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Foubert,, avant d'employer l'extension renouvelée, se contentait de maintenir faiblement le membre dans la-position horizontale. Duverney employait un appareil contentif composé de compresses immédiates , de morceaux de carton et de fanons plats. C’est à peu près le même moyen dont Desault s’est servi pendant assez long-temps à la Charité. Il n’y avait ordinairement pas d’accidens à craindre par ce bandage, mais toujours le raccourcissement.
Sabatier, convaincu de l'insuffisance et de l’inconvénient des divers appareils compliqués, se contentait d'étendre le membre sur un lit ferme et bien garni, et de le maintenir entre deux coussins de balle d'avoine fixés par quelques liens. C'était passer d’un extrême à l’autre.
L'appareil ordinaire des fractures été appliqué ensuite ; mais il est tout aussi insuffisant que les autres ; il gène en plus par la longueur , le poids et la dureté deses attelles ; l'appareil amovible a enfin, dans ce cas comme dans beaucoup d’autres, plusieurs inconvéniens que nous lui reprochons ailleurs (1), et qu’il est sans doute inutile de rappeler ici.
Enrésumé, les divers appareils contentifs simples ou renouvelés, tels encore que les bandelettes croisées d'A. Paré, de Petit, de Heister, la gouttière simple de Fabrice de Hilden , les attelles solides de David, l’écusson de buffle d'Arnaud , tous ces moyens sont insuffisans comme méthode générale , parce que n’é-
(1) Thèse inaugurale sur le traitement des fractures des membres ,
par l'appareil inamovible *
| (8) tant” pas maintenus : d’une: manière ‘assez fixe, assez immobiles , ils cèdent aux causés dedéplacement, et se déplacent eux-mêmes ; soit spontanément , soit par les contractions musculaires ; par: les secousses \du membre-où par des manœuvres maladroites.