III. Alcoolisme et aliénation mentale
L’analyse des principaux documents statistiques
auxquels on pent faire appel pour préciser le rôle de l’alcoolisme dans l’étiologie de l’aliénation mentale permet d’affirmer :
L’augmentation progressive de l’aliénation mentale en France depuis vingt-cinq ans ; et aussi surtout dans ces dernières années, l’accroissement dn nombre des cas de folie alcoolique ;
Le développement plus considérable de la folie
Der Alkoholitmus, igoS.IV, p 58-03.
Dans ce travail, j’ai indiqué très brièvement ce qu’il en était en France des mesures coercitives employées contre les alcooliques.
Le plus grand nombre des alcooliques est libre — ce qui n’est pas sans constituer un réel danger social.
Quelques autres sont admis dans les hôpitaux, présentant des troubles mentaux plus ou moins masqués par l’affection intercurrente qui les fait recevoir. La maladie guérie, les manifestations cérébrales amendées, l’alcoolique reçoit son exeat.
D’autres, qui sont atteints de désordres psychiques plus intenses et mieux caractérisés, sont envoyés dans les asiles d’aliénés. C’est le petit nombre.
Or ni la liberté complète, ni l’hôpital, ni l’asile
d’aliénés ne conviennent aux alcooliques gravement intoxiqués.
Il serait nécessaire que des établissements pour le traitement de tels sujets fussent créés en France comme il en a été créé à l’étranger ; Ellikon (Suisse) ; Lintorf (Allemagne) ; Darymple-House (Angleterre), etc., etc. Le seul de ce genre qui existe en France — l’asile de Ville-Evrard — ne saurait être pris comme exemple. Les malades y sont reçus en trop grand nombre pour qu’une méthode de traitement efficace puisse leur être appliquée, le règlement de l’asile est mal adapté à sa destination, l’organisation défectueuse.
La doctrine d’Enrico Ferri et celle du criminel considéré comme un dégénéré sont des plus séduisantes, et sont en apparence, justifiées..., mais elles ne résistent pas à un examen impartial, à une critique
A Lyon, avec M. Lacassagne, on admet volontiers que le criminel est soumis à des influences multiples ; influence du milieu extérieur, des saisons, de la température, d’une hérédité tarée moralement et physiquement, influence de l’alcoolisme, etc. Maison regarde le crime surtout comme un fait de nature sociologique.
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Il convient dès lors d’envisager une série de questions : celles relatives à l’étude de l’inadaptation sociale, du milieu extérieur, de l’imitation, de l'éducation, de l’instruction... envisagés au point de vue de leur influence sur la criminalité.
Et, comme conclusion, nous affirmions la prépondérance de l’action du milieu social sur les autres causes de la criminalité, tout en faisant une part à l’influence du milieu extérieur et aussi, dans une grande mesure, aux tares individuelles, physiques et psychiques. Le crime est engendré par des facteurs anthropologiques (ou individuels), par des facteurs physiques, par des facteurs sociaux, surtout par des facteurs sociaux.
Dans la seconde partie, j’étudiai l’influence des saisons sur la criminalité, et je formulai les conclusions suivantes :
L’homme est soumis à l’action du milieu extérieur
Celle des crimes contre les personnes reste élevée jusqu’à la vieillesse, et la proportion élevée des crimespersonnes semble causée non par la fréquence des attentats contre la vie qui ont une courbe à descente
régulière, mais par la fréquence graduellement crois-
Mais la mésocéphalie domine dans les Pays-Bas avec influence prédominante du type blond dolichocéphale.
Le second chapitre concerne le préhistorique dans les Pays-Bas.
Le troisième est consacré à l’enseignement de l’anthropologie dans les Universités néerlandaises, aux savants dont le nom est strictement lié à l'étude des sciences anthropologiques, aux collections se rattachant
La dernière partie a été réservée au Congrès d’anthropologie criminelle dont la V* session a été tenue à Amsterdam en septembre 1901.
IL Le second volume est ainsi divisé :
aj La population actuelle de la Belgique : étude de ses éléments essentiels, les Wallons et les Flamands.
b) Le préhistorique en Belgique : période paléolithique. Etude du quaternaire belge, des industries reatélienne, mesvinienne, des ossements de Spy...
c) Le préhistorique en Belgique : période néoli-
d) Le préhistorique en Belgique : période des métaux.
e) Les monuments mégalithiques de la Belgique.
f) Les savants et les collections.
g) L’enseignement de l’anthropologie en Belgique.
h) L’anthropologie criminelle en Belgique.
i) Notice bibliographique des travaux belges concernant les sciences anthropologiques.
(Etude critique).
Anthropologie, craniométrie : Table pour servir au calcul rapide de Tindice céphalique.
Lyon, A. Slorok el C'«, 1901, 3o pages, in-8.
Cette table comprend les indices céphaliques correspondant aux mesures suivantes :
De i3o millimètres à 200 millimètres pour le diamètre transverse maximum.
De i5o millimètres à 2o5 millimètres pour le diamètre antéro-postérieur maximum.
sujet de l'hérédité de la grossesse gémellaire. Bulletin de la SocUtê d’anthropologie de Lyon, séance du .4 janvier .899.
Recherches sur les grossesses multiples dans l’espèce
Bulletin de la Société d'anthropologie de Ly
nous avons étudié un certain nombre de questions concernant les grossesses multiples.
La thèse du D’’ Drizard résume nos recherches dont le résultat est exprimé par les conclusions suivantes ;
I. Anatomiquement, une plus ou moins grande fécondité paraît être en rapport avec une plus ou moins grande proportion dans l’ovaire d’éléments spécifiques — follicules et ovules — relativement au stroma con-
fécondes.
III. Contrairement aux idées de MM. Bertillon et Tchouriloff, il ne semble pas qu’on doive admettre un rapport consfanf entre la taille elle taux de la gémellité.
IV. a) Les causes qui favorisent la production des grossesses multiples sont :
1° L’influence ethnique.
2» L’hérédité (grande fécondité de certains ju-
3“ L’âge de la mère et le rang chronologique de l’accouchement (âge relativement avancé et multiparité antérieure).
b) Les causes qui s'opposent à la production de grossesses gémellaires sont :
I” L’influence du milieu social (qui restreint la fécondité et produit ainsi un abaissement du taux des grossesses multiples).
2» La faible vitalité des jumeaux.
3" La stérilité de certains jumeaux.
4“ L’infanticide des jumeaux.
L’indice céphalique de la population néerlandaise.
BiMetin de le Société d'enlliropotogie de Lyon, 7 juin 1902.
L’Rcmme quaternaire en Belgique.
Bulletm de la Société d’anthropologie de Lyon, décembre 190e.
Le Masochisme, perversion sexuelle.
Bulletin de la Société ianthropologie de Lyon, mai 1903, 8 pages.