APPAREIL LOCOMOTEUR
1° Maladies infectieuses des os :
a) Ostéomyélite à bacille d’Eberth. (Iii communication Achalmb. Société de Biologie, 1889.)
b) Ostéotomyélite à staphylocoque doré au cours de la convalescence de la fièvre typhoïde. (In thèse Haslé, Paris, 1892.)
| Des ostéomyélites de la croissance (volume de 230 pages, 1894). Collection Charcot-Debove. (Ouvrage traduit en russe par M. le D' Tropi-
Est-il besoin de rappeler avec quelle ardeur furent discutées l’étiologie, la pathogénie de l’ostéomyélite il y a quelque vingt ans, soit à Paris à la Société de chirurgie par MM. Lannelongue, Yerneuil, Berger, Trélat, à l’Académie de médecine par M. Panas dans son rapport, par Gosselin et par Pasteur, soit aussi à Lyon par le professeur Ollier et ses élèves ? La nature infectieuse de la maladie et ses conséquences immédiates, prolongées ou tardives, étant bien démontrées, il fallait en décrire les variétés pathogéniques ; c’est ce que firent d’abord MM. Lannelongue et Achard à Paris, puis MM. Jaboulay, Rodet et Courmont à Lyon.
Il était donc important dans un article didactique de présenter l’étude
avons fait dans les monographies sus-indiquées. ' * q
Nous décrivons donc, successivement des ostéomyélites à staphylocoque, à streptocoque, à pneumocoque, à bacilles d’Eberth, etc.
Il y a Sabord fracture extra- capsulaire, ^Uis rextrémité supérieure diaphysaire fracturée pénètre de bas en haut, de dehors en dedans et
d’avant qn arrière dans l’épiphyse, ce qui repousse la tête humérale en rétroversion plus ou moins marquée.
Nous avons, reproduit expérimentalement cette fracture. De plus, accessoirement, chez des nouveau-nés nous avons produit le décollement épiphysaire et par torsion et par choc direct sans torsion.
Nous étudions ensuite complètement et la fracture du col anato-
bien modelée; c’est ce qui, enfin, a permis de dire aux cliniciens, depuis longtemps, qu’il n’y a pas une maladie, mais différentes formes
Ce travail d’analyse et de synthèse a été fait pour bien des maladies chirurgicales ; il nous a paru intéressant de le faire pour les ostéoàirthrites bacillaires, étant donné,,le grand nombre de cas que nous avions lus et observés.
Frappé de rins'istan'cé'avec laquelle notre maître M. Lannelongue recherche les adénites tuberculeuses dans tous les cas d’infection bacillaire des os et des articulations, nous exposons dans une première partie dé notre thèse un essai sur le rôle àu système lymphatique comme porte d'entrée , voie de propagation et lieu de destruction du virus tuberculeux. La mqelje osseuse doit être considérée comme un tissu moitié vasculaire, moitié lymphoïde, aussi
le cadre de l’infection tuberculeuse du système lymphatique. 11 existe dès formes adéno-osseuses de l’infection tuberculeuse.
torique très complète, pourrions-nous dire, car nous avons consulté les mémoires originaux eux-mêmes. Nous divisons cet historique successivement en : a) période progressive; 6) période de recul ; c) période de réaction et de retour aux idées anciennes ; d) période expérimentale et microbienne,'
Parmi lesformes anatomo-cliniques nous décrivons successivement laforme normale typique, des formes anormales et parmi celles-ci des formes sèches, des formes intra-articulairés et partielles, des formes para ou extra-articulaires, la forme « caries carnosa » de Kcenig, les
Avec M. Lannelongue, il faut classer les formes microbiennes de la façon suivante : 1" Formé à infection unique, par le bacille tuberculeux avec tous les degrés de, virulence du microbe et tous les degrés de résistance de l’organisme ; 2° Forme à infection mixte, c’est-h-dire h microbes 'associésv Çelle-ci représente la variété que l’on pourrait qualifier dë maligne,.pouvant se généraliser.
Pour établir les formes et variétés'cliniques je n’ai eu qu’l puiser dans les mémoires de Mk. OUier.etXannelongue en France, Koenig
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d) Arthrites infectieuses rhumatoïdes. (In Traité de chirurgie clinique
et opératoire de MM. Le Debtu et Delbet, 1896.)
e) Arthrite du poignet à pneumocoques. (In observation de M. Gail-
Les découvertes microbiennes qui ont bouleversé tant de points en chirurgie, ont également bien modifié nos idées sur la pathogénie des arthrites infectieuses. Pour voir l’évolution des idées, il suffit de lire tout d'abord l'article de M. Panas sur les maladies articulaires dans le Dictionnaire de -médecine et de chirurgies pratiques paru en 1865. A cette époque la pathogénie des arthrites infectieuses ne pouvait être qu’ébauchée.
