‹ Concours pour l'épuration ou la stérilisation des eaux de rivière destinées à la boissonChapitre 4 sur 13 · SUBSTITUTION DES EAUX DE RIVIÈRE AUX EAUX DE SOURCE · texte numérisé non relu

SUBSTITUTION DES EAUX DE RIVIÈRE AUX EAUX DE SOURCE

AlillONmSSEME.MS

(22 juillet au 8 août..

/2 seplemb. au 24 septcmb..

m 3 juin au 28 juin.

188" |i2 juillet au 2‘j juillet.

(8 août au 20 août.

1888 juin au 19 juin.

(24 mai au 26 août.

(10 septenib. au 20 septemb.

1890 ^2'i juin au 28 juin.

(lei' août au 16 août.

9 juillet.

189' ^.5 juillet au 3i juillet..

i4 septemb. i

septemb.

f 18 mai au i() juin <3 juillet au 18 juillet I 21 août

, 4e, lie, 12e.

13e, 14e, 150, 16e, 9e, IQe, ) 111 |4e, lie, 12e, 5e ’ jours ■

ijours

I 41 j jours

9 septembre.,

Néant (Arrive

e de l’Avre)

■, Ier, 2e, 3e, •, 16e, r

9e, 10e, 1er, 2e, 10e.

3e, 4e, lie, 12e.

le, 6e, 7e.

le, 16e, 17e, 13e, 14e, 15e, 16e.

er, 2e, 9e, 10e.

3e, 4e, lie, 12e, 5e, 6e, 7c.

[ septemb. au 17 septemb. |

I Toute la partie de la Ville desservie ha- 4 jours bituellement par la Vanne.

I (.Vcoidont uiTivc il ra(iuotliic)

7 jours lier, 2e, 3e, 4e, 9e, 10e

Il est heureusement reconnu que la souillure des conduites d’eau de source dans ces circonstances n’a d’ordinaire qu’une durée très faible, de vingt-quatre à quarante-huit heures. De même, les légères modifieations

observées quelquefois dans la couleur et la limpidité des eaux de sources recueillies aux réservoirs tiennent le plus souvent aux modifications qu’elles éprouvent réellement à certaines époques de l’année, quelles que soient les sources dont elles proviennent.

Par contre, les analyses poursuivies depuis plusieurs années et en grand nombre par les laboratoires spéciaux révèlent fréquemment, dans l’eau de boisson recueillie dans les habitations, des variations de composition qu’il est devenu indispensable d’étudier avec la plus grande attention.

A quelles causes les attribuer? Elles ne peuvent tenir à l'eau distribuée, puisque celle qui s’écoule dans les fontaines Wallace a constamment la composition meme de l’eau prise au réservoir d’amenée, ainsi qu’en témoignent les analyses répétées de MM. Miquel et Albert-Lévy.

Il en faut donc rechercher ailleurs le motif. On peut dire qu’elles proviennent soit des jonctions établies dans les immeubles entre les tuyaux d’amenée des eaux de rivière et ceux qui y portent les eaux de sources, soit d’arrêts momentanés ou prolongés des eaux dans les conduites, soit enfin des variations fréquentes de pression, ainsi que de brusques manœuvres dans les réseaux de distribution. On peut aussi très justement invoquer l’existence, dans les immeubles, de réservoirs insuffisamment entretenus en bon état de propreté ou placés dans des locaux dont l’atmosphère est aisément souillée. On doit également prendre garde à la disposition défectueuse des conduites d’eau de boisson, au voisinage de foyers de chaleur, ou meme, quelquefois, à leur protection insuffisante contre des émanations infectantes.

11 ne semble pas jusqu’ici qu’on se soit suffisamment préoccupé en France d’aménager dans les habitations l’amenée et la distribution des eaux I)Otables de telle sorte quelles soient mises à l’abri de toute souillure. Il n’en est pas de môme en Angleterre, en Allemagne, en Amérique et dans d’autres pays où la canalisation des eaux alimentaires a été à cet égard l’objet d’une réglementation précise tout autant que la canalisation pour l’évacuation des eaux usées. L’attention des constructeurs devrait être sérieusement appelée sur ce point, qui mérite d’être étudié de très près dans les écoles de plomberie sanitaire et les Sociétés d’architectes et d’hygiénistes.

En tout cas, le fait brutal est celui qui résulte des constatations de MM. Albert-Lévy et Miquel. En 1894 , alors que la composition chimique des eaux est restée sensiblement la même pour les eaux de source prises aux réservoirs et sur la canalisation, on constate une légère diminution du

poids de la matière organique dans l’eau de celle-ci. Par contre, tandis que la moyenne annuelle des bactéries trouvées par centimètre cube dans l’eau de la Vanne a été de 680 et de 3,74S dans l’eau de la Dhuis, elle a été de 2,650 dans l’eau de la canalisation d’eau de source, avec des variations de 100 5 35,200 suivant les immeubles. « L’eau bue par la population « parisienne, déclare iNI. jNIiquel, est en général plus impure que les eaux « prélevées aux réservoirs d’approvisionnement, ce qui tient fort souvent à « l’interposition, entre la canalisation urbaine et le robinet des particuliers, de « réservoirs où l'eau séjourne pendant quelque temps et se cliarge de bactéries « en s’auto-infeclant. »

Le réseau de distribution des eaux à Paris a été disposé, et il n'en pouvait être autrement, de telle sorte qu’il puisse facilement servir aussi bien à l’alimentation par les eaux de sources captées aussi rapidement que possible, mais toujours insuflisantes, qu’à la consommation complémentaire en eaux de rivières. Avant tout, il fallait pouvoir assurer de l’eau à la population. Aujourd’hui, l’Administration fait tous ses efforts pour que cet état de choses cesse et pour que la canalisation affectée aux eaux de sources ne reçoive, que dans des cas de force majeure tout à fait exceptionnels et dont la population est toujours prévenue, des eaux d’autre nature. Toutefois, l’usage de plus en plus considérable de l’eau dans l’intérêt de la salubrité et de la propreté corporelle, la multiplication des bains, la nécessité de faire servir dans un trop grand nombre de cas, à l’assainissement et à l’évacuation des matières usées dans les habitations, des eaux de sources, avant même que la quantité de celles-ci soit suftisamment accrue, les progrès incessants de l’hygiène domestique en un mot, conduiront forcément l’Administration à craindre que ses approvisionnements d’eaux de sources ne puissent constamment servir en tout temps.

Les quantités relativement si abondantes d’eaux de sources qu’on a amenées à Paris depuis vingt-cinq ans ne sauraient donc plus suffire si des ressources complémentaires ne sont pas, dès maintenant, proposées et aménagées. Mais alors qu’il est encore impossible d’assurer à tous les habitants de Paris l’usage de l’eau de source pure, et tant que l’un quelconque d’entre eux sera forcé chaque jour, ou même momentanément, de boire des eaux de qualité inférieure, celles-ci doivent, tout au moins, lui être fournies de telle sorte qu’elles soient aussi potables que l’état actuel de la science et de l’industrie permet de l’assurer. Telle était l’une des raisons d’être du concours; celui-ci limitait le problème à la recherche d’un mode d’épuration applicable à l’ensemble de la population ou à l’agglomération d’un etablissement collectif.

Or, quelle est la valeur comparative des eaux distribuées à Paris ? Parmi les

nombreux documents que renferme l’Annuaire de l’Observatoire de Montsouris, nous croyons devoir nous borner à consigner ici les suivants :

Page 1