‹ Concours pour l'agrégation, 1907. Section de chirurgie et d'accouchements. Titres et travaux scientifiquesChapitre 1 sur 6 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Dans ce travail, inspiré par le professeur Fochier, nous avons cherché à déterminer à la partie inférieure de l’excavation une région anatomique dont l’influence mécanique sur la fin de la descente et le début du dégagement de la tête fœtale est considérable.

Si l’on fait dans le cylindre osseux de l’excavation (figure i ) une coupe antéro-postérieure médiane et verticale, par la symphyse pubienne et le milieu du sacrum, nous voyons immédiatement qu’au point de vue topographique l’excavation est très facilement divisible en deux régions bien distinctes super-

La première, supérieure, limitée en haut par le diamètre promonto-sus-pubien (ab), en bas, par une ligne tracée du sous-pubis (c) au sacrum, parallèle au promonto-sus-pubien et que nous appellerons le diamètre sacro-sous-pubien parallèle (cd).

Cette région est un cylindre complet à parois de partout osseuses faisant un cercle inextensible; en avant, c’est la sym-

Fio. i. — Photographie d’un bassin scié par le.milieu. (Réd. i/S environ) I

sensiblement égale à la hauteur de la symphyse, 4 centimètres en moyenne.

La diagonale de cette partie supérieure vraiment cylindrique i de l’excavation est le diamètre promonto-sous-pubien ou sacrosous-pubien supérieur, diamètre explorable du détroit supé-

La deuxième région ou inférieure de l’excavation comprend tout ce qui se trouve au-dessous du diamètre sacro-sous-pubien parallèle (cd). Mais ici ce n’estplus un cylindre à parois osseuses de toutes parts. Seule la paroi postérieure est réelle, la paroi antérieure est fictive, n’existe pas sur le bassin sec; c'est sur le vivant le plan vulvaire, l’orifice pubio-périnéal.

Nous n’avons qu’une gouttière postérieure concave de haut en bas et ouverte en avant constituée uniquement par environ les deux tiers inférieurs du sacrum. Cette gouttière est limitée en haut par un plan parallèle au détroit supérieur passant par le diamètre sacro-sous-pubien parallèle, en bas par le détroit inférieur. Plu3 simplement c’est sur notre coupe de l’excavation un triangle placé de champ, dont :

i° Le sommet (c) est au sous-pubis;

a 0 Les deux grands côtés cd et ce, l’un supérieur, le diamètre sacro-sous-pubien parallèle ; l’autre inférieur, le diamètre

3" La base est l’arc sacré inscrit entre ces deux diamètres (d e);

4° La hauteur est la verticale élevée de la pointe du sacrum (e) au sacro-sous-pubien parallèle. C’est ce triangle que nous appelons triangle de dégagement.

Le triangle de dégagement ainsi compris n'est ni le détroit moyen ni le détroit inférieur.

Il est la coupe antéro-postérieure médiane d’une région anatomique spéciale inscrite entre deux plans et haute de plusieurs centimètres.

C’est en somme une gouttière postérieure formée par le sacrum que l’on peut figurer sur une coupe médiane verticale et antéro-postérieure de l’excavation sous la forme d’un triangle placé de champ, à base sacrée, à sommet sous-pubien. Ce triangle reçoit la tête au moment où celle-ci, ayant achevé sa

au sous-pubis le sous- Après celte période < complète, la petite fout

lécaniques, la cause inévitable dans le dégagement dans la hauteur du invariables sacro-sous-pubiens. Le à la tête de s’orienter en occipitofois dans les bassins pathologiques artout, le sacrum est-il le facteur de

Le sacrum enfin est-il par là même un agent protecteur du

Nous cherchons en deux mots à déterminer si à la fin de la descente il y a des influences mécaniques d'origine sacrée qui font le bon ou le mauvais dégagement.

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