I. Le vin mérite le nom de « boisson hygiénique
II. Le vin doit être défendu aux enfants, sauf à quelques enfants malingres de la population urbaine, chez qui l’action tonique et stin^ulante du vin peut avoir une influence favorable.
L’adulte proportionnera sa consommation à sa constitution et à son genre de vie. En aucun cas, la quantité de vin ingérée quotidiennement ne doit atteindre 2 litres.
III. Les excès de vin créent une forme particulière d’intoxication alcoolique —l’œnilisme— dans laquelle les déterminations pathologiques sur l’appareil digestif et ses glandes annexes ont une prédominance marquée relativement aux troubles nerveux.
IV. Le vin est un médicament utile dont l’emploi est indiqué dans les infections, les traumatismes, cer-
Le rhumatisme vertébral chronique et la spondylose rhyzomélique.
(lin collaboration avec M. A. Joove.) — Retuejénénle,
chronique et de la spondylose rhyzomélique.
L’idée fondamentale qui doit se dégager de ces deux mémoires est que, d’une part, le rhumatisme chronique déformant — isolé du rhumatisme chronique consécutif au rhumatisme articulaire aigu, isolé du rhumatisme goutteux ou arthritique — est très vraisemblablement une trophonévrose d’origine infectieuse ; d’autre part, la spondylose rhyzomélique n’est sans doute qu’une variété clinique du rhumatisme chronique vertébral.
L’étude de l’historique de la nature et de l’étiologie du rhumatisme vertébral chronique ; la description de ses formes cliniques et plus particulièrement de la spondylose rhyzomélique, la discussion de l’identité — contestée — de la spondylose rhyzomélique et du rhumatisme vertébral chronique, enfin, l’indication du traitement et une bibliographie étendue sont les principales divisions de notre exposé de cette question de la spondylose rhyzomélique.
STATISTIQUE ET GÉOGRAPHIE MÉDICii
Etude sur la fréquence .
iu goitre aux différ.
Lyon médical, ig
oo, I, p. 3.6, 4 ngu.-es.
Id. Mémoirea el comptes rendu
de Lyon, r,
. 3.-25, 4 figures.
Dans ce travail j’indiq
uai la fréquence du i
différentes périodes de
la vie, entendant p
nombre des cas de goitre observés à un âj
rapporté au chiffre de la
population du même
Les résultats obtenus
sont résumés par le
éléments : fréquence du goitre suivant l’âge chez l’homme, fréquence du goitre suivant l’âge chez la femme. Chez l'homme, deuxmaxima : le premier entre 20-25 ans, le second, de 4° ù 5u uus. Chez la. femme, l’ascension de la courbe est plus lente ; elle atteint progressivement et régulièrement son maximum unique entre 4o-5o ans.
Quelles sont les causes qui interviennent pour provoquer la plusgrande fréquence du goitre à certains âges?
Chez l’homme, apprentissage des professions pénibles, service militaire, influence des eaux d’alimentation..., plus tard, transformation néoplasique rendant très apparents des goitres passés jusque-là inaperçus. Chez la femme : étapes de la vie sexuelle, puberté, grossesse, ménopausé... et egalement transformation néoplasique créant la tumeur thyroïdienne ou provo-
mais jusque-là ignoré.
répartition géographique
talent d’espérer faire un travail d’ensemble plus complet que ceux de nos prédécesseurs.
C’est grâce â ces documents nouveaux, résumant les opérations des Conseils de révision, pendant la période de dix années (1867-1896), que nous avons pu établir le coefficient de la fréquence du goitre dans chaque département, formuler des conclusions qui peuvent être regardées comme l’expression aussi exacte que possible de la réalité. Par cela même, elles acquièrent un réel intérêt pratique.
En calculant le coefficient moyen de chaque département, pour la période d’années 1887-1896, nous avons obtenu la proportion des jeunes gens réformés ou classés dans le service auxiliaire de l’armée pour goitre. Ce nombre de cas de goitre, rapporté â 1000 examinés, nous a donné alors le coefficient de la fréquence actuelle du goitre, dans chaque département.
En classant les departements par ordre décroissant, on peut les diviser en six séries.
Dans la première se placent six départements qui, sur 1000 jeunes gens de vingt ans, ont au moins 10 goitreux. Ce sont: la Haute-Savoie 45, la Savoie, 23, les Hautes-Alpes 16, l’Ardèche i3, les Hautes-Pyrénées 12, les Basses-Alpes 10.
La seconde série comprend les départements dans lesquels l’endémie, pour être moins intense, n’en est pas moins très marquée. Sur 1000 eonscrils, 5 à 10 sont atteints de goitre. Dans cette série se placent : la Corrèze, 9,7, puis Lozère, Loire, Ariôge, Landes, Dordognei Basses-Pyrénées, Cantal, Aveyron, Isère, Puy-de-Dôme, Vosges, Haute-Saône, Rhône, Saône-et-Loire, 5,02,
Une troisième série représente le coefficient 2,5 à 5 pour 1000. Départements ; Vaucluse 4,7, Drôme, Jura, Orne, Haute-Loire, Alpes-Maritimes, Doubs, Gard, Haute-Marne, Haute-Garonne, Pyrénées-Orientales, Lot, Ain, Aisne, 2,5.
La quatrième série comprend les départements se groupant entre les chiffres i,25 et 2,5 pour looo. Ils sont au nombrede 20 ; Creuse, Haute-Vienne, Sarthe, Allier, Aude, Hérault, Aube, Seine-Inférieure, Vendée, Bouches-du-Rhône, Eure, Nièvre, Tarn, Charente, Somme, Loiret, Meuse, Mayenne, Marne, Meurthe-et-Moselle.
La cinquième série est formée par les départements qui ont de o,5o à 1,25 goitreux pour 1000: Deux-Sèvres, Oise, Côte-d’Or, Gironde, Cher, Seine et-Oise, Var, Calvados, Ardennes, Indre, Seine-et-Marne, Charente-Inférieure, Nord, Yonne, Pas-de-Calais, Indre-et-Loire, Corse, Vienne, Maine-et-Loire, Tarn-el- Garonne.
Enfin, la sixième série réunit en une dernière catégorie les 11 départements où le goitre n’existe pour ainsi dire pas ; Gers, Manche, Loire-Inférieure, Eureet-Loir, Loir-et-Cher, Ille-et-Vilaine, Seine, Côtesdu-Nord, Morbihan, Lot-et-Garonne, Finistère.
Si Ton reporte sur la carte les différentes séries qui viennent d’être indiquées, cette constatation s’impose : que le goitre n'est pas répandu au hasard à lu, surface du territoire. Los départements les plus atteints se groupent de façon il former différents îlots, plus ou moins étendus, qui occupent les régions des Alpes, des Pyrénées, du Plateau Central, du Jura et des Vosges. *
Deux départements forment seuls une tache isolée au milieu de la zone claire où le goitre est rare : l’Aisne, qui faisait autrefois partie d’un groupe de départements où l’endémie a beaucoup diminué, et l’Orne, qui autrefois se plaçait parmi les départements indemnes de goitre, et qui s’en est séparé par une ascension constante du nombre des cas constatés.
L’endémie du goitre est-elle différente aujourd’hui de ce qu’elle était autrefois?
Il n’est guère possible de répondre à cette question autrement que par une approximation malheureusement assez éloignée de la vérité.
Dans son rapport, M. Baillarger a essayé de résoudre ce difScile problème. Il a indiqué une augmentation de l’endémie dans vingt-six départements, une diminution de cette même endémie dans dix-sept départements.
Pour éviter les critiques sérieuses qui peuvent être faites aux conclusions du rapporteur de la Commission française sur ce point, nous avons envisagé les variations de fréquence du goitre à un point de vue et avons suivi une méthode quelque peu différents. Nous avons tracé trois cartes qui indiquent les départements ayant présenté plus de 2,5 exemptés pour looo examinés aux époques suivantes : iSiô-iSaS, i836-i845, 1887-1896.
D’autre part, l’étude de chacun des départements où sévit l’endémie du goitre, nous a montré que, dans certains de ces départements, le coefficient de la fréquence du goitre avait subi de profondes modifica-
Les cartes que nous avons dressées et les indications obtenues pour chaque département nous conduisent à
Le goitre a augmenté de fréquence surtout dans la Haute-Savoie, les Landes, rOrne,laSarthe, la Mayenne, la Haute- Saône, le Gard, l’Hérault, la Vendée, les Deux-Sèvres, etc.
Le goitre a diminué de fréquence dans un grand nombre de départements, surtout dans les suivants : Hautes-Alpes, Basses-Alpes, Hautes-Pyrénées, Ardèche, Loire, Rhône, Isère, Oise, Ardennes, Haute- Marne, Côte-d’Or, etc.
Les quelques noms qui viennent d’être cités ne veulent pas dire que dans les autres départements la fréquence soit restée stationnaire. Elle a augmenté ou diminué dans les limites variables et impossibles à préciser pour chaque département pris isolément. Le détail des variations de l’endémie du goitre nous échappe, et on ne peut donner des conclusions fermes que pour la totalité.
Ces conclusions sont les suivantes :
Les régions où le goitre se rencontre avec une certaine fréquence ne se sont pas sensiblement déplacées dans l’espace d’un siècle.
La surface occupée par l’endémie paraît avoir diminué d’étendue, surtout depuis cinquante ans.
Si dans quelques départements la fréquence du goitre a augmenté, elle a d’une façon indéniable diminué pour l’ensemble de la France, cela dans les limites qu’il ne semble pas possible actuellement de préciser.
Etude de la répartition géographique des débits de boissons.
II. a.) .\lcoolisme et dépopulation ; si l’alcool n’est pas le seul, ni même un des plus importants facteurs de la stagnation de la population française, qui reconnaît surtont pour cause immédiate la diminution du nombre des naissances, il contribue néanmoins d'une façon indirecte mais certaine à diminuer la population en provoquant une augmentation du nombre des décès et en abrégeant la durée de la vie.
b) Alcoolisme et tuberculose ; il n’est pas douteux que le rôle joué par l’alcoolisme dans l’étiologie de la tuberculose soit considérable.
Mais ici la statistique générale ne donne pas de résultats bien précis et c’est au clinicien bien plus qu’au statisticien qu’il appartient de mettre en lumière l’étroite alliance de l’intoxication par l’alcool et de la phtisie pulmonaire.
cj Alcoolisme et snicide : le suicide reconnaît des causes multiples, surtout des causes sociales, parmi lesquelles vient se placer l’alcoolisme.