‹ Concours pour l'agrégation, section de pathologie interne et médecine légale. Exposé des travaux de Mr le Dr Ch. AchardChapitre 4 sur 5 · IX. — NÉVRITES PÉRIPHÉRIQUES · texte numérisé non relu

IX. — NÉVRITES PÉRIPHÉRIQUES

tions sur le rôle de la névrite périphérique dans l’ataxie (en commur avec M. JoppaoY). ArcMve$ de médecine expérimentale, l^mars 1889, p. 241.

Les auteurs pensent qu’on a singulièrement exagéré, il y a quelques années, la part qui revient aux névrites périphériques dans la physiologie pathologique d’un grand nombre de symptômes des affec-

ment rencontrées dans les affections chroniques des centres nerveux, sont des lésions secondaires et accessoires ; elles sont au môme titre que les altérations des muscles, des os, des articulations, de la peau, l’expression d’un trouble dystrophique qui frappe tous les tissus et

Dans leurs premières recherches, les auteurs émettaient l’opinion que la lésion spinale, généralement désignée sous le nom de syringomyélie, n’avait point, malgré l’assertion d’un certain nombre d’auteurs allemands, une symptomatologie constante, un signe pathognomonique grâce auquel le diagnostic en serait toujours possible. D’autre part, ils rejetaient l’interprétation pathogénique qui rattachait ces lésions à l’évolution d’une tumeur gliomateuse. Ils considéraient la lésion spinale comme une myélite avec une destruction nécrobiotique, qui serait le résultat d’altérations vasculaires, constatées par • eux sur les principaux vaisseaux nourriciers de la partie centrale de la moelle, et capables, en se poursuivant sur une grande hauteur, de donner lieu à une perte de substance offrant la disposition si particulière de la syringomyélie. Pour caractériser la nature de cette lésion, ils proposaient le terme de myélite cavitaire.

Ce travail a été l’objet, en Allemagne et même en France, de vives critiques. On a proclamé que la syringomyélie possédait un signe pathognomonique : la dissociation spéciale de l’anesthésie. D’autre part la théorie pathogénique du gliome a fait fortune. Pourtant un nouveau fait (29), remarquable sous un tout autre rapport par l’association de la syringomyélie à la maladie de Basedow et par l’existence d’une dilatation angiomateuse des veines cérébrales, a confirmé, sur les points essentiels, les conclusions des premières recherches. Dans ce cas, malgré un examen attentif, pratiqué en vue de déceler les stigmates hystériques, la sensibilité n’avait présenté aucun trouble, en particulier pas d’analgésie, et la syringomyélie n’avait point été soupçonnée. Les lésions ne ressemblaient nullement à une tumeur gliomateuse, mais la paroi de la cavité offrait tous les caractères d'une paroi cicatricielle, constituée par de la sclérose névroglique. II existait déplus, dans les vaisseaux de la moelle, des traces de stase veineuse et des thromboses produites sans doute parla stase, c'est-à-dire encore un trouble circulatoire agissant d’une façon analogue aux lésions artérielles signalées plus haut.

Les conclusions que comporte ce fait sont : qu’il y a des cas frustes de syringomyélie dont le diagnostic est impossible ; que les lésions peuvent présenter des caractères ne permettant nullement de les rapporter à une tumeur gliomateuse plutôt qu’à une prolifération névroglique d’une autre origine ; que les troubles circulatoires (stase

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