‹ Concours pour l'agrégation, 1903-1904, section de pathologie interne et de médecine légale. Exposé des titres et travaux scientifiquesChapitre 4 sur 6 · II. — TRAVAUX CLINIQUES' MÉDECINE ET ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

II. — TRAVAUX CLINIQUES' MÉDECINE ET ANATOMIE PATHOLOGIQUE

1. Les/ormesaüec eœeîYata sonttantôtsimples, tantôt s’accom. pagnent d'aclès nuisibles, délictueux ou criminels.

a) L'Fpüepsie criminelle ou délictueuse comprend : la manie avec fureur, les impulsions à l’homicide, au suicide, l’impulsion à l'incendie, au vol, à l’exhibition, et les formes délictueuses associées.

6( VEpilepsie délirante simple comprend : la manie épileptique simple, des impulsions diverses ordinairement non délictueuses (onomatomanie, dipsomanie, actes automatiques, etc...) et l’automatisme comitial ambulatoire.

2 . Les formes avec dépression sont étudiées en deux paragraphes consacrés : le premier à la stupeur comitiale, qu’elle se produise sous forme de paralysie psychique; de simples pauses de la conscience. ou dè stupeur proprement dite ; le second à la narcolepsie épileptique.

3. Les formes alternes ou doubles, plutôt rares, sont l’objet d’une courte description.

Après avoir étudié chacune de ces modalités et en avoir fait ressortir les caractères fondamentaux, nous groupons cenix-ci dans un chapitre synthétique (Chap. III).

Nous montrons que, si l’acte épileptique est essentiellement impulsif et automatique, cela tient à ce qulV y a toujours suppression de la volonté libre au moment du paroxysme. '

Gel étal de la volonté, qui est le véritable critérium de la responsabilité de l’épileptique, est difficile à apprécier, et l’état apparent de la conscience, le degré de conservation du souvenir ne peuvent servir à l’établir dans tous les cas. Nous faisons (page 45) une élude toute spéciale de la conscience et du souvenir chez les épileptiques, et nous concluons que la conservation de ta conscience n’esl pas incompatible avec l’épilepsie, que l’inconscience est un criierium . attaquable; que conservation du souvenir est elle-raôme essentiellement contingente. Il en résulte qu’il faut se garder de baser son appréciation uniquement sur ces deux éléments: inconscience, amnésie, quiavaient été donnés comme absolument caractéristique^ de tout paroxysme épileptique.

Avant d’aborder la discussion du diagnostic, un chapitra | (Chap. IV) est consacré à Vétiologie et à la pathogénie de l’épilepsie j

psychique ainsi qu’à sa physiologie paihologiqué. Nous ne pouvons ici reprendre la question, qui nécessiterait de beaucoup trop longs développements. Un mécanisme, peul-êire différeni suivant les cas, permettrait d’expliquer les variations de la conscience et du souvenir (irritation, inhibition).

Troisième Partie. — Nous essayons de poser les règles du diagnostic eide la discussion de la responsabilité des épileptiques psychiques.

Le diagnostic (Chap. I) est basé sur les points suivants :

1 ® Etude des troubles morbides actuels, el des caractères de l’acte commis : brusque^ impulsif, automatique, instantané, violent, sans motifs, sans préméditation, sans complicité ; hallucinations; tendance à fuir devant soi; terminaison brusque, dépression postparoxystique, sommeil invincible ; reproduction photographique des mêmes actes à intervalles répéiés; enfin, inconscience, amnésie.

Les différencier d’actes analogues qu’on peut rencontrer dans la paralysie générale, l'alcoolisme, l’hystérie, le somnambulisme, chez les dégénérés, chez les aliénés.

2 » Etude des troubles morbides antécédents. — Modifications du caractère: caractère épileptique; troubles comitiaux antérieurs méconnus, convulsions, incontinence nocturne d’urine, accès nocturnes d’épilepsie.

Etude de l'hérédité du sujet. — (Névroses, psychoses, alcoolisme dés ascendants directs ou médiats).

4* Recherche de modifications fonctionnelles constantes.

a) En dehors de tout paroxysme ; Hypotoœicité urinaire constante cl considérable (Mairet et Vires). Ce signe est fonction de la névrose el en constitue un stigmate permanent., qu'il faut à tout prix rechercher.

Cette hypotoxicité se distinguera de celle des artérioscléreax et des brightiques par l’épreuve du bleu de méthylène; de celle de Ihystérie, par son degré plus considérable, par le caractère convulsivant de l’urjne épileptique injectée au chien; par la diminution de l’azote et du phosphore total qui accompagne les crises hystériques, au lieu que chez 1 épileptique ces éléments, comme on va

le voir, sont augmentés.

