‹ Concours pour l'épuration ou la stérilisation des eaux de rivière destinées à la boissonChapitre 3 sur 13 · EAUX DE SOURCES · texte numérisé non relu

EAUX DE SOURCES

(Sen’ice

public)

{Service privé)

Seine.

Vanne.

INIarne.

Dhiiis.

Ourcq..

Avre.

Puits artésiens ..

Total : 199.162.250-“'

Soit, par tète d’habitant et par an ; 82,139 litres.

Et, par jour, 225 litres, présentant des variationsde 190 à 225 litres, ( 2 ).

(i) Alimentation en eau d’un certain nombre de villes de France et de l’étranger (Eaux arrivant dans les villes), d’après M. Bechmann (Salubrité urbaine, distribution d’eau, assainissement, p. 61).

litres par joui^etpa

rluabitant

litres par jour^tpa,

■habitant

litres p.arjoni^t pari

mbitant

Rome.

Aurillac.

Brooklyn.

Washington..

Saint-Louis

Cologne.

Détroit.

Pliiladelphic...

St-Pétersbourg.

Lausanne.

Limoges.

Calcutta.

Marseille.

Dijon.

Manchester....

Chicago.

Glasgow.

Buenos-Ayres..

Carcassonne..

Paris....

Bomba}'.

Boston.

Adélaïde.

Athènes.

New-York

Dresde.

Valparaiso.

Bonn.

Francfort.

Breslau.

Cincinnati.

Melun.

Bristol.

litres parjoui-otiiar

Cambridge.

Alexandrie....

Berlin.

La Haye.

Naples.

Stockolm.

Nuremberg... .

Norwick.

Amsterdam....

Le Caire.

Barcelone.

Madrid.

GO

(2) En France, il résulte d’une enquête à laquelle s’est livré M. Bechmann en 1892, au nom de la Société de médecine publique et d’hygiène professionnelle de Paris, enquête qui a porté sur 691 villes, représentant une population totale de 12,213,127 habitants et comprenant toutes les cités les plus populeuses, que :

L'eau de source alimente 219 villes avec 2.792.850 habitants.

L’eau de nappe — 215 — 1.759.243 —

Une alimentation mixte 144 — 5.950.020 —

L’eau de rivière — 113 — 1.711.014

Les eaux souterraines sont donc beaucoup plus employées en P’rance.

Le volume moyen consommé dans les 449 villes (sur 091 villes passées en revuej qui

Il importe de remarquer, d’autre part, que, sur les 71,941,500 mètres cubes d’eaux de sources amenées à Paris en 1895 , la consommation dans le service privé s’est élevée à 63,875,000 mètres cubes, soit 26,340 litres par habitant en une année au lieu de 29,670 litres arrivés dans la capitale. La proportion a été, par tète d’habitant et par jour, de 81 litres d’eaux de sources amenées et de 72 litres consommés.

La consommation des eaux de source est d’ordinaire fort variable, suivant les saisons :

Moyennes en hiver (décembre, janvier, février). 165.930 par jour.

au printemps (mars, avril, mai) . 173.100— —

en été (juin, juillet, août). 183.400 — —

— en automne (sept., octobre, novembre)... 179.630— —

Le nombre des abonnements aux eaux de source s’accroît dans une grande proportion à Paris, surtout depuis quelques années ;

En 1880 , on comptait 34.938 abonnements aux eaux de source.

En 1880 . 39.219

En 1890 . 58.934

Et en 1890 . 67.473

On peut estimer qu’il n’y a plus aujourd’hui, sur les 80,000 immeubles parisiens, qu’un nombre assez restreint, soit 10 , 000 , qui ne soient pas abonnés en eaux de sources. Encore ne comprennent-ils qu’une population très faible, c[u’onévalue à 150,000 habitants sur les 2,250,000 de l’agglomération.

De meme, l’usage de l’eau de l’Ourcq pour l’alimentation ne subsiste plus que dans le nombre infime de maisons qui ont pu échapper à la surveillance très active de l’Administration. Quant aux 1,500 jjuits subsistant encore à Paris, ce n’est que par exception que leurs eaux impures sont encore utilisées pour le service privé. MM. Miquel et Albert-Lévy signalent chaque semaine ceux des puits qui fournissent une eau suspecte.

On sait qu’il n’a dépendu ni du Conseil municipal, ni de l’Administration, que l’abonnement obligatoire à l’eau de source ne soit dès maintenant réalisé dans toutes les habitations parisiennes.

Malgré l’abondance croissante des eaux de sources à Paris, il arrive qu’à certaines époques de l’année, plus particulièrement pendant les mois d’été et chaque

sont pourvues d’une distribution d’eau, soit 63 “/o seulement, dont la population approche de 10.300,000 habitants, la consommation moyenne est de 111 litres par habitant.

70 villes alimentées en eau de rivière. 113 litres.

149 — — source. 102 —

20 villes alimentées en eau de nappe. 104 —

114 — dotées d’une alimentation mixte. 114 —

(Bechmann. Enquête statistique sur l’hygiène urbaine dans les villes françaises, Revue d’hygiène, XIV, 1892, p. 1062).

fois que la chaleur se fait sentir, la consommation s’accroît de telle sorte que les réserves prudemment aménagées ne suffisent plus, et, si le débit des sources s’abaisse dans une notable proportion, l’eau réellement potable peut faire défaut. Il faut ajouter que c’est précisément le moment où cette eau est gaspillée trop souvent en pure perte, pour de multiples raisons contre lesquelles il est difficile de réagir. La nécessité survient alors de substituer des eaux de rivière aux eaux de source dans tout ou partie de la canalisation. Bien que l’Administration n’y recoure qu’à la dernière extrémité et lorsque l’obligation en est devenue impérieuse, elle n’en doit pas moins tou jours prévoir la possibilité.

Depuis i88t), elle a dù s’y résoudre dans les circonstances ci-après :

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