‹ Concours pour l'agrégation de médecine, 1903-1904, section de pathologie interne et de médecine légale. Titres et travaux scientifiques du Dr Lucien MayetChapitre 3 sur 7 · THÉRAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

THÉRAPEUTIQUE

Albuminurie post-paroxystique dans l’épilepsie oonvnlsive.

aliénistes et neurologistes, .899.

En assez grand nombre sont les auteurs qu’a préoccupés cette question de la présence ou de l’absence de l’albumine dans les urines après les attaques épilepti-

Les résullals publiés par eux sont absolument contradictoires. Nous en avons donné le résumé aussi complet et aussi fidèle que possible.

Nos recherches personnelles onl porté sur les malades epileptiquesadmisà l’Hospice du Perron,prèsdeLyon. Elles se rapportent à cinquante d’entre eux. Elles ont nécessité près de 400 analyses d’urine. Elles nous ont permis de formuler les conclusions suivantes.

1“ Chez la majorité des épileptiques, survient une albnminurie transitoire après les crises convulsives.

a» Cette albuminurie existe après .55 pour loodes crises ; c’est un phénomène facile à constater, mais fugace, puisqu’il est en rapport avec les conditions de la crise elle-même. Certains malades paraissent n’avoir jamais, d’autres avoir toujonrs de l’albuminurie après les crises.

S» La constatation de l’albumine dans l’urine après les crises peut acquérir, en quelques cas, une certaine importance diagnostique.

4” Les conditions de l’apparition de l’albuminurie post-paroxystique peuvent être multiples. 'Mais les plus importantes sont incontestablement des troubles circulatoires, car l’albuminurie parait nettement dépendre de l’intensité de la phase asphyxique. Le ralentissement du cœur dans la période tonique avec constriction vasomotrice et la haute pression qui en résulte dans le système veineux sont les conditions mécaniques les plus favorables au passage de l’albumine à travers le filtre

Une bibliographie étendue termine ce travail.

L’indice céphaiique des épileptiques.

Lyon médical, octobre 1899.

de Lyon, 1899, p. S.-ioS, i planche hors texte.

L’indice céphalique — dont on sait toute l’importance pour l’étude anthropologique des sujets normaux — présente chez les épileptiques des variations qui

peuvent être regardées comme un signe de la prédisposition héréditaire, comme un stigmate analomique'de la dégénérescence, que l’on retrouve chez tous les'épileptiques.

En étroite corrélation avec la nature du terrain sur lequel évolue le processus morbide, ces variations seront d’autant plus marquées que l’épileptique considéré sera plus taré héréditairement.

Tel est le point de départ de ce travail qui repose sur 225 observations de sujets épileptiques présentant de grandes crises convulsives depuis nombre d’années, crises ayant débuté pour la plupart dès l’enfance, dans la jeunesse ou survenues plus lard sans cause apparente, évoluant sur un terrain prédisposé par une hérédité morbide bien établie..., en un mot, épileptiques sur lesquels eût été porté autrefois le diagnostic d’épilepsie essentielle, primitive, de mal caduc

Les conclusions de ce travail sont les suivantes :

1° Chez les épileptiques, l’indice céphalique peut présenter des variations indépendantes des variations ethniques.

2“ Ces variations suivent en l’exagérant l’influence régionale ; les épileptiques de race brachycéphale sont plus brachycéphales que les normaux, les dolichocéphales, plus dolichocéphales.

3“ Dans la région lyonnaise où la tendance à la brachycéphalie n’est pas douteuse — 328 sujets normaux donnent un indice céphalique moyende82,35 (L. Mayet) — les épileptiques apparaissent en général très brachycéphales.

Il en est de même dans les départements du centre et du sud-est de la France.

4» L’exagération des caractères ethniques de l’indice céphalique chez les épileptiques semble être, avant tout, un stigmate de dégénérescence, un signe de la . prédisposition héréditaire qui est l’élément essentiel de toute épilepsie grave.

L’indice céphalique se montre d’autant plus modifié que cette prédisposition est plus marquée.

5“ De là, l’utilité que peut avoir la recherche de l’indice céphalique chez certains malades épileptiques pour lesquels le diagnostic elle pronostic restent difficiles et incertains.

6” Il y a de nombreux cas-limites oùil est impossible de dire si l’indice céphalique est modifié ou non, c’està-dire d’en tirer aucun enseignement clinique.

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