Albuminurieposl-paroxi/slique (Voisin), y) Disparition de l’hypoloxicité urinaire et retour à la toxicité normale i5o-86 centim. cubes par kilogr. Mairetet Bosc).

!) Modifications de la température générale. — Il y a d'une façon générale, au sortir du paroxysme, une réaction de 3 à 6 dixièmes de degré, tendant à faire augmenter la température .Mairet et Bosc).

Quand on aura groupé ce faisceau de preuves, on sera en mesure

La clinique répond affirmativement. Morel explique ces faits par une sorte i'hérédité progressive, les troubles psychiques augmentant d’une génération à l’autre jusqu’à ce qu'ils atteignent le dia-

champ de VhérédiU diathésîque (Ohap. VI), et saper l'hérédité dissemblablcqui admettait que les états diathésiques des ascendants pussent se transformer chez les descendants en psychoses. Or, è la

diathésique, s’associent simplement à la diathèse du descendant pour créer chez lui une folie associée, une folie névro-dialhés Donc, les diathèses ne se transforment pas par hérédité en ndurose ; elles se transmettent par hérédité, toujours dans leur et, parfois, sous forme similaire aux descendants; si ceux-ci des héréditaires diathésiques, ils sont aussi, et avant tout, des thésiques. Les troubles psychiques de ces descendants sont sous la

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posilion s'étendent singulièrement et ont besoin d'être précisées. O’eslainsi que, à côté delà prédisposilion simple, ordinaire et banale répondant à la définition précédente, force nous a été d’admettre, dans le cadre de la prédisposition, des étals morbides dont la place nosologique est, somme toute, mal définie. Il s’agit des

cuns classent dans les limites faciles et larges de la dégénérescetfcfc L’idiotie, les syndromes, constituent, à n’en pas douter, des états pathologiques parfaitement définis, et distincts de l’aliénation mentale ordinaire. Les idiots, les imbéciles,lessyndromiques,onnep6ut le méconnaître, versentavec une grande fréquence dans l’aliénation mentale : ils sont porteurs d’une prédisposition puissante à .la folie.

Dourvus d’une maladie, sont donc, de par celle* ie. Or, leur maladie est elle-même, les faits le ne héréditaire. Ils sont donc prédisposés par

lères nets et tranchés. Il n'y a rien là d’ailleurs de contraire aux lois (le la pathologie générale, qui nous montrent que les souffrances préalables d'un organe peuvent en appeler de nouvelles, d’une nature différente.

Ceci posé, la prédisposition nous apparaît tantôt dépourvue de toute marque extérieure, prédisposition sans stigmates (Chap, II), tantôt plus ou moins richement désignée à nos yeux par des signes révélateurs ou stigmates. Ces stigma les sont psychiques (stigmates intellectuels, stigmates moraux, stigmates de l’êire sentant, émotivité, stigmates de l’être voulant), ou physiques (anomalies structurales, etc...).

Les stigmates intetlectuels jOhap. III) sont ; les arrêts de développement (idiotie, imbécillité, débilité simple ou avec hypertrophie de certaines facultés, évolution intellectuelle ralentie) et les perturbations fonctionnelles de l’intelligence, (détraqués, originaux, déséquilibrés, individus à neurone intellectuel, à impressionnabilité facile, à épuisement rapide).

Les stigmates moraux (Chap. l'V) nous arrêtent plus longuement. Nous basons leur étude sur une compréheusion physiologique, et non plus métaphysique, de l’être moral, dont nous montrons le développement se faisant aux dépens de l’être sentant remanié par l’intelligence et l'éducation. Cette conception nous amène à comprendre les divers arrêts de développement moral (idiotie morale, imbécillité morale, débilité morale simple, ou avec hypertrophie de certains sentiments bons oumauvais), et les perturbations fonctionnelles, tes déviations morales (perversions morales : égcrïsme outré

nabilîtémorale anormale: philanthropie extravagante, zoophilie;— déséquilibre moral, si curieux et si important à connaître).

