‹ Concours pour l'argrégation.Chapitre 2 sur 11 · CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

À peine les anciens.se sont-ils occupés du traitement des fractures du col du fémur, parce qu'ils les confondaient apparemment avec les luxations. « Les auteurs, dit Sabatier (1), n’ont conseillé, pour sa curation, que des movens insuffisans ou dangereux, et n'ont rien dit des suites.» A. Paré semble avoir distingué le premier la fracture du col de celle du corps du fémur, ainsi que de sa luxation. Desault doute cependant qu’il l'ait connue le premier, et Boyer n’est pas éloigné de croire qu'Hippocrate devait connaitre les fractures du col du fémur, quoiqu'il ne les ait pas spécifiées. |

. Quelle que soit, du reste, la valeur de ce fait historique , sr de suite la question essentielle, le mode de traitement.

(1) Mémoires de l’Académie de Chirurgie.

L'AHMCEDEE A

Réduire la fracture, la maintenir réduite, prévenir ou combattre les accidens , telle est la triple indication du: traitèment dos fractures én général. Elle s applique rigoureusement à à celles du col du fémur, qui présentent de plus des indications spéciales. Les voici : conserver au menjbre sa longüeur maturellé, ou empécher au moins un raccourcissement trop considérable; agir contre sa tendance à la rotation en dehors; maintenir enfin la réduction assez long-temps immobile pour la formation du cal. Toutes ces indications se résumênt à peu prés en üneseule ‘surmonter les causes de déplacement , telles que l’action musculaire (1).

Mais si les indications de traitement sont faciles à saisir, les moyens d'y satisfaire’ ‘Sont en D incompléts, HS FPS AE + 4 OU 207 LR. 49

‘Ilest à propos, je pense dé! set les prmcipes de réduction de la fracture , avant d'examiner les moyéñs dé là mamtenir. * *:! SON 690 94 FOR

La force extensive doit être appliquée/sur lé! mém: bré avec lequel s'articule le fragment inférieur) étnori sur ce fragment lui-même, parce que la éoripréssion des muscles qui l'entourent! peut déterminer léur contraction spasmodique et former obstacle à la ré: duction. C’est par cette räison aussi, et autañit pär P impossibilité d'agir sur le fragment supérieur, ji que la contre- extension doit êtré faite sur le bassin. 1l{im- | porté qué les mouvemens Soient exécutés sans’ sei

> ; hi EE (1) Boéhmer, de Magdebourg, a Len démontré l'influence de cas

musculaire dans les fractures du:col dû fémur

cousse et sans écarter la cuisse fracturée, afin de ne pas causer les douleurs signalées surtout. par Louis et Sabatier. Une autre raison, c’est afin d'empêcher le déplacement consécutif, s’il n’a pas eu lieu primitivement ; car c’est ainsi qu'il survient quelquefois, par des tentatives inutiles. ou inconsidérées.. Quant au mode de réduction, il:suffit d'appliquer les règles générales que nous ne devons pas rappeler ici :l'extension au pied et la contre-extension au pli dela cuisse , avec,un lac fixé au dessus de la hanche, par l’entrecroisement de ses chefs, in

Tan qu'ilin’y a pas:indication de réduire LA LO tement, mieux vaul attendre, selon les accidens primiüfs auxquels on doit remédier d’abord. |

Une difficulté de la réduction, c’est la coaptation exacte des fragmens ; c’est même une difficulté insurmontable dans presque toutes les fractures du-col du femur!; el, -comme on l’a déjà dit, c'est:une. lacune trés défavorable au traitement. Car les fragmens n'ayant aucune téndance à se soutenir mutuellement , et!la contractilité musculaire les exposant sans cesse au déplacement, la difficulté n’est donc pas de réduire la fracture ; la maintenir réduite, voilà le point. essentiel, voila l'obstacle, voilà toute la question : Quel est le meilleur traitement ? | L |

Ba multitude. des moyens TR TA atteste tout d abord leur insuffisance ; et s’il fallait décrire chacun d’eux en détail, on formerait un recueil aussi inutile pour la science que la plupart de ces moyens sont,inutiles pour le but de leur invention. En appréciant leurs

(2% effets , leurs avantages , leurs inconvéniens et leur valeur tant absolue que relative, j'ai une tâche assez embarrassante déjà : j'essaierai de l'accomplir.

Parmi cette foule de moyens , il s’en trouve quelques-uns , tant anciens que modernes , qui ont été plutôt appliqués à certaines fractures du corps du fémur, qu’à celles du col; mais il'est bien entendu que c’est seulement sous ce dernier point de vue qu'ils doivent être envisagés.

Toutes les méthodes n’ont pas, à beaucoup prés, les mêmes effets particuliers , quoiqu’elles tendent à un seul but définitif. Ainsi, les unes sont destinées plus spécialement à conserver au membre sa longueur naturelle ; les autres, à empècher la rotation du pied'en dehors ; celles-là s'efforcent d'agir contre les causes diverses de déplacement ; celles-ci, enfin , prétendent lutter contre tous les obstacles à la fois.

Examinons successivement ces diverses méthodes:

APPAREILS CONTENTIFS (a#ovibles),

On a essayé anciennement les moyens contentifs les plus simples , aidés ou non de la position horizontale, mais sans effet satisfaisant. Lespica del’aisne, parexemple , est un bandage insuffisant et nuisible : il favorise le déplacement en refoulant le fragment inférieur vers la fosse iliaque externe , d'autant plus que, pour l’appliquer , on soulève le membre, qui éprouve ainsi des secousses fâcheuses. Ce bandage ensuite ‘se reläche: aisément ; il ésusali par lé malade et il faut le renouveler sans succés. :

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