Concours pour l'agrégation, accouchements. Exposé des travaux du Dr Wallich
Ces différents articles forment un ensemble de 300 pages des volumes in-8 de la Revue pratique d'obstétrique et d’hygiène de l'enfance.
organes sains. En effet, bien que personne n’ait songé à décrire, comme vaisseaux lymphatiques de l’avant-bras ou delà cuisse,les fusées purulentes qui accompagnent un phlegmon de ces organes, les voies tracées par le pus dans la lymphangite puerpérale avaient été anatomiquement reconnues, et classiquement adoptées comme vaisseaux lymphatiques de l’utérus.
L'injëctionau mercure des vaisseaux lymphatiques, utile pour marquer les troncs importants, devient une méthode sans précision pour indiquer les capillaires lymphatiques, ou les fins réseaux qui
combiné au chlorure d’or, j’ai pu arriver aux constatations suivantes sur le système lymphatique sous-séreux de l’utérus, étudié chez la. femme.
par un certain nombre de réseaux très fins aboutissant à des troncs.
I. - Ces réseaux très fins sont, d’une part, constitués par des capillaires, disposés en mailles fréquemment anastomosées, d’un volume très fin, ne permettant pas souvent de les apprécier à l’œil nu, formant des couches pouvant être multipliées à l’infini dans la zone sous séreuse, depuis les parties les plus superficielles de la couche musculeuse, dans laquelle ils envoient des branches, jusque sous l'épithélium péritonéal. Ces fins réseaux m’ont paru formés de vaisseaux capillaires, beaucoup plus nombreux que les capillaires sanguins, mais ils ne dépassent le volume de ceux-ci que dans des proportions beaucoup moindres que sur l’utérus
La méthode de l’imprégnation .par le nitrate d’argent et le chlorure d’or m’a permis, dans la couche sous-séreuse d’utérus
mement fines, qui n’avaient pas été signalées dans l’utérus, aboutissant à des espaces qui ont pu être considérés, dans d’autres organes, comme un système lacunaire.
II. — Les troncs sont situés à des niveaux divers dans la sous-séreuse, les vaisseaux précédents y aboutissent, le plus volumineux mesurant 0 millim. 5, a été rencontré sur les parties latérales de la face antérieure, profondément situé, et découvert seulement par la dissection.
B. — Utérus gravide. — Le système lymphatique sous-séreux
sain chez la femme, m’a paru, tout en présentant une augmentation dans le calibre des vaisseaux qui le constituent, ne pas
, Ce système lymphatique m’a paru, comme sur l’utérus non gravide, constitué par des vaisseaux très fins et par des troncs.
1. — Ces réseaux très fins sont constitués par des capillaires largement anastomosés, étagés dans les diverses couches delà
l’orifice incomplètement dilaté, et fut chassé au-devant de la partie fœtale. L’aütre pièce consistait en un fragment de col, excisé par ML Porak au cours d'une dilatation lente.
La îMu-MiÈuE pièce était constituée par un fragment d’utérus présentant une coloration violacée, une consistance ferme, percé d’un orifice naturel (orifice du col) à bords épaissis.
L’examen histologique de cette pièce, fait sur des coupes longitudinales allant de l’orifice du col à la ligne de rupture, et sur
Tableau général.
les plus nombreuses : 98 cas sur 143 autopsies, soit les deux tiers.
Elles ont pu être subdivisées en 2 groupes :
а) Hémorrhagies.
б) Congestions viscérales.
a) Hémorrhagies. — Ces cas d’hémorrhagies sont au nombre de 58, soit plus du tiers du chiffre total ; elles comprennent : 55 hémorrhagiés intra-crâniennes, et 3 hémorrhagies abdominales.
Les hémorrhagies intra-crâniennes ont siégé 32 fois dans les; méninges seules, 16 fois en même temps dans les méninges et dans le cerveau, et 7 fois dans le cerveau seulement. Les hémor-
2° Lésions préexistantes a l’accouchement. — Ces cas au nombre de 17, ont pu être divisés en :
a) Lésions pulmonaires.
b) Hypertrophie des viscères.
d) Anasarque.
1 e) Rein polykystique.
La vie a été de courte durée dans tous ces cas, et les enfants ont présenté un développement au-dessous de la moyenne. Dans un grand nombre de cas, on a pu noter de l'hypertrophie du foie, de la rate et des reins, correspondant à une hypertrophie placentaire ; chez plusieurs d’entre eux, il y avait du pemphigus palmaire, ou plantaire, dans 7 cas hydramnios. La syphilis n’a pu être établie dans tous ces cas chez les ascendants, mais on peut voir dans toutes
les infections à streptocoques, non plus d’origine quelconque, mais d'origine puerpérale ?
3° Comment agit ce sérum sur le streptocoque d’origine puerpérale ?
' Première sème d’expériences. — Action du sérunt sur les femelles pleines: lapines et brebis.— L’expérience sur les brebis fut pratiquée à l’instigation de M. le professeur Pinard, avec le concours de M. Marmorek. Ces expériences nous apprirent que les femelles ne présentent pas, pendant la gestation, vis-à-vis du sérum de Marmorek, une réaction spéciale, tenant à leur état, et pouvant porter atteinte à la marche régulière de la grossesse, de
l’accouchement et des suites tlecouches, .ci.
Ce fait présente un double intérêt :
1° C’est un exemple d’infection à streptocoques, dont il estdiflicile de déterminer la porte d’entrée, étant donné que cette infection a