‹ Concours pour l'agrégation, section de chirurgie et d'accouchements. Exposé des travaux de Henri HartmannChapitre 17 sur 19 · Torsion du pédicule des salpingo-ovarites · texte numérisé non relu

Torsion du pédicule des salpingo-ovarites

La brièveté et la largeur du pédicule des salpingites font que sa torsion est beaucoup plus rare que celle du pédicule des kystes de l’ovaire. Dans le cas que nous avons observé, la torsion du pédicule s’était accompagnée d’un développement rapide de la tumeur et de douleurs violentes. Il s’agissait d’une hydrosalpingite, l’ovaire était aplati et collé à la paroi de la poche, dans laquelle s’était produit une hémorrhagie.

[uelques autres analogues, i

[V. — GYNÉCOLOGIE

avons pu montrer qu’il existait une identité absolue entre les phénomènes qui suivent la torsion du pédicule des hydrosalpingites et ceux

bien connusquiaccompagnentlatorsion deskystes del’ovaire: l’hémorrhagie avec phénomènes de péritonite d’une gravité variable et, dans des cas plus aigus, des symptômes simulant absolument l’obstruction intestinale. Peut-être ces différences dans l’évolution tiennent-elles à

ment étudiées au point de vue : 1* de l’étiologie; 2° de l’anatomie pathologique; 3* de la technique opératoire ; 4° des résultats obtenus.

1" Étiologie: — L’âge des malades a varié de 20 à 44 ans avec un maximum de fréquence de 24 â36. 4 avaient eu des grossesses à

lieu à aucune culture. Deux cas de suppuration du tissu cellulaire du ligament large nous ont montré du streptocoque à l'état pur.

Sur 33 collections suppurées formées aux dépens des annexes, 13 fois le pus était stérile ; 13 fois il -contenait des gonocoques, 12 fois à l’état pur, 1 fois associé à du bacterium coli. Dans ce dernier cas, le rectum était induré, cartonné ; la collection semblait sur le point de s’y ouvrir; aussi pensons-nous qu’il s’est agi là d’une infection secondaire d’une salpingite blennorrhagique, par du coli venu à travers la paroi de l’intestin ; 4 fois le pus contenait des streptocoques, 1 fois à l’état pur, 1 fois associé à du bacterium coli et à un petit bacille, 1 fois au même petit bacille et 1 fois à un bacille en chaînettes ; 2 fois il s’est agi de collections à pneumocoques, 1 fois d’une collection à bacterium coli.

Les cas à pus stérile se rapportaient l’un à une ovarite tuberculeuse, les autres à des lésions anciennes. Par contre, les salpingites contenant des gonocoques se sont toutes présentées chez des femmes ayant des poussées pelvi-péritonitiques récentes, datant le plus souvent de quatre à cinq semaines. Les poussées salpingiennes avaient suivi d’assez près l’apparition d’un écoulement jaune verdâtre à la vulve; en un mot, la salpingite avait suivi une inoculation blennorrhagique récente.

L’influence des grossesses antérieures sur le développement de la salpingite blennorrhagique nous a paru manifeste. 2 fois sur 13 seulement il s’agissait de nullipares ; chez ces dernières, l’infection gono-

nant ainsi naissance à une variété rebelle d’endométrite cervicale. La salpingite à streptocoques nous a paru, succéder presque immédiatement à des lésions en quelque sorte traumatiques du col de l’utérus, un avortement, la dilatation d’un utérus fibromateux, etc.

Nos recherches sur l’existence d’un rapport entre l’état de la température et la nature de la lésion sont restées négatives. Si, dans quelques cas de foyers suppurés, nous avons noté des températures

de 38°, 39° et même 40°, le plus souvent la température était normale

au moment de l’entrée de la malade à l’hôpital. De plus, nous avons observé des températures de 37°,8 ; 38° chez des malades ayant des salpingites non suppurées et même 38°,4, 38°,5, 38°,8 chez trois malades ayant des hématocèles enkystées non infectées.

12. — Réflexions à propos d’un cas d’infection puerpérale (3).

Dans ce cas, le curage et l’ablation des débris placentaires ne furent pas suivis de chute de la température et les accidents continuèrent en même temps que se développaient des fausses membranes dans tout le vagin jusqu’au niveau dé la vulve. L’irritation continue, faite suivant le mode institué par MM. Pinard et Varnier, pendant une demi-

fois succédé à la première. La môle hydatiforme, dont le tissu est myxomateux, aura, on le comprend, une évolution plus bénigne ; elle peut cependant, bien qu’exceptionnellement, infiltrer la paroi utérine.

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