‹ Concours pour l'agrégation de médecine, 1903-1904, section de pathologie interne et de médecine légale. Titres et travaux scientifiques du Dr Lucien MayetChapitre 4 sur 7 · II- Les stigmates physiologiques de la dégénérescenoe · texte numérisé non relu

II- Les stigmates physiologiques de la dégénérescenoe

III Lis stigmates anatomiques et physiologiques de la

ques et physiologiques de la criminalité.

Thèse inaugurale, Lyon, igoa-igoS, 164 pages, 3i figures, dont 4 photographies hors texte, Lyon-Paris. A. Storok et C'«, éditeurs.

les signes qui traduisent la tare corporelle — apparente ou cachée — et le défaut d’adaptation au milieu extérieur d’une catégorie nombreuse d’individus : les dé-

Notre conception de la dégénérescence est très étendue. La dégénérescence mentale n’est qu’un chapitre de son histoire et c’est, nous semble-t-il, une erreur de placer l’étude des dégénérés dans les seuls traités de pathologie mentale.

La dégénérescence est un état héréditaire de moindre perfection physique et morale, de déchéance de l'être tout entier, tendant à l'extinction rapide de l’individu dégénéré et de ses descendants.

Cet état se traduit par : des stigmates anatomiques et physiologiques, des stigmates psychologiques qui révèlent l’anomalie de l’esprit, l’inadaptation au milieu psychique, aux idées admises comme normales, des stigmates sociologiques, qui indiquent l’inadaptation au milieu social,c’est-à-dire l’alfaiblissement oula perle des qualités nécessaires à la vie collective, division qui est d’ailleurs arbitraire, n’ayant de valeur qu’au point de vue didactique et n’impliquant en aucune façon la subordination des stigmates les uns aux autres.

Notre thèse est consacrée à l’énumération et à la description des multiples anomalies physiques et des troubles fonctionnels nombreux observés chez les dégénérés : asymétrie, anomalies du crâne, de la face, du squelette, tares dystrophiques d’ordres divers, nanisme et gigantisme, infantilisme, féminisme, «rerodermie génito-dystrophique ; troubles de la motilité, de la sensibilité ; syndromes liés au fonctionnement anormal de l’appareil digestif, de l’appareil respiratoire, du système nerveux, les névroses — neurasthénie, hystérie, épilepsie — le myxœdème et le crétinisme, etc.

Dans un chapitre spécial nous avons énuméré, exclu-

sivement, d’après les seuls ouvrages de Lombroso et des auteurs italiens, les « stigmates anatomiques et physiologiques de la criminalité », et nous avons montré leur identité avec ceux indiqués comme caractérisant les dégénérés. Ce sont donc des pseudo-stigmales et c’est en leur accordant une valeur excessive que l’Ecole

Il s’agit, dans ces différents mémoires, de l’étude d’une anomalie rarement observée et d’interprétation quelque peu délicate.

Je rassemblai la presque totalité des cas épars dans la littérature médicale pour les joindre à celui qu’il m’était donné d’observer et j’indiquai qu’il était

justifié de regarder l’hyperlrichose lombo-sacrée — touffe épaisse de poils implantés sur une plus ou moins grande étendue de la région lombaire et de la région sacrée — comme étant un stigmate de dégénérescence.

Observation clinique d'un cas de tumeur cérébrale. — Gliome du lobe frontal gauche.— Céphalalgie. — Vomissements. — Cécité. — Troubles psychiques. —

(En collaboralion avec M. Patel.) — Archives générales de médecine,

Il s’agit de l’histoire clinique d’un malade chez lequel s'était développé un gliome du lobe frontal gauche et dont le cas nous a paru pouvoir apporter — au double point de vue médical et chirurgical — une contribution à l’étude de certaines manifestations des tumeurs céré-

II permettait de mettre en évidence :

A. L’importance de la céphalée tenace, avec douleur localisée en un point très nettement limité, exagérée par la pression sur ce point limité... pour le diagnostic topographique d’une tumeur cérébrale qu’elle contribue à révéler.