En 1886, dans sa thèse d’agrégation' M. le professeur De Laper-
idées de MM. Bouchard, Bourcy, etc^n 1890,Witzel publie une bonne monographie sur la question. Enfin dès 1890 notre attention est attirée sur ce point et dans notre mémoire de médaille de 1891, complété depuis, nous déduisons d’un très grand nombre d’observations les
I re Partie. — Des arthrites suppurées dans les principales maladies infectieuses. — Pendant longtemps d’Hippocrate à Pasteur, c’est-à-dire pendant vingt-deux siècles, les infections articulaires sous toutes leurs formes : arthralgie simple, hydarthroses, hémarthroses, pyarthroses, furent ignorées et confondues avec toutes les . autres maladies articulaires. La nature du rhumatisme et des pseudorhumatismes s'étant en grande partie éclaircie', il est possible actuellement d’envisager tout d’abord les arthrites suppurées dans les principales maladies infectieuses. Parmi les pyarthrites traumatiques, les unes sont graves, d’autres bénignes, à traitement égal. La lymphangite, Y érysipèle, la fièvre puerpérale, donnent lieu à des pyçrthrites à streptocoques, en général très graves. Le rhumatisme franc ne suppure pas, mais combien sont nombreux.les pseudo-rhumatismes à staphylocoques, streptocoques et pneumocoques, pour ne parler que de ceux qui sont connus et qui chez les enfants ont longtemps été étudiés sous le nom de « synovites catarrhales » (Krause).
tions, il est possible de faire la synthèse et de classer les pyarthrites au point de vue anatomo-pathologique, pathogénique et clinique.
arthrite phlegmoneuse suppurée est bien connu. A côté, existent des pyarthroses particulières, les unes à fausses membranes, les autres gangréneuses, soit ulcéreuses, soit à pus blanc, soit à pus
Les formes pathogéniques ou microbiennes sont assez nombreuses
graves. Les pyarthroses à staphylocoques dorés sont un peu plus fréquentes, plus graves que la variété précédente, mais, d’une gravité relative variable comme le montrent les observations cliniques et expérimentales. Les pyarthroses à sfrepfocoquessontles.plusfréquentes. Elles surviennent dans bon nombre d'affections à titre d’infection secondaire ou bien à titre d’infection locale à distance au cours d’une . maladie à streptocoque (érysipèle, iièvré puerpérale, etc.). Elles représentent bien des pseudo-rhumatismes dits infectieux. Elles, sont caractérisées cliniquement par la véritable panarthrite phlegmoneuse
et pour l’intégrité de l’articulation après guérison. Elles s’accompaenfants, des pyarthrites catarrhales à streptocoques peuvent évoluer
Les pyarthroses ^pneumocoques sont intermédiaires aux deux variétés précédentes. Elles commencent à être bien connues. Siletraitement est précoce, la guérison est fréquente et l’intégrité articulaire conservée. D’après Macaigne et Chipaulti elles donnent lieu è une faible élévatibn de,la température générale et locale, la peau est peu
sont dilatées, l’œdème est étendu et les douleurs sont peu intenses. Dans les observations de Picqué et Veillon et de Letulle :l’évolution torpide est des plus nettes et des plus curieuses.
Les pyarthroses à coli-bacille sont trop mal connues pour être décrites. Nous en rapportons deux observations expérimentales.
Les pyarthroses à microbes associés ont été observées dans l’érysipèle; la fièvre puerpérale, la blennorrhagie, la diphtérie, la pneumo-
tieuses des pseudo-rhumatismes infectieux (Thierry, Walther, Quénu) et qui aboutissent vite à la suppuration, à l’atrophie muscu-
La résection articulaire économique, « la plus haute expression du drainage articulaire >? . suivantropinion de M. Ollier, sera pratiquée dans les cas d’ostéo-arthrites suppurées ou pour les pyarthrites des articulations difficiles,à drainer (hanche* coude) .
Dans les cas de septicémie articulaire ou ostéo-artieulaire avec fusées purulentes multiples, si les délabrements nécessaires pour la désinfection complète étaient trop étendus, autant régulariser de
3° Ostéo-arthrite syphilitique du coude flstuleuse et suppurée. (Obs.
affections congénitales ou acquises de l’articulation de la hanche. On sait qu’à la naissance le col fémoral existe à peine et ressemble au col anatomique de l’humérus. A l’état normal, chez l’enfant, l’angle de déclinaison est de 25 à 30° environ. La tête est en antéversion. Nous rappelons que cet angle est formé par deux plans, l’un vertical et transversal et passant parle grand axe de la diaphyse, l’autre transversal et oblique passant par le grand axe du col fémoral. Ces deux
les deux angles d’inclinaison et de déclinaison diminuent, lé col tourne en arrière et s’abaisse légèrement.
