Abcès dysentérique intrabépatiqnc ; collection
sous-bépatiqiie et perforation du côlon consécu-
11 s’agit d’un cas observé dans le service de M. le pro-
fesseur J. Courmont. Le malade ayant fait des séjours pro^ longés aux colonies, il se présente avec tous les signes d’une' suppuration hépatique dont il meurt. A l’autopsie on trouve une grande poche hépatique, communiquaul avec un abcès sous-hépatique s’ouvrant dans le côlon transverse.
L’examen bactériologique du pus y révéla (ponction sur le vivant) la présence du colibacille.
38. Linite plastique du pylore. Étude clinique et anatomo-pathologique.
Recberches à propos d’un cas de linite plastique pyloque observé dans le service de M. Leclerc. La tumeur ayant été enlevée par M. Delore, le malade guérit ; seize mois après il se présente encore en parfait état de santé.
Cette étude contient, outre des considérations cliniques et thérapeutiques sur la linite pylorique, une description et une discussion anatomo-pathologique de ses lésions, que des travaux récents ont remis à l’ordre du jour.
contracture des muscles delà paroi, avec de la matité dans les flancs droit et gauche. ,i
Une laparotomie est immédiatement pratiquée par M. X. Pelore. Ontrouve deux litres deliquide purulent. Ladernière portion de l’iléon est le siège de deux perforations. On enfouit; les perforations par la suture séro-musculaire.
Le malade meurt quarante-huit heures après, avec des signes de péritonite généralisée. L’autopsie montre de nomb'rèusès plaques de Peyer ulcérées.
Dans notre deuxième cas il s’agit d’un cas de typhus ambulalorius (le séro-diagnostic fut très positif), avec perforation intestinale consécutive. Laparotomie ; sutures ; mort.
L’analyse des symptômes essentiels observés chez nos malades, nous a permis de discuter la.valeur diagnostiqué do chacun.
' il ne faut pas s’attendre à trouver toujours les signes décrits par les classiques cofnme caractéristiques de la per-' foration. , :
M examen des commémoratifs est de première importance.' ' Dans un cas, la simple douleur au niveau delà fosse iliaque droitea permis dépenser à la perforation, cette douleur est généralement brusque.
La matité dam les flancs est un signe de première valeur.
Le fades grippé est un élément important de diagnostic^ Le toucher rectal doit être pratiqué toujours et peut révéler une collection dans le Douglas.
La contracture des muscles de la paroi manque dans nos deux cas, son absence ne parlera pas contre l’hypothèse de perforation.
La disparition de la matité hépatique n’existait pas Chez nos deux malades.
Nous considérons que les vomissements m méritent pas de figurer parmi les signes de début. Ils peuvent être considérés comme des accidents de la période terminale.
M, le professeur Dieulafoy a donné de la courbe thermique dans la perforation intestinale une description désormais classique,
Vabaissement brusque avec persistance de {hypothermie.',. • pour fréquent qu’il soit, peut manquer dans quelques eas. Il était absent dans nos deux observations.
Dans nos cas la tachycardie — excellent symptôme de lésions péritonéales — a fait défaut. Dans un cas même ; le pouls était à 70. .
La dyspnée est un symptôme terminal. i
11 est utile Æexaminer le sang qui présente, dans les cas de phlegmasie intercurrente à lafièvre typhoïde, une ieuco-,. cî/fuse souvent marquée.
V intervention a montré dans nos deux cas l’évolution rapide deslésions; celles-ci s’installent en quelques heures. Le pus se forme avec une rapidité .surprenante. On trouve toujours plus qu’on ne croit.
Le pronostic est des plus graves. Les statistiques oscillent entre 8ü p. 100 et 55 p. 400 de mort.
L’intervention immédiate, dès le diagnostic posé, nous paraît la seule chance de salut.