‹ Concours pour l'agrégation, 1907, section de pathologie interne et de médecine légale. Titres et travaux scientifiquesChapitre 3 sur 10 · INFECTIONS. BACTÉRIOLOGIE · texte numérisé non relu

INFECTIONS. BACTÉRIOLOGIE

II. Septicémie staphylococciqne avec pscudo-rhi. i itisme (en collaboration avec M. Lesieur).

{Société médicale des Mpilaux de Li/on, 54 janvier I905.|

La Staphylococcie à prédominance articulaire est connue. Jouannic la décrit, Bezançon, Labbé, Pietro Fiorentini ont montré expérimentalement que certaines cultures de staphylocoques injectées aux animaux frappaient les articulations avec une prédilection remarquable.

Le cas que nous rapportons est celui d’une malade observée par nous dans le service de M. le professeur Courmont. Il s’agissait d’une jeune fille âgée de vingt et un ans, sans antécédents rhumatismaux. Quinze jours avant d’entrer dans le service elle fut atteinte de douleurs polyarticulaires. Elle entre pour une nouvelle poussée douloureuse.' Rien au cœur. Le traitement salicylé fait céder les douleurs,' mais l’état général devient mauvais et la malade présente tous les signes d’une infection profonde.

Le surlendemain elle tombe dans le coma et meurt en hypertherniie. Vautopsie montra un cœur mou, un foie graisseux, une rate petite. Au cerveau la face supérieure des hémisphères et la scissure de Sylvius sont recouvertes d’un œdème gélatineux, tremblotant, assez résistant.

Les ensemencements faits successivement avec du sang prélevé sur le vivant et post mortem ont donné, en bouillon ordinaire, des cultures de staphylocoques dorés absolument pures. Mêmes résultats par la culture de l’œdème cérébral.

11 s’agit bien là d’un cas de staphylococcie généralisée avec phénomènes pseudo-rhumatismaux, et rhumatisme cérébral terminal. Toutes les cultures ont été positives et ont abouti toutes à la démonstration de la présence du staphylocoque à l’état pur. Il ne saurait s’agir ici de staphylocoques surajoutés par défaut de technique. La concordance des résultats donne la certitude. Il ne saurait s’agir

non plus d’une de ces pseudo-staphylococcies signalées par Massouis et Beco, par développement post mortem ou au cours d’affections graves d’un petit nombre de staphylocoques dans le sang. Les cocci, dans notre cas, étaient très abondants.

12. Sur un cas de septicémie éberthienne avec aspect d’anémie grave (Clinique. Hématologie. Bactériologie (en collaboration avec MM. Mouisset et Thevenot).

{Jom-nal dt Phymlogie et Pathologie générale, mai 1808. K» 3.)

Les travaux de notre maître, M. le professeur J. Courmont, sur la présence du bacille d’Eberth dans le sang des typhiques, les cas cliniques de Barjon et Lesieur, Bozzolo, Kariinski, la Revm générale (de Besançon) et Philibert, ont attiré l’attention sur les formes extra-intestinales de la fièvre typhoïde. Mais parmi toutes les observations publiées, peu paraissent démonstratives en raison des examens bactériologiques défectueux sur lesquels elles s’appuient. Notre cas, longuement suivi au point de vue clinique et accompagné d’un examen bactériologique positif et complet, peut être considéré comme un des plus typiques.

Il s’agit d’une femme de vingt-neuf ans, atteinte de rétrécissement mitral ancien, qui entra dans le service de M. Mouisset pour une infection mal déterminée. On pensa à une endocardite infectieuse aiguë (diagnostic qui ne fut pas maintenu). On songea un moment à la fièvre typhoïde, mais on rejeta définitivement ce diagnostic, en raison de l’absence de tout phénomène intestinal. La rate présentait pourtant une hypertrophie moyenne. L’affection évoluait ainsi avec une température oscillante depuis deux mois environ sans qu’un diagnostic ferme ait été porté, lorsqu’on pratiqua l’examen bactériologique du sang (ponction veineuse au pli du coude, ensemencement dans trois tubes de bouillon). L’examen des cultures fut fait dans le laboratoire de M. le professeur Arloing.

L’examen microscopique des cultures montra un bacille très mobile, se colorant par le violet de gentiane, ne

Dans 16 cas d’affections tuberculeuses chroniques ou aigues, nous avons eu les résultats suivants :

Nous n’avons jamais trouvé de bacille tuberculeux dans nos préparations au cours des affections tuberculeuses ' chroniques (tuberculose pulmonaire à évolution lente, péritonite tuberculeuse, abcès froids, rhumatisme tuberculeux). Nos résultats ont toujours été négatifs dans les cas de broncho-pneumonies tuberculeuses.

Les résultats ont été positifs seulement dans deux cas de méningite tuberculeuse avec granulie.

Ces résultats obtenus chez l’enfant concordent avec ceux obtenus antérieurement chez l’adulte par Lesieur et Gary. U. Étude bactériologrique sur la vulvite des petites filles (en collahoration avec M. le professeur Weill).

(En préparation.)

15. Tétanos à forme de paraplégie spasmodique (en collaboration avecM. le professeur Nicolas).

(SocifW médicale desMpitOiade Lyon.ii novembre 1904.)

11 s’agit de l’observation d’un malade entré dans le service de M. J. Courmont, alors suppléé par M. Nicolas. C’est un jeune homme, garçon d’abattoir, qui entre avec le diagnostic de myélite infectieuse.

La recherche des réflexes nous révèle une spasmodicité intense de ceux-ci, suivie de contracture, uniquement localisée au début au niveau des deux membres inférieurs. Le lendemain s’installent tous les signes cliniques du tétanos (raideur du tronc, crises en opisthotonos, trismus, etc.). C’est un tétanos subaigu, bien qu’au cours de certaines crises, la température se soit élevée à 40 — 40" 5, avec des sueurs abondantes.

Nous avons fait à notre malade trois injections intraveineuses de sérum antitétanique. Ces injections ont été suivies d’une amélioration manifeste et le malade a guéri complètement au bout d’un mois environ.

k la fin du travail, nous avons émis les idées suivantes

faciale suppurée, observé dans le service de M fesseur Poncet.

L’affection actuelle a débuté en 1898 par une odon localisée au niveau de la première molaire droite carié malade présente un phlegmon périmaxillaire. Dans ' se trouvent les grains jaunes avec le champignon caractéristique de l’actinomycose.

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