Or, dans les cas de luxation de la hanche constatées à la naissance (cas de Bar et Lamothe, cas de Bar et Cautru, cas personnel) l’angle d’inclinaison est certainement diminué et l’angle de déclinaison paraît augmenté, la tête paraissant être en orientation antérieure exagérée. Peut-être y a-t-il là une disposition initiale qui, ultérieurement, donne lieu à laluxation congénitale (Hagopoff) comme pour les hernies inguinales congénitales et les kystes congénitaux qui ne se
Assurément la déviation rachitique infantile du col fémoral est connue depuis longtemps, mais la déviation rachitique des adolescents avait été peu étudiée avant les recherches de Muller.
Nous nous proposons enfin de publier prochainement des dessins de pièces du musée Dupuytren concernant ces différentes déviations
déviation du col fémoral chez un scoliotique il est probable que la déviation du col est consécutive à celle du rachis et que toutes les
13° Dissection de quelques pieds bots. [Congrès de pœdiatrie et de gyné- Simple dissection qui démontre, après celle de bien d’autres observa¬
is Déviations latérales du gros et du petit orteil. Clinodac-
tylie externe et interne (20 fig.) (Presse médicale, 1896. Déjà cité.)
Nous décrivons successivement ici l’hallux valgus ou clinodactylie externe du gros orteil acquise ou congénitale, l’hallux varus en clinodactylie interne le plus souvent congénitale, et enfin les déviations analogues du petit orteil. Ces notions de petite chirurgie ont leur intérêt pratique, comme le démontrent de nombreuses observations et dessins que nous rapportons. La résection cunéiforme à base interne donne d’excellents résultats, comme nous l’ont démontré plusieurs interventions faites depuis dans le service de M. Le Dentu.
16° Manuel de thérapeutique chirurgicale des maladies des articulations, des tendons, des muscles, des synoviales tendi-
Picqué, 2 volumes. Bibliothèque Terrillon et Dujardin-Beaumetz, 1895.)
premier volume est consacré à l’étude des entorses, hémarthroses, hydarthroses, plaies articulaires, luxations en général et en particulièr ; toutes ces affections y sont étudiées d’après les données thérapeutiques les plus récentes.
Dans le deuxième volume nous décrivons avec grands détails les traitements des tuberculoses articulaires. Vient ensuite un chapitre d’orthopédie dans lequel le traitement des difformités congénitales et acquises est exposé longuement, etc.
cérébraux ; 2° elle explique un symptôme paradoxal en apparence, nous voulons parler de la paralysie de la face du côté traumatisé ; 3° elle établit enfin que l’hyperthermie observée aussitôt après l’accident est due à l’irritation cérébrale et non à une infection qui n’avait pas eu le temps de se produire ; elle confirme sur ce point les expériences physiologiques de Ch. Richet, d’Anderson, de Sachs, ëtc.
2° Nouveau procédé pratique de topographie crànio-cérébrale chez les enfants brachycéphales et mésaticéphales. En collaboration avec le professeur Lannelongue. [Congrès de chirurgie , 1894.) (4 fig.)
La crâniotopographie , née il y a plus de trente ans, no se montra pas tout d'abord avec l’importance qu'elle a acquise depuis, surtout dans ces dernières années. Aussi n a-t-on pas tardé à renoncer aux procédés de topographie dits absolus pour leur substituer les procédés proportionnels , qui ont sur les premiers le grand avantage
tantes. Citons parmi eux ceux de Debierre et Le Fort, de Masse et Woolongam, d’Anderson et Makins. Le procédé que nous préconisons et qui est véritablement pratique, ainsi que l’indique le nom que nous lui avons donné, est né de l'examen de 18 hémisphères après trèpanation.W a pour premier avantage, en effet, d’être simple et très pratique. Secondement, il tient compte des variations de forme aux différents âges et ces variations sont grandes ; il repose
3° Traitement chirurgical des névralgies faciales. Méthodes et procédés opératoires ; résultats. [Presse médicale , juin 1897.)
Dans cette revue critique nous envisageons successivementle traitement chirurgical des névralgies de la branche ophtalmique, du maxillaire supérieur, du maxillaire inférieur, de l’auriculo-temporal, du sous-occipital, du facial (tics spasmodiques douloureux). Les interventions intra-crâniennes sont longuement décrites et surtout l'extirpation du ganglion de' Gasser d’après les procédés de W. Rose,