B. L’absence d’amélioration de troubles visuels graves par la trépanation, fait en apparence paradoxal, mais que vient expliquer le fait d’une névrite optique ayant succédé à l’œdème papillaire : la compression intra-cranienne diminuant, l’œdème papillaire devient moindre et l’amblyopie s’améliore; mais une lésion anatomique, une fois créée, ne peut rétrocéder dans

C. Les troubles mentaux. Ceux-ci sont indiqués par tous les classiques comme accompagnant les tumeurs du lobe frontal... Ceux présentés par notre malade ne sont pas signalés comme très habituels. A côté de manifestations psychiques secondaires d’intérêt banal, on notait : des crises d’automatisme ambulatoire, des accès de jalousie morbide, des impulsions au suicide et à l’homicide.

Les différentes formes mentales de l’ivresse alcoolique, ivresses pathologiques.

Annales d’hygiène publique et de médecine légale, février 1502.

Dans ce travail se trouvent résumées les principales manifestations psychiques qui traduisent la réaction du cerveau de l’ivrogne vis-à-vis les substances toxiques qu’il a ingérées en buvant avec excès.

a) Ivresse normale débutant, par une excitation légère de l’activité intellectuelle, à laquelle succède une seconde période où l’on observe une série nombreuse de désordres cérébraux et qui se termine par le coma avec anéantissement de toutes les facultés.

h) Les ivresses anormales dans lesquelles les phases de l’ivresse sont souvent profondément modifiées du fait de la constumion psycho-morale du buveur ou du fait de la nature des boissons ingérées. Dans ce genre se rangent : l’ivresse aggressive, l’ivresse érotique, l’ivresse apoplectique, l’ivresse absinthique.

cj Les pseudo-ivresses pathologiques dans lesquelles le rôlejouépar l’alcool n’est plus que celui d’une simple cause occasionnelle, mettant en mouvement di-

vers syndromes psychiques pathologiques qui se trouvent déclenchés par l’ingestion d’une quantité parfois minime d’alcool comme ils l’eussent été par une émotion vive, par un traumatisme, par une infection passagère. Leur étiologie réside tout entière dans la prédisposition du cerveau du buveur. Telles sont : la

capillarisée; mort.

Mémoires et comptes rendus delà Société des Sciences médicales rfeLyo», i3marsii,o..

L’intérêt de ce cas clinique résidait en ceci :

Disparition des signes physiques d’un rétrécissement mitral lié à une endocardite chronique ancienne du fait de l’asthénie cardiaque provoquée par l’évolution d’une poussée d’endocardite aiguë.

Fayoi.le (Louis). — Hémiplégie infantile : étude clinique sur l’état des membres hémiplégiques.

Thèse de Lyon, igoo-i^oi, io6p., 5 photographies hors texte.

Dans ce travail, le D*" Fayolle étudiait les troubles typhiques et moteurs constatés fréquemment, les troubles nutritifs constatés plus rarement, chez les sujets atteints d’hémiplégie dans l’enfance et arrivés à l’âge

Nous avons contribué à la thèse du D'' Fayolle en lui remettant des observations cliniques, des photographies de malades, et la plus grande partie de la littérature médicale se rapportant au sujet dont il poursuivait l’étude.

Quelques indications bibliographiques pour l’étude de la leucocytose dans les maladies infectieuses et plus particulièrement dans la fièvre typhoïde.

Province médicale, Lyon, 5 août 1899.

MiHTEL. — De la leucocytose au cours de la fièvre typhoïde.

Lorsque nous avons écrit cet arlicle de bibliographie et donné au D” Martel une partie de la littérature médicale résumée dans sa thèse, les travaux concernant l’étude des leucocytoses et de la cytologie des liquides de 1 organisme étaient encore peu nombreux. La plupart avaient été publiés à l’étranger. D’oü l’intérêt qu’il pouvait y avoir à les rechercher et à publier les indications bibliographiques s’y rapportant.

L’Alcoolisme et quelques-unes de ses conséquences.

Dans ce travail, j’indiquai les grandes lignes de l’étude qui pouvait être faite des effets de l’intoxication individuelle et ethnique par les boissons alcooliques et je le communiquai à la Société d’anthropologie de Lyon pour servir de point de départ à la discussion que cette Société avait inscrite à son ordre du jour sur le thème : Causes et effets de l'alcoolisme.

statistique, physiologique, pathologique et théra- Thèse de Lyon, 1902-1903, 108 p.

Nous avons inspiré ce travail au D'’ Bussillet en lui faisant soutenir les conclusions suivantes :

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