‹ Concours pour l'agrégation, 1907, section de pathologie interne et de médecine légale. Titres et travaux scientifiquesChapitre 10 sur 10 · It6g;aicinent hystérique · texte numérisé non relu

It6g;aicinent hystérique

11 s’agit d’une malade du service de notre maître, M. Mouisset. Cotte malade présèntaitla plupart des stigmates de l’hystérie. Des troubles respiratoires spéciaux étaient dignes de retenir l’attention : la respiration, normale pendant les périodes de calme, était brusquement troublée à la moindre réponse que la malade faisait à nos questions. Cette dyspnée, do type expiratoire, lui faisait entrecouper ses phrases, et s’accompagnait parfois d’une véritable tétanisation de tout l’appareil respiratoire avec suspension de la parole ; puis, brusquement, elle prononçait une suite de mots précipités jusqu’à l’apparition d’une nouvelle pose respiratoire. Dans celte période d’expiration rapide, la voix prenait des timbres divers grâce à l’intervention probable de phéno, mènes spasmodiques du côté du larynx. Le même mot était

démonstratives (Berger, Courmont, Mollard). La forme nerveuse de l’ostéomalacie sénile est assez rare (Killian, Latzko, Paviot). Notre cas est des plus typiques.

11 s’agit d’un malade entré dans le service de M. Ghappet, qui sans déformations nettes présentait des douleurs très vives à la pression des côtes, et des douleurs lombaires spontanées, signes minimum exigés pour faire le diagnostic d’ostéomalacie, mais suffisants.

Commeparticularitéonnotaitles signes nerveux suivants : une exagération très marquée des réflexes. La marche difficile, éveillant une douleur au niveau de la ceinture pelvienne à la région lombaire et costale.

Démarche à petits pas, spasmodique, impossible sans l’aide d’un bâton.

Le malade présentait le signe de Latzko (contracture douloureuse des adducteurs),donné par cet auteur comme caractéristique de l’ostéomalacie. L’autopsie a confirmé le diagnosiic.

petite tumeur lobulée, légèrement douloureuse ;-spontanément la tumeur grossit lentement.

Trois semaines après, apparition, du côté droit au même niveau, d’une même tumeur de même allure, qui grossit.

Il y a deux mois, on constate une tuméfaction,anormale au niveau des deux testicules.

A son entrée dans le service, le malade présente une tuméfaction parotidienne bilatérale, volumineuse. Les deux parotides sont prises en masse. Les tumeurs sont, au toucher, dures, fibreuses, lobulées, sans empâtement. Il existe une légère mobilité de la tumeur sur les plans profonds.

Aux teüimlei les lésions portent sur les deux épididymes qui sont volumineux durs, fibreux, sans points ramollis.

Aux poumons, signes d’induration des deux sommets. Albuminurie abondante.

Pendant son séjour à rhôpital, le malade présente trois attaques de tachycardie paroxystique, avec 216 pulsations à la minute.

Après son départ du service le malade a eu de nouvelles crises. Il revient avec des parotides augmentées de volume. On constate au niveau du bras droit des tumeurs dures, de la valeur d’une noisette, vrais scléromes musculo-aponévrotiques.

L’intérêt de ce cas résulte de la présence chez un saturnin hanal, d’accidents assez rares.

La parotidite saturnine a été bien décrite par Comby, Valence, Parisot, Croûtes.

La tachycardie paroxystique chez les saturnins est très rare. A. Merklen n’en a réuni que trois cas dans sa thèse.

Quant aux scléromes musculo-aponévrotiques, ils sont rarement signalés, et relèveraient, pour M. Poucet, de l’intoxication saturnine.

l’air, ces urines devenaient rapidement jaune ocre.

Les reolierches chimiques ont montré que cette couleur provenait de l’alcalinisation des urines et disparaissait par leur acidification.

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