XI. — SYHINGOMYÉLIE. — MALADIE DE MORVAN
été rencontrées. Il n'existait antérieurement aucune autopsie probante de cette maladie de Morvan. Le seul cas dans lequel la moelle eût fait l’objet d’un examen avait été rapporté, quelque temps avant, par MM. Gombault et Reboul ; mais cet examen avait été pratiqué dans des conditions défavorables, qui empêchaient de conclure à autre chose qu’à l’existence d’une lésion spinale de nature indéterminée. A cette époque, la plupart des auteurs s’efîorçaient de séparer la maladie de Morvan de la syringomyélie, et Roth était le seul observateur qui, d’après la comparaison des symptômes, pensât que les deux affections n’en faisaient qu’une. La conclusion de ce premier travail, fondé sur une autopsie faite dans des conditions satisfaisantes, est que la syringomyélie peut avoir pour expression clinique le syndrome décrit comme une entité morbide, sous le nom de maladie de Morvan (30). Ce fait a inspiré la thèse du D' Louazel {Contribution à Vétudo do la maladie de Morvan, Paris, 1890).
il est vrai, contre elle aucun fait nouveau, ils ont dû réfuter l’opinion dualiste et développer les divers arguments qui plaidaient en faveur do leur manière de voir (31, 32). Ils ont mis en relief l’importance de leur autopsie qui était alors la seule valable, à l’égard des lésions spinales. Ils ont montré que les névrites périphériques, rencontrées par MM. Gombault et Reboul et par eux-mêmes, n’étaient qu’un élément accessoire, que leur intensité était variable et que leurs lésions ne présentaient rien de spécifique ; les épaississements nodulaires, qu’ils ont décrits sur quelques filets nerveux dans cette première autopsie, et qu’ils ont retrouvés par la suite dans un nouveau cas (34), n’ont môme rien de spécial à la maladie de Morvan, car ils ont été rencontrés dans des cas très variés de névrites par d autres observateurs (Westphal, Oppenheim et Siemerling) et notammentdans la syringomyélie (Holschewnikofî). C’estdonclalésion spinale qui est surtout en cause dans les manifestations symptomatiques du syndrome de Morvan. Enfin ils ont insisté sur les analogies du tableau clinique, dans les cas habituels de syringomyélie et dans
la syringomyélie ordinaire. Quant aux troubles de la sensibilité, ils ne permettent pas non plus d’établir une distinction précise entre les deux affections. En effet la dissociation syringomyélique de l’anesthésie existe parfois au début de la maladie de Morvan et, d’autre part, l’anesth.ésie uniforme dont M. Morvan s’est efforcé de faire le caractère différentiel, appartenant en propre à la maladie qui porto
ople de pyohémie d’ori
rôle important dans les infections urinaires et qu’on peut expérimentalement produire avec lui, au moyen des injections intra-urétérales, les lésions rénales de ces infections. La comparaison de ses
semblablement identique à ce microbe, ou du moins à certaines nication, par MM. Krogius, Rodet,' Reblaud, Bouchard et Charrin.
Ce fait éclaire la pathogénie de la fièvre uréthrale. Un malade dont l’urine vésicale contenait le bacterium coli, avait de grands accès fébriles chaque fois qu’au lieu d’uriner par la sonde il urinait spontanément à plein jet et introduisait ainsi dans l’urèthre excorié une certaine quantité de cette urine septique.