Les stigmates de l'être sentant (Chap.V) donnent lieu à une étude aussi approfondieque possible des manifestations de l’dmofmifd, qui

les prédisposés.

vacité, emportemeul, colère, mobilité) ;

dité convergente, tantôt par l’association de maladies physiques des parents, ou du descendant lui-même, provoquant une recrudescence des symptômes. *

prédisposiiion par hérédité nerveuse n’a aucun caractère spécial ; les descendants sont eux-mêmes des épileptiques, des hystériques, des névropathes sur lesquels nous n’avons pas à insister.

prédisposition par hérédité cérébrale, qu’elle aboutisse à une aliénation mentale névrose ou à une aliénation mentale organique, se fait remarquer par une fatigue cérébrale facile, par une impres-

excitants (émotions, alcool, etc...), par les attributs du tempérament sanguin {céphalées, poussées congestives, attaques), par des convulsions et des névroses (épilepsie, hystérie).

La prédisposition par hérédité alcoolique se traduit par des arrêU absolus du développement intellectuel, par la même impressionnabilité et la même fatigue cérébrale que dans l’hérédité cérébrale, par des perversions morales où la méchanceté et la cruauté sont à mettre en relief, par des appétences, des impulsions, par des convulsions excessivement fréquentes, par la réalisation de l’épilepsie, de l’hystérie ; par des congestions cérébrales faciles ; enfin par des stigmates somatiques aussi nombreux qu’accentués.

De la prédisposition par hérédité diathésique nous disons peu de chose : le descendant est avant tout un diathésique, et nous n'avons pas à faire le tableau des diverses diathèses.

En un mot, les prédispositions par hérédité physique sont marquées au coin de l’organicité.

Jetant un rapide coup d'œil sur ce que nous a appris cette élude de la prédisposition, nous voyons que cette dernière peut se pré-

1 “ Prédisposition sans stigmates ;

2 “ Prédisposition à stigmates peu marqués, et tels qu’on en ren-

3' Prédisposition à stigmates accentués ;

4* Prédisposition se traduisant surtout par du déséquilibre;

5" Prédisposition à forme syndromique (obsessions, impulsions, phobiesi ;

6” Prédisposition par arrêt de développement (Dégénérés véritables).

Si l’on ne craignait de forcer les analogies, on pourrait, parmi ces états, distinguer une petite insuffisance et une grande insuffisance cérébrales, de même que l’on distingue les petits et lés grands accidents du brightisme, une petite et une grande insuffisance hépatique.

La petite insuffisance, caractérisée par des accidents discrète (prédisposition sans stigmates ou à stigmates discrets), pouvant demeurer à ce stade, ou pouvant faire progressivement place à des

rioscléreux, présentant en môme temps de nombreux stigmates d’hystérie : hémihypoesthésie gauche, anesthésie pharyngée et conjonctivale, rétrécissement du champ visuel. S’esl-il agi d'une association de troubles nerveux, ou d’une manifestation inaccoutamée de la grande névrose ? Sien des raisons nous font pencher en faveur de la seconde hypothèse.

La curabilité des processus méningés tuberculeux devant les nouveaux procédés d’exploration clinique. — (Avec le D' Pagès. Montpellier Médical. Janvier 1904).

Deux observalions de processus méningés tuberculeux (lymphocytose, séro-diagnostic d’Arloing positif) qui, après une esquisse.

certains processus méningés, et d’envisager, sous ce jour nouveau, la question de leur curabilité. La cyloscopie du liquide céphalorachidien permet de préciser le champ du méningisme et de le limiter au profit de processus qui, après une phase menaçante de

Ictère grave urémique; formes rénales de l’ictère grave. — Presse médica/e 1901. (Avec M. Rigaux),

Observation d’un cas d’ictère grave pour ainsi dire foudroyant qui a évolué avec toutes les allures de l’urémie, en véritable hépaienéphrite, dont les lésions hépatiques et rénales nous ont été révélées par l’autopsio. A côté de lésioiis aiguës du foie et du rein, il

Deux autopsies de cancers viscéraux : forme hépatique du cancer de l’estomac. — [Avec M.Pagès. Société des Sciences médicales. 6 fév. 1908. Monlp. Méd.^ n® 9. page 288.)

Deux observations de cancers du pylore dont Tun sous forme d’une minuscule ulcération), latents tous les deux, et n’ayant donné naissance qu’à des troubles dyspeptiques vagues, et au syndrome neurasthénique. Tolérance et latence très longtemps prolongées; évolution néoplasique rapide du premier, avec carcinose hépatorénale et pulmonaire, foie énorme (5,i4o gr.) et ictère grave ter-

Pleurésie à pneumocoques chez un tuberculeux; lymphocytose. Société des Sciences méd/ca/es. 16 janvier \^oZ.Montp Méd.,n° 5. pag. i3o.

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