une macrolym-
espacées les unes des autres, équivaut à la preuve de la continuité du travail pathologique qui s’accomplit : c’est, en d’autres termes,
d évolution ininterrompue, et partant, de marche plus rapide.
Sur le diagnostic de nature des méningites tuberculeuses. Valeur de la perméabilité è l’iodure et des inoculations au cobaye. Société des Sciences Médicales, 3 juillet 1908. Montp. Méd. n" 41, p. 344. La perméabilité des méninges k l’iodure de potassium dans la méningite tuberculeuse est un phénomène inconstant et sans valeur diagnostique. Il nous a manqué deux fois dans deux méningites tuberculeuses
cryoscopie et l’épr
de leur degré de toxicité, la méthylène.
Le paroxysme se marque par une phase d’oligurie, avec albuminurie et cylindrurie, par une diminution considérable du nombre des molécules urinaires éliminées, aussi bien des molécules totales que des molécules élaborées moyennes, par une augmentalioD du rapport — qui atteint un taux aussi élevé qhe dans les néphrites, et marque une fermeture du rein.
Après le paroxysme, ces divers phénomènes diminuent d’intensité jusqu’au retour à la normale, dans les périodes iulerparoxystiques, quand le malade ne s’est plus exposé au froid depuis un certain
tant dans la genèse de l’accès hémoglobinurique ; ils dénotent une congestion rénale a frigore violente qui, par bien des points, se rapproche d’une véritable néphrite transitoire.