De l’apoplexie hystérique. Thèse de Paris
Ce travail, inspiré par M. le professeur Debove, est consacré h l’étude des attaques apoplectiformes de nature hystérique. Les accidents dont il s’agit présentent tous les degrés depuis le simple étour-
les apoplexies organiques.
Les faits étudiés dans ce travail sont répartis en trois groupes : 10 apoplexie chez les sujets manifestement hystériques ; 2® apoplexie hystérique simulant les lésions organiques de l’encéphale et attribuée jusque-là à ces lésions ; 3o apoplexie hystérique observée dans le cours de diverses intoxications : saturnisme, hydrargyrisme, alcoolisme. L'auteur a pris soin, pour plus de rigueur, de ne comprendre dans sa description que les faits dans lesquels la nature hystérique des accidents est prouvée, non seulement par les circonstances étiologiques, par la présence des stigmates et surtout de l’hémianesthésie sensitivosensorielle, mais encore par l’effet curatif de la suggestion ou des agents esthésiogènes. Il convient de signaler particulièrement deux observations relatives à des malades syphilitiques, chez qui la guérison de l’hémiplégie et de l’hémianesthésie fut obtenue, en dehors de tout traitement spécifique, par l’application de l’aimant. Cette extension du domaine de l’hystérie n’a donc pas un intérêt purement théo-
Depuis ce travail, les faits d’apoplexie hystérique sont devenus d’une observation courante. Enfin l’histoire de l’hystérie des intoxications, étudiée peu avant par MM. les professeurs Charcot et Potain dans des leçons alors inédites, a pris un développement déjà prévu dans cette thèse.
d’incitation motrice, nécessité par la gêne qu’apporte à la transmission la lésion du nerf conducteur. Cette impulsion exagérée, perdant alors en précision ce qu’elle gagne en intensité, diffuse dans les centres moteurs voisins, d’où la production de mouvements associés. Quelques faits physiologiques et pathologiques sont cités à l’appui de cette interprétation.
Ce fait diffère un peu des cas habituels par la particularité du steppage.
17. — Sur un cas de myélite aiguë diffuse avec double névrite optique (en commun avec M. Louis Guinon). Archives de médecine expérimentale,
Ce cas est un exemple de paralysie ascendante aiguë produite par une myélite aiguë diffuse, et associée à des troubles visuels liés à l’existence de lésions de même nature dans les nerfs et les bandelettes optiques. Les auteurs ont étudié dans ce cas le développement périvasculaire et la nature névroglique de la sclérose au début, ainsi que l’origine des corps granuleux.
Un fait confirmatif a été publié en 1890 par M. Francotte.
ces dernières années. Ils ont classé les faits connus en trois catégories formant une série continue : 1® lésions exclusivement musculaires ; 2® lésions des muscles et des nerfs périphériques ; 3® lésions des muscles, des nerfs et des cornes antérieures de la moelle. Cherchant à expliquer tous ces cas au moyen d’une pathogénie commune, ils leur ont appliqué la théorie très générale, émise par Vulpian et développée par M. le professeur Charcot pour un certain nombre d’amyotrophies. Cette théorie repose sur l’hypothèse d’une altération des cellules motrices, restant d’abord à l’état de trouble dynamique, c’est-à-dire invisible par nos procédés actuels d’investigation, puis capable de devenir une véritable lésion matérielle, visible histologiquement.
Dans la majorité des cas d'hémiplégie, la lésion descendante du faisceau pyramidal n’entraîne dans les cellules spinales d’autre trouble fonctionnel qu’une irritation dynamique ayant pour conséquence la contracture. Mais il peut arriver que cette excitation soit suivie d’épuisement dans certaines cellules, d’où l’apparition de l’amyotrophie.
■ Cette théorie pathogénique rend très bien compte de tous les faits anatomiques et aussi du rapport constaté par la clinique entre ces deux symptômes : contracture et amyotrophie. Elle a encore l’avantage d’étre très générale et de ressembler complètement à celle des atrophies musculaires dans la sclérose latérale amyotrophique, dans le tabes, dans les affections articulaires, chez les amputés, etc.