Les anastomoses des nerfs du membre supérieur et leur
Le point de départ de ces recherches a été une constatation faite au niveau de la paume de la main. Disséquant les nerfs de cette région, nous avons été frappé par la fréquence d’une disposition que
mentionnée par les divers auteurs de traités d’anatomie. Elle consiste
constituant la boutonnière, s’était, pendant une partie de son trajet, accolé au nerf collatéral voisin, venu du même tronc, sans que cependant il se fût le moins du monde fusionné avec lui. Il suffisait, en effet, d’écarter la branche anastomotique du nerf collatéral dont elle semblait provenir, pour que sans dissection, par simple traction, la séparation devînt complète.
Ces constatations devaient nous engager à faire porter nos recherpas des variabilités analogues dans le trajet de leurs fibres. C’est ce
Nos dissections nous ont montré que l'ana.stomose du médian et du musculo-cutané manquait souvent et que, lorsqu’elle existait, elle se dirigeait, dans la majeure partie des cas, du musculo-cutané vers le médian, et non du médian vers le musculo-cutané, comme le disaient les auteurs classiques. Le filet, qui va du musculo-cutané au médian, naît à des hauteurs variables ; il peut apparaître très peu audessous de la racine externe du médian, séparé quelquefois de celle-ci par une des veines humérales, si bien que l’on peut dire qu’il y a, dans ces cas, dédoublement de la racine externe du médian. D’autres fois il naît plus bas, au moment où le musculo-cutané va perforer le coraco-brachial ou, encore plus bas, après qu’il a perforé ce muscle.
prunté, pendant un parcours plus ou moins long, le trajet du musculocutané avant de rejoindre le tronc principal du médian. Il est facile
On peut l’en séparer avec la plus grande facilité, car il n’y a qu’accolement sans intrication de fibres.
L’anastomose classique du médian au musculo-cutané est constituée de même, lorsqu’elle existe, par l’accolement au médian d’un filet du musculo-cutané qui ne rejoint son tronc originel qu’après un trajet variable. Ici encore il n’y a que simple accolement et la séparation est des plus faciles.
au bras, sans paralysie et sa