‹ Concours pour l'agrégation, section de chirurgie et d'accouchements. Exposé des travaux de Henri HartmannChapitre 16 sur 19 · IV. — GYNÉCOLOGIE · texte numérisé non relu

IV. — GYNÉCOLOGIE

de Gynécologie.

Attaché depuis le l* r juillet 1889 à la rédaction des Annales de gy- «écologie, j’ai eu l’occasion d’y publier de nombreuses analyses ou comptes rendus. J’ÿ ai de plus.résumé un certain nombre de questions sous forme de courtes revues critiques, parmi lesquelles je citerai celles qui ont trait à la périnéotomie préliminaire à l’extirpation de l’utérus, à Yliystéropexie vaginale dam le traitement des rétrodéviations utérines, èla trachélorrhaphieàlambeaux,m traitement de l’endométrite cervicale glandulaire, àl’élecfrolyse médicamenteuse dans le traitement des fibromes utérins, à la technique de l’extirpation totale de l'utérus fibromateux, au traitement de la blennorrhagie chez la femme, etc.

Nous fondant sur l’étude critique des opérations antérieurement publiées et sur celle de deux faits inédits, nous avons successivement exposé les difficultés et les accidents de cette opération, ses complica-

toire et les indications. P P

Parmi les accidents, nous signalerons des hémorrhagies à la suite de la section des artères présacrées, des décollements pendant la recherche du cul-de-sac péritonéal, qu’on ne peut trouver et ouvrir, la blessure de l’intestin, de la vessie et enfin celle de l’uretère. Cette dernière, intéressante par sa fréquence (4 cas sur 23 opérations), siège toujours su. 1 uretère du côté où l’on opère, ce qui s’explique, croyons-

Au moment où une discussion s’ouvrait sur cette question devant la Société de chirurgie, nous avons, M. Du Bouchet et moi, réuni à deux observations personnelles 55 observations étrangères, ce qui nous a permis de préciser quelques points.

L’opération n’est pas toujours aussi simple qu’on serait tenté de le

vessie est quelquefois pénible. La mortalité opératoire est notable (5 sur 57 opérations), elle s’explique par ce fait qu’on opère chez des femmes âgées, à tissus flasques, offrant le plus souvent un certain degré de déchéance organique.

L’étude des résultats éloignés de l’hystérectomie dans le prolapsus utérin montre que l’ablation de l’organe ne guérit pas la malade. La chute de l’utérus n’est , qu’un élément de l’ensemble pathologique

série de lésions complètement indépendantes de l’état utérin : relâchement et allongement du vagin, laxité de ses moyens de fixité, défaut de son soutien périnéal déchiré, etc., toutes lésions qui ne seront nullement modifiées par l’ablation de l’utérus. Aussi, pour avoir un résultat durable est-il nécessaire d’adjoindre à l’hystérectomie des opérations plastiques.

L’hystérectomie vaginale est indubitablement indiquée toutes les fois qu’il existe une lésion de l’organe, telle que gangrène, fibrome,

constituera une indication à l’hystérectomie.

tirée de l’état de l'organe, l’hystérectomie est discutable. On la : chez les vieilles femmes ayant atteint ou dépassé la ménopause, j teuses d’un utérus allongé, aügmenté, constamment dehors, lar ment ulcéré, donnant lieu à des écoulements variés, muco-puruh ou sanguinolents. L’opération présentant une certaine gravité, devra toujours, avant de la pratiquer, s’assurer de l’état viscéral

de Trendelenburg dans nos opérations sur le bassin. Nous avons montré les avantages qu’on pouvait en tirer non seulement au point de vue opératoire, mais aussi au point de vue du diagnostic : certaines tumeurs nées de la partie supérieure de la cavité abdominale et accidentellement descendues dans le bassin (hydronéphrose dans un rein mobile, rate floltante) retournant à leur lieu d’